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vendredi 23 septembre 2005

Répression anti-syndicale en Guadeloupe

URGENT !




A BAS LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE EN GUADELOUPE !

SOLIDARITE AVEC L' UGTG !

Cher(e) s camarades,

Comme le souligne l'Appel à la 2éme Conférence Caraïbe, nous assistons à une escalade dans les atteintes à l'indépendance des syndicats. L'UGTG ,principal syndicat de Guadeloupe ,co-organisateur de cette 2ème Conférence Caraïbe, fait l'objet d'une répression féroce de la part de l'État colonial français, de sa justice et de ses forces de répression aux ordres, au service du patronat.

Ainsi ses militants sont systématiquement condamnés à de lourdes peines de prison et à des dizaines de milliers d’euros d’amende

Afin de briser la grève, aujourd’hui les patrons, avec l'aide de la justice :

Font bloquer le compte bancaire des grévistes ;

Font bloquer le compte bancaire des travailleurs venus apporter leur solidarité ;

Font des saisies sur le compte du syndicat et de ses unions.

C'est une atteinte grave au droit de grève et à l’existence même du syndicat.

Nous ne pouvons laisser faire.

En Guadeloupe, syndicats et organisations démocratiques se mobilisent déjà contre cette situation, Dans le sens de l’unité 11 organisations syndicales ont commencé par faire un communiqué de presse.

Mais c'est ensemble, par la solidarité internationale, caribéenne en particulier, que les travailleurs et les peuples mettront fin à cette répression.

Cela est d'autant plus important et urgent qu’un dirigeant de l'UGTG, Michel Madassamy, est menacé d'emprisonnement, affaire mis en délibéré pour le 27 septembre2005.

L' ATPC lance un appel urgent à la solidarité.

Pour le secrétariat

Serge APATOUT




Lettres, et protestations à adresser à :

M. le procureur de la république Tel:0590896550 Fax: 0590838044

M. le préfet de la Guadeloupe Tel : 0590993911 Fax : 0590993929

M. le président de la court d'appel de BASSE-TERRE Tel:0590806336 Fax. 0590806339

Copie à l’UGTG : fax 590 89 08 70

ATPC : fax 590 88 70 07



mail : mptpg@wanadoo.fr

 
 

 
jeudi 22 septembre 2005

Réunion sur l'accord professionnel HBCR

Les partenaires sociaux se retrouveront pour une 4ème réunion le vendredi 23 septembre 2005 à 14 heures au siège du Medef, toujours dans le cadre de la révision de la terminologie des métiers de l'accord professionnel des Hôtels, Bars, Cafés, Restaurants et autres établissements similaires de Nouvelle-Calédonie.
 
 

 
mercredi 21 septembre 2005

Privation de droits civiques requise pour les faucheurs d'OGM

Et le site de Georges Bartoli à visiter:http://www.gbartoli.com

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mardi 20 septembre 2005

Neuf faucheurs d'OGM, dont José Bové, face aux juges

mardi 20 septembre 2005

par Nicolas Fichot

TOULOUSE - Le procès de neuf personnes, dont le syndicaliste José Bové et le député Vert Noël Mamère, jugées pour l'arrachage d'un essai de maïs transgénique en juillet 2004, s'est ouvert à Toulouse.

Le procès de ces "faucheurs volontaires" d'OGM devant la cour d'appel devrait s'achever mercredi. Le jugement sera mis en délibéré.

Il intervient quelques jours après la découverte en France de plusieurs centaines d'hectares de maïs transgénique cultivées à des fins commerciales.

Le secret de ces cultures a provoqué de vives réactions dans l'opinion et parmi les élus, qui ont réclamé au gouvernement une plus grande transparence et un débat de fond sur ce dossier.

Une cinquantaine de sympathisants portant des masques de théâtre blancs sont venus soutenir pacifiquement les prévenus devant les grilles du tribunal.

Les neuf hommes comparaissaient pour "destruction de biens en bande organisée". Cette action, commise à Menville, en Haute-Garonne, a été revendiquée par 222 autres "faucheurs volontaires".

La cour d'appel a toutefois rejeté leur demande de comparution collective aux côtés des neuf prévenus. Le débat sur le fond du délit est donc jugé directement en appel, fait rare dans les annales judiciaires, soulignent des experts.

