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vendredi 29 avril 2005

Marche du 1er mai

Cette année encore, comme depuis plus de 20 ans l’USTKE va appeler tous ses responsables, délégués, militants et au-delà toutes celles et ceux qui partagent notre combat à défiler à Nouméa pour le 1er Mai. Cette journée commémorative ou chacun se mobilise pour rendre hommage aux femmes et hommes syndicalistes du monde entier qui parfois au péril de leur vie ont obtenu tous les acquis sociaux qui font aujourd’hui l’essentiel de notre droit du travail, de nos conventions collectives et de nos accords d’entreprises.
Malheureusement cette marche en avant du progrès social outre le fait qu’elle n’aura été que le résultat de luttes ouvrières, n’a pu être menée ni efficacement ni à la même vitesse dans beaucoup de pays de par le monde.
Si le système économique cherche à tendre aujourd’hui vers une globalisation par la mondialisation, la misère et la pauvreté sont mondialisées depuis bien longtemps. Le 1er Mai est la seule journée qui permet à l’échelle mondiale d’affirmer haut et fort que les salariés du monde entier aspirent à un mieux être, à la justice sociale, au partage des richesses, voir tout simplement dans beaucoup de pays encore, à la liberté.
Toutes les grandes revendications humanistes ont légitimement leur place dans les mobilisations du 1er Mai. Dénoncer les guerres, le colonialisme, le racisme, l’esclavage dit «moderne». Lutter contre la faim, la pauvreté, le Sida. Exiger la protection de l’emploi local, le rééquilibrage.
Il faut être mort pour ne pas trouver une seule raison de se mobiliser en cette journée internationale.
Et puis il y a toutes ces luttes que nous menons jours après jours, mois après mois, ces luttes qui feront peut être que demain nous vivrons dans un pays développé, aux richesses partagées. Un pays libre et souverain qui aura réussi le mariage du développement économique et du développement social. Capable de gérer son système scolaire ou de santé, de répondre aux besoins d’habitat ou encore de protéger efficacement notre environnement. Les dernières mobilisations sur l’enseignement, sur les usines métallurgiques du Sud et du Nord s’inscrivent pleinement dans cette logique.
La mobilisation du 1er Mai au travers de la traditionnelle marche nous offre une tribune, soyons nombreux à l’utiliser.

 
 

 
vendredi 01 avril 2005

Grand rassemblement

Meeting Samedi 02 avril 2005 à 8h 00 devant l’Usine de la SLN à Doniambo

Pour défendre et exiger une usine métallurgique dans le Nord avec la SMSP :

L’accord de Bercy prévoit l’attribution définitive du massif de Koniambo à la SMSP pour la fin de cette année. La SMSP en association avec la Province Nord doit alors procéder à la construction de l’usine du Nord en partenariat avec le groupe canadien Falconbridge. Le groupe ERAMET et sa filiale en Nouvelle-Calédonie, la SLN, mettent actuellement tout en œuvre pour faire échouer cette dernière étape. Il faut dire qu’un gâteau de plusieurs centaines de milliards de francs CFP ne peut laisser aucun industriel indifférent. La SLN aura été propriétaire, sans jamais l’avoir acheté, du massif de Koniambo pendant plusieurs décennies. Ont-ils pour autant construit une usine ? Aujourd’hui la construction de cette usine est en marche, elle serait même inéluctable compte tenu des cours du nickel et des besoins du marché mondial. C’est donc dans ce contexte très favorable que la SLN voudrait récupérer ce massif minier, ce massif du Koniambo qui attribué définitivement à la SMSP fera de la seule grosse société minière locale notre première société industrielle de dimension internationale à capitaux majoritairement locaux. Ne pas aller au bout de cette démarche pour un vrai rééquilibrage dans le cadre d’un réel contrôle de nos richesses, serait faire marche arrière sur l’histoire de notre pays.

Pour exiger des garanties sur l’Usine métallurgique du Sud :

Après avoir obtenu du BRGM et donc de l’état français le massif minier de Goro, le groupe canadien INCO par le biais de Goro Nickel relance les travaux de construction de son usine métallurgique dans le Sud. Outre le fait que nos collectivités n’auront obtenu qu’une participation symbolique du capital nous plaçant définitivement au rang de simple percepteur d’une toute petite partie de dividendes, de grandes incertitudes demeurent.
La première concerne l’environnement pour lequel il est impératif d’exiger que toutes les mesures soient prises pour garantir un risque proche de zéro. Une nouvelle expertise internationale et indépendante devient dès lors obligatoire. Dans ce domaine mieux vaut prévenir que tenter de guérir.
La seconde incertitude concerne l’attribution des marchés pour la construction de l’Usine du Sud. Il est impensable que les entreprises locales et leurs salariés ne participent pas directement et fortement à ces travaux.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à un grand rassemblement devant le siège de la SLN à l’usine de Doniambo sur Nouméa. Cette première mobilisation doit montrer notre volonté de ne pas laisser faire n’importe quoi. Le développement économique auquel tout le monde souscrit ne doit se faire que si la population du pays y trouve un réel intérêt tant social, qu’environnemental et dans une logique de rééquilibrage.