Parmi les neuf prévenus figurent des personnalités politiques comme le député européen Vert Gérard Onesta, l'ancien secrétaire national des Verts Gilles Lemaire, des élus municipaux toulousains, François Simon et Pierre Labeyrie, le conseiller régional Vert d'Aquitaine Michel Daverat, et le fondateur du mouvement des faucheurs volontaires, Jean-Baptiste Libouban.

BOVE PROMET L'ARRACHAGE DES OGM COMMERCIAUX

Noël Mamère et Gérard Onesta ont choisi de ne pas user de leur immunité parlementaire. Ils ont fait valoir qu'il "ne peut pas y avoir des faucheurs protégés et d'autres non protégés".

En marge de l'audience, José Bové a réclamé "un véritable débat" sur les OGM en France. Il a promis de s'attaquer à partir de 2006 aux cultures plantées à des fins commerciales.

Sur France 3, l'ex-leader de la Confédération paysanne, dont les actions lui ont déjà valu des peines de prison, a accusé les pouvoirs publics d'organiser "l'illégalité des firmes semencières". Il a dénoncé les deux firmes américaines de semences, Pioneer et Monsanto, "qui sèment partout" des OGM sans en informer les Français.

"Pour l'instant nous sommes attaqués dans le cadre de la loi aux essais OGM en plein champ. Nous allons continuer le combat en 2006 en cherchant les semences de ces firmes qui essaient de mettre les Français devant le fait accompli", a-t-il dit.

José Bové a dénoncé le refus de Paris de transposer une directive européenne sur la dissémination, malgré une condamnation de la cour européenne de justice en 2004.

Cette disposition, qui aurait du être appliquée en 2002, impose un registre public des cultures.

L'altermondialiste s'est défendu de combattre la recherche et a assuré qu'on pouvait produire "de manière beaucoup plus sécurisée les mêmes types de médicaments en milieu confiné".

"Notre combat, ce n'est pas un combat contre la recherche, mais contre l'utilisation des champs des paysans comme une paillasse de laboratoire", a-t-il dit.

Les professionnels des semences, dont le puissant groupement interprofessionnel des semences (Gnis), réclament des "sanctions exemplaires et sévères et suffisamment dissuasives" contre le vandalisme. Selon eux, plus de 40% des essais pour 2005 ont déjà été détruits par des faucheurs.

"La présence d'élus parmi les prévenus est inacceptable", soulignent-ils dans un communiqué.

A la suite d'actions similaires, deux autres procès se sont déroulés ce mois-ci dans le centre de la France, à Riom et à Clermont-Ferrand à l'issue desquels des peines de prison ferme ou assorties de sursis ont été requises contre d'autres faucheurs d'OGM.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=325092



© Libération

 
 

 
lundi 19 septembre 2005

Conseil Autochtone à Koumac

Conseil Autchtone pour la gestion des ressources naturelles en Kanaky
à la Chefferie Bouarat le 3 septembre 2005

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mercredi 14 septembre 2005

Conseil Syndical Fédération Industrie

La Fédération Industrie se réunira le lundi 19 septembre 2005 à partir de 8h, pour un conseil syndical extraordinaire.
Le but de cette réunion est de recenser les problèmes dans chaque secteur de l’Industrie, les analyser, y réfléchir, chercher et trouver ensemble des solutions.

Le Secrétaire Général de la Fédération Industrie, René WAIKEDRE, animera cette réunion.

 
 

 
mardi 13 septembre 2005

Les Palestiniens savourent le retrait israélien. (Par Leila El-Haddad à Gaza - Al Jazeera)

publié le mardi 13 septembre 2005.

Les Palestiniens ont réagi au départ des derniers soldats israéliens avec un mélange d’excitation, de curiosité et d’inquiétude. Toute la journée, ils ont parcouru les colonies qui venaient d’être évacuées par les soldats israéliens. Mais alors qu’ils restaient sous le coup de cet évènement, ils réfléchissaient aussi aux restrictions imposées à leur liberté retrouvée.

Des enfants Palestiniens jouent dans une aire de jeu abandonnée par les Israéliens.

Utilisant les routes qui leur étaient auparavant interdites, tous les Palestiniens - hommes, femmes, enfants, et combattants de la résistance - ont visité les anciennes colonies à la fin de la journée pour voir à quoi elles ressemblaient de l’intérieur.

Dans l’infâme colonie de Netzarim, qui avait une fonction stratégique dans le découpage de la Bande de Gaza en deux zones distinctes et qui a été si longtemps un pilier et symbole haïs de l’occupation, rien n’a été laissé intact par les troupes israéliennes au moment de leur départ. Les arbres ont été déracinés, les lignes électriques coupées, et la végétation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des habitations n’a pas été arrosée depuis 15 jours, laissant une impression de terre desséchée et morte.

Les Palestiniens ont sauvé des ruines ce qu’ils pouvaient, y compris des câbles de cuivre ainsi que de la ferraille qui se vendra 2 dollars le kilo dans le territoire appauvri. Quelques enfants ramassent des mangues sur un arbre abattu, tandis que d’autres cherchent dans les décombres des jouets ou des livres. Tous sont transportés de joie et impressionnés, éprouvant du soulagement et de l’excitation à voir les occupants partis.

Fin de la peur

Les Palestiniens investissent une ancienne tour pour snipers « Nous pouvons finalement nous déplacer librement à travers Gaza et jouer sans que quiconque nous tire dessus », nous dit le jeune Abdullah Yunis, 14 ans, alors qu’il regardait les restes d’une tour israélienne auparavant occupée par des snipers et qui servait à surveiller son camp de réfugiés.

Parmi les foules curieuses, un photo-journaliste palestinien déambule portant un gilet où sont agraphées les photos qu’il a prises des martyrs palestiniens assassinés par les forces armées israéliennes ; on y trouve même la photo de la plus jeune des victimes, un bébé de 4 mois de Khan Younis. « Je veux qu’ils voient avec moi ce moment historique. Je veux aussi être certain que les gens n’oublient jamais ce pour quoi ils sont morts », nous dit-il.

Les Palestiniens circulent avec incrédulité, essayant d’assimiler la scène et le moment. Pour certains, comme Omar Budran âgé de 26 ans et qui a perdu une jambe après qu’un hélicoptère ait tiré sur un groupe de Palestiniens dans le camp de réfugiés très peuplé de Nusseirat 2 ans auparavant, ce jour était particulièrement émouvant. « C’est un jour incroyable pour moi. Je suis rempli de joie, et je suis optimiste sur ce que le futur peut nous apporter », dit-il.

Intense curiosité

Des Palestiniens fouillent les décombres dans la colonie de Netzarim Les forces palestiniennes ne peuvent pas grand’chose pour dissuader les foules imposantes et curieuses de sillonner les colonies, pendant que les officiels disent vouloir prendre le contrôle des zones dans les prochains jours. « Personne au monde ne peut empêcher les gens d’exprimer leur joie à voir l’occupation finie », nous déclare un officiel de la sécurité palestinienne.

Beaucoup de jeunes garçons palestiniens, sacs encore sur l’épaule, ont fait l’école buissonnière pour aller explorer les colonies abandonnées qui ont été si longtemps sources de peine et de misère.

Dans l’ex-colonie de Kfar Darom, un jeune réfugié du camp de Dair al-Balah jouait dans une aire de jeux abandonnée. « C’est le plus grand plaisir que nous ayons jamais eu ; il n’y a jamais rien eu de tel dans notre camp de réfugiés », dit en riant Reem Idayn, âgée de 12 ans, alors qu’elle descend une glissière.

Sentiment de liberté

Près de là, des agents de la sécurité palestiniennequi étaient sur place depuis 3 heures du matin pour la prise de contrôle des ex-colonies, se reposent à l’ombre d’un grand mûrier, pendant que des enfants réclament une photo dans une tour pour « snipers » abandonnée mais pas encore détruite qui surmonte une école des Nations Unies aux murs troués par les coups de feu.

Par-delà la barrière électrique maintenant abattue de l’ancienne colonie, Sulayman Tawaysha, âgé de 53 ans, continue avec ses 6 enfants à regarder la scène de façon incrédule. La famille dans son intégralité était debout à 3 heures du matin pour voir le départ des soldats, moment auquel ils ont poussé des « youyou » de joie et tiré un feu d’artifice.

« Je ressens pour la première fois le sentiment dêtre libre », dit Tawaysha, tandis que sa plus jeune sœur, Buthoor, servait le café et des gateaux de dattes en guise de célébration. Sa mère, une directrice nouvellement nommée, était à l’école et tentait en vain de convaincre les écoliers de rester en classe.

« Cette nuit sera la première nuit où nous pourrons sortir tranquillement après le coucher du soleil, sans avoir à craindre d’être abattus par les troupes isréliennes à proximité », ajoute Tawaysha.

Grand soulagement

Des milliers remplissent la plage de Shirat Hayam Plus au sud, les Palestiniens ont dépassé le checkpoint Abo Holi pour la première fois depuis 6 ans sans avoir à s’arrêter et à attendre des ordres pour pouvoir passer. « Je ne peux pas y croire - j’ai perdu tant de nuits dans des conditions misérables à dormir ici au checkpoint à attendre qu’il veuille bien ouvrir, souffrant à leur volonté », nous dit le chauffeur de taxi Samir Dogmosh alors qu’il passe sans encombre.

A Neve Dekalim au sud de Gaza, la grande synagogue de la forme de l’étoile de David, construite « en mémoire » de l’ancienne colonie de Yamit dans le Sinaï, était encore debout. On trouve répandu à l’intérieur, au milieu de tracts abandonnés, de la littérature anti-désengagement.

Littérature sioniste

« Ressentons la magie quotidienne de cette magnifique partie de notre patrie », dit un tract. Derrière l’ancienne colonie, les Palestiniens aperçoivent la plage de Khan Younis dans l’enclave fertile et auparavant fortifiée de Mawasi, qui a leur a été inaccessible depuis le début de l’Intifada.

« Je suis ici aujourd’hui pour profiter pleinement de ce jour historique avec mon fils unique Abdallah », nous dit Um Abdullah, une habitante de Khan Younis, alors qu’elle s’asseyait sous un abri de fortune érigé sur le bord de la mère. Son fils joue dans le sable à côté d’elle.

Mais beaucoup de Palestiniens, tout en se laissant aller à l’exaltation du moment, font part de leur inquiétude pour l’avenir. Muna al-Farra, dermatologiste, qui a pu finalement accéder à la terre qui appartient à sa famille à la jonction Abo Holi, dit qu’elle s’inquiète sur la possibilité que Gaza soit transformée en une grande prison. Elle s’interroge avec gravité : « Pourquoi avons-nous lutté ? Juste pour pouvoir nous déplacer de Gaza à Rafah ? ».

Mardi 13 septembre -

Traduction : Claude Zurbach

 
 

 

Fête de l'Huma 2005

Journal l'Humanité

Rubrique Politique

Article paru dans l'édition du 12 septembre 2005.





La fête puissance jeunes

L’édition 2005 a accueilli plus de six cent mille personnes. Au centre des débats, les nouvelles perspectives à gauche et les luttes contre la politique de casse du gouvernement.

Un cheval a-t-il vraiment traversé samedi après-midi le ciel du parc de La Courneuve au-dessus de la Fête de l’Humanité ? La pluie cessait. Tenace, légère mais insidieuse, elle avait fini par agacer sérieusement, et le ciel chargé, sombre, ne semblait pas devoir céder. Et puis le bleu était venu et les petits canards jaunes et rouges du stand de pêche aux canards en avaient semblé heureux. Puis le cheval donc était passé. C’était un ballon, mais tout de même... Julien et Andréa étaient assis par terre, sur l’herbe encore mouillée, devant les photos de Sebastião Salgado, tout au centre de la Fête à côté de l’agora d’où venaient des bribes de phrases, de celles que l’on entend partout ici... « Droits de l’homme », « justice »... Ou ceci, pris au vol : « Comment peut-on dire que l’on va conquérir Mars et renoncer à reconquérir les déserts qui s’étendent sur notre Terre ? » Les photos de Salgado, justement. Plusieurs dizaines de très grands formats : eau et sécheresse. Ici la silhouette d’une incroyable élégance d’oiseau d’un adolescent, en Inde, plongeant dans une rivière ; plus loin la détresse d’hommes et de femmes devant leur terre craquelée. « Elles sont bouleversantes », dit Andréa des photos. Ils viennent de Lorraine, ils ont vingt ans, c’est leur première fête. « C’est géant, c’est tellement loin des clichés sur les communistes, il y a des tas choses différentes. Il y a de la fraternité ici. » Julien pourtant se dit « lassé » de la politique. C’est dur à entendre, lourd... Il va plus loin : « On nous parle tout le temps de la croissance économique mais il n’y a pas que cela, il faudrait parler de croissance des hommes, des idées... » Et il demande : « Vous êtes au courant de ce qu’il faut faire pour être correspondant de l’Humanité ? » Il parle de l’opération lancée à la Fête pour ouvrir pendant plusieurs mois des pages du journal à des jeunes. Il donne son nom. Ils sont plus de trois mille à l’avoir fait, à vouloir y participer.

Luttes d’hier et luttes d’aujourd’hui

« Ce gouvernement a peur de la jeunesse », lance Jessica depuis l’agora, lors d’un débat sur les lycéens et leurs luttes de l’an passé. Oui, sans doute... De cette jeunesse qui souffre, que le pouvoir soumet toujours plus à la précarité. Cette même jeunesse qui a fait sa fête de la Fête de l’Huma. Vendredi soir, samedi soir avec le groupe Hot Springs, avec Mickey 3D, avec des dizaines de groupes, des dizaines de milliers de jeunes ont dansé, chanté, explosé. « Devant la grande scène, c’était blindé, je n'ai jamais vu autant de monde », dit un habitué. Ils ont des vêtements bizarres, des jeans qui traînent à terre, elles ont des robes compliquées, parfois des chapeaux de paille destroy, des tee-shirts qui détournent des slogans publicitaires. « Orange », le nom l’opérateur de téléphonie mobile, devient « On mange ». Et la Fête, ils la trouvent super, c’est génial, il y a de la musique partout, et en même temps « les gens se parlent, ici, il n’y a d’animosité nulle part ». « On sent que les gens se rassemblent, avec des idées », dit Antoine, qui a retenu aussi des expos, dans des stands « sur la guerre d’Espagne, les Brigades internationales. C’est important de se souvenir de ça aussi ». Comme de la torture en Algérie, le vendredi soir au stand bondé des Amis de l’Huma avec Henri Alleg, et de tant d’autres moments de l’histoire, un peu partout, Charonne, la Commune... Mémoire. Luttes d’hier, luttes d’aujourd’hui. 220 débats. Des appels aux manifs du 4 octobre. Contre la casse sociale. Les cent jours de Dominique de Villepin qui sont un Waterloo... Au stand des sans-papiers où l’on demande un soutien, une femme d’une quarantaine d’années s’arrête et ouvre son porte-monnaie. Son fils est avec elle. Il a seize ou dix-sept ans et ouvre lui aussi son propre porte-monnaie. Petits gestes de solidarité, courants d’humanité. Jeudi soir après l’inauguration de la fête, un jeune militant communiste n’en démordait pas : « Être communiste, c’est être humain... » Certes. C’est court mais c’est peut-être ça d’abord pour tous ceux qui se retrouvent là. Pas tous communistes, bien sûr, car la Fête désormais est une fête de la gauche, du mouvement social, de toutes celles et ceux qui cherchent un autre monde. L’autre soir à la télé, dans un documentaire, le sénateur Robert Kennedy, assassiné depuis, citait dans un discours une phrase de Bernard Shaw : « Il y a ceux qui regardent la réalité et qui disent c’est comme ça. Moi je rêve à l’impossible et je dis pourquoi pas ? » Pas mal, au fond, ce Kennedy-là. Au stand du Conseil national du PCF où l’on est invité à formuler ses voeux sur une petite carte, un homme d’une cinquantaine d’années écrit ceci : « Pour un vrai partage des richesses. » Il est membre du Parti socialiste. Il a voté « non » au référendum, il vient à la Fête depuis quatre ans par sympathie, avec des amis communistes. Il pense que « la gauche s’est un peu égarée, un peu reniée ». Ils sont de Reims. Tous deux enseignants. Ils se présentent eux-mêmes comme « des sympathisants socialistes déçus ». Ils sont venus à la Fête, toujours selon leurs mots, « pour renouer, peut-être, avec un espoir à gauche ». Gilles a une trentaine d’années, il est venu de Marseille. Il est ouvrier chez Nestlé. « L’usine devait fermer mais le groupe a plié. On a lutté 17 mois... » Il a été membre du PCF puis il l’a quitté mais, pour lui, la venue de la secrétaire nationale du PCF dans l’entreprise a eu d’un grand poids pour obtenir une table ronde. La gauche, le PCF, Dieu sait, comme des dizaines de milliers de participants à la Fête, s’il en a été question ces trois jours. Et bien autrement qu’avec le chahut de quelques minutes à l’arrivée dans l’agora de telle personnalité socialiste.

Pluie, pas pluie ? Qu’importe,

Il y avait à l’agora plus de mille personnes, mais il y en avait presque autant dès le matin au stand du Conseil national du PCF pour un autre débat, déjà, avec les acteurs du « non », pour chercher une perspective, ensemble. On l’a bien senti tout au long de la Fête : le 29 mai a redonné confiance à toute une partie de la gauche, aux communistes, dont on a pu entendre dans la bouche d’un intervenant - socialiste - qu’ils étaient un centre de gravité. Pleuvrait-il le dimanche en milieu d’après midi ? Peu importait désormais, car la musique continuait, comme avec des airs de valse, des battements sourds de sono plus lointains, les bruits tous mêlés de la Fête, une grande, une belle Fête...

Maurice Ulrich








 
 

 
lundi 12 septembre 2005

Avis de réunion

Une rencontre entre les partenaires sociaux, les représentants de la Société GORO NICKEL et la Direction du Travail est fixée le mercredi 14 septembre 2005 à 10h au siège du Medef, dans le but de trouver un accord sur le thème de l’organisation du travail, notamment sur la durée du travail, le repos dominical et la sécurité.

 

 
 

 
vendredi 09 septembre 2005

Invitation

L’Eglise Evangélique organise un séminaire avec les syndicats le lundi 12 septembre 2005.
 
 

 
jeudi 08 septembre 2005

Article paru dans Le Monde

Le tiers-monde en Lousiane, par Dominique Dhombres
LE MONDE | 06.09.05 | 13h54  •  Mis à jour le 06.09.05 | 13h54

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mercredi 07 septembre 2005

Bush, Katrina et les pauvres

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mardi 06 septembre 2005

Lettre ouverte de Michael Moore au Président des Etats-Unis

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier pour http:/:quibla.net

Vendredi 2 septembre 2005

Cher Monsieur Bush !

Où sont tous vos hélicoptères ? En avez-vous la moindre idée ? Nous en sommes au cinquième jour du cataclysme Katrina et des milliers de personnes sont toujours coincées dans la Nouvelle Orléans ; il faudrait les hélitreuiller. Bordel ; où avez-vous bien pu égarer tous vos hélicos militaires ? Vous avez besoin d'aide, pour les retrouver ? Une fois, j'ai perdu ma bagnole dans un parking Sears. Eh ben, mec, quelle histoire ça a été !

Ah, et puis aussi, tous les soldats de notre garde nationale, vous savez où ils sont passés ? On pourrait vraiment les utiliser, là, tout de suite, pour le genre de choses qu'ils se sont engagés à faire, style « contribuer à des opérations de secours en cas de catastrophe nationale ». Comment se fait-il qu'ils n'étaient pas là, pour commencer ?

Jeudi passé, j'étais dans le sud de la Floride. J'étais assis, dehors, quand l'oeil du cyclone Katrina m'est passé au-dessus de la tronche. Ce n' était encore qu'un cyclone de force 1, mais ça a été déjà assez dur. Il y a eu onze morts et encore aujourd'hui, certains foyers n'avaient toujours pas d'électricité. Ce soir-là, le présentateur de la météo a dit que ce cyclone se dirigeait vers la Nouvelle Orléans. Or, ça, c'était quand même jeudi passé ! Personne ne vous a rien dit ? Je sais bien que vous ne vouliez interrompre vos vacances sous aucun prétexte et je sais aussi que vous n'aimez pas les mauvaises nouvelles. Et puis, en plus, vous deviez aller à des ventes de charité et vous aviez des mères de soldats tués en Irak à ignorer et à traîner dans la boue. Une chose est sûre : vous lui avez rivé son clou, à l'autre, là !

J'ai particulièrement apprécié quand, le lendemain du cyclone, au lieu de vous envoler pour la Louisiane, vous êtes allé à San Diego faire la fête avec vos potes du business. Ne permettez pas que les gens vous critiquent à cause de ça - après tout, le cyclone était TERMINE, et qu'est-ce que vous auriez bien pu faire : boucher la brèche dans la digue ? Comment ? Avec votre doigt ?

Et n'écoutez pas ces gens qui, dans les jours à venir, révèleront comment vous avez réduit spécifiquement le budget des militaires du génie de la Nouvelle Orléans, cet été, pour la troisième année consécutive. Vous n'avez qu'à leur dire que, même si vous n'aviez pas supprimé les budgets d'entretien de ces digues, il n'y aurait pas eu d'ingénieurs du génie pour les réparer, de toute manière, parce que vous aviez un chantier beaucoup plus important à leur proposer : la CONSTRUCTION DE LA DEMOCRATIE EN IRAK !

Au troisième jour du désastre, quand vous vous êtes enfin décidé à quitter votre villégiature de vacances, je dois dire que j'ai été ému par la manière dont vous avez demandé au pilote de votre avion privé présidentiel Air Force One de descendre au-dessous des nuages, pour que vous puissiez voir la Nouvelle Orléans, et que vous puissiez vous faire une idée rapide du désastre. Eh quoi, je sais bien que vous ne pouviez pas vous arrêter, empoigner un porte-voix, monter sur une ruine quelconque et jouer le rôle du commandant en chef. Moi avoir été là-bas. Moi l'avoir fait.

Bien sûr, il va y avoir des gens qui vont essayer de politiser cette tragédie et de l'utiliser contre vous. Laissez simplement vos communicateurs faire de la diversion. Ne répondez à aucune attaque. Même ces maudits scientifiques qui ont prédit que cela arriverait parce que l'eau du Golfe du Mexique ne cesse de se réchauffer et que cela rend inévitable un ouragan comme celui qui vient de se produire. Ignorez-les, eux et toutes leurs poules mouillées du réchauffement planétaire. Il n'y avait rien d'inhabituel dans cet ouragan qui était tellement large que c'est comme si on s'était pris une tornade de force 4 qui se serait étendue de New York jusqu'à Cleveland.

Non, Monsieur Bush, vous continuez comme si de rien n'était. Après tout, vous n'y êtes pour rien, si 30 % de la population de la Nouvelle Orléans vit au-dessous du seuil de pauvreté et si des dizaines de milliers d'habitants n'avaient pas de moyen de transport qui leur aurait permis de sortir de la ville. Déconnez pas : y sont black ! J'veux dire, c'est pas comme si ça s'était passé à Kennebunkport. Vous imaginez : laisser des Blancs sur leur toit, pendant cinq jours ? Ne me faites pas rire ! La race n'a rien, absolument RIEN à voir avec cette histoire !

Restez où vous êtes, Monsieur Bush. Contentez-vous de trouver quelques-uns de vos hélicos militaires et envoyez-les là-bas. Facile : vous n'avez qu'à faire comme si les gens de la Nouvelle Orléans et la côte du Golfe du Mexique se trouvaient du côté de Tikrit.

Bien à vous,

Michael Moore

MMFlint@aol.com

www.MichaelMoore.com

PS : Cette mère collante, Cindy Sheehan, n'est plus dans votre ranch. Avec des dizaines d'autres proches de soldats morts dans la guerre en Irak, elle sillonne le pays, s'arrêtant dans de nombreuses villes sur son parcours. Vous pourriez peut-être les rattraper avant qu'ils n'arrivent à Washington, le 21 septembre.



http://www.bringthemhomenowtour.org/userdata_display.php?modin=50




 
 

 
lundi 05 septembre 2005

Commission Paritaire Emploi Local

La Commission Paritaire “Emploi Local” se retrouvera pour sa 5ème réunion, ce lundi 5 septembre à  13h 30m au siège du Medef.

L’ordre du jour est : - Projet de résolution des partenaires sociaux concernant la consolidation des fichiers offres et demandes d’emplois.
 
 

 
vendredi 02 septembre 2005

Extrait du discours du président Chavez à l'ouverture du 16ème Festival Mondial de la Jeunesse. 16/08/2005

(extraits choisis pour les références à Hiroshima-Nagasaki)

(traduit par Claudine Pôlet à partir de compte-rendu de « Resumen Latinoamericano » Diario n°619 du 11.8.05 - voir la transcription complète de son discours sur http://www.nodo50.org )

Il y a 60 ans, aux mêmes jours et aux mêmes heures que ce rassemblement , l’acte terroriste le plus important de l’histoire a été commis. Un véritable génocide commis par l’empire nord-américain. Il y a 60 ans, explosaient les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Nous nous en souvenons avec chagrin et nous rendons hommage à toutes les personnes qui ont souffert de cette douleur. Nous condamnons ces actes et nous les dénonçons comme les plus grands actes terroristes dont l’histoire puisse se souvenir !

Aujourd’hui, 60 ans plus tard, dans cette Vallée de Caracas c’est une bombe pour la vie qui est en train d’éclater. La jeunesse de toute la planète est présente. Une véritable bombe, mais cette fois pour sauver le monde. Vous êtes venus dans cette ville de Caracas, berceau du plus grand homme que cette terre ait engendré… Alerte ! l’épée de Bolivar parcourt toute l’Amérique Latine. Elle passe aussi par les Etats-Unis, le Canada, les Caraïbes et… le monde entier.

15 mille jeunes sont en train d’affluer au Venezuela, venant du monde entier…Bienvenue dans cette Patrie de Bolivar qui est aussi la vôtre ! Des jeunes gens de diverses organisations politiques sont présentes ici, à ce 16e Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants qui naquit.. il y a 60 ans. Cette fédération est née quelques jours après les bombardements de Hiroshima et Nagasaki.

Voyons en rétrospective ce qui s’est passé dans l’histoire universelle ce qui s’est passé pendant ces 60 ans. (rappel de la révolution chinoise, cubaine, Vietnam, Chili d’Allende…)…

Les années 80-90 ont amené la chute de l’Union Soviétique, la perte de cette sorte d’équilibre, de ce frein aux agressions impériales des Etats-Unis qui ont toujours prétendu être les maîtres du monde. Ce sont les peuples qui seront les maîtres du monde !…Mais dans les années 90, le capitalisme chantait victoire, disait « la fin de l’histoire ».. ; les thèses néolibérales, la thèse du village global… Beaucoup de luttes, beaucoup d’espérances furent congelées. C’était la naissance du « consensus de Washington »………

Mais aujourd’hui une nouvelle aube se lève pour le monde. Et vous faites partie de cette aube nouvelle de l’idée de la justice… Nous sommes devant un gigantesque défi. Il ne s’agit pas seulement de lutter dans les frontières de chaque pays, de chaque région, mais pour les idées, pour le socialisme que nous croyons la seule voie pour construire un autre monde. Il s’agit de sauver la planète! Menacée par l’empire le plus puissant de tous les temps. Pas seulement puissant technologiquement et militairement. Mais aussi le plus cruel, le plus sauvage, le plus assassin ayant jamais existé : l’empire nord-américain !

Je salue ici très particulièrement la jeunesse nord-américaine présente à ce festival. Nous reconnaissons en vous les grands combattants du peuple nord-américain, nous reconnaissons ce peuple frère qui se joindra aux peuples du monde pour sauver la terre de la guerre et de la destruction……

Bolivar disait déjà en 1826 « les Etats-Unis sont designés par la providence pour couvrir l’Amérique de misère au nom de la liberté ». C’est malheureusement ce qui s’est produit. Mais bien que nous soyons face à cet empire cruel, celui qui a fait Hiroshima et Nagasaki , nous sommes aussi à une époque de grandes opportunités. Car cette cruauté n’a pas rendu l’empire invincible. Il n’est pas invincible et nous sommes appelés à le mettre en déroute pour sauver la vie sur cette planète…..

 
 

 

Conseil Autochtone de l'Environnement

Ce Samedi 3 septembre 2005 aura lieu sur Koumac le Conseil Autochtone de l’Environnement, seront présents le Sénat Coutumier, l’USTKE et toutes les Chefferies du Territoire sauf les Chefferies de l’Iles des Pins et du Mont-Dore.
 
 

 
jeudi 01 septembre 2005

Remerciement

L'Union COMMUNALE USTKE KONE-VOH-POUEMBOUT-POYA, remercie ses adhérents et sympathisants, ainsi que les unions communales USTKE de la Province Nord, de leur contribution à la vente de sa tombola
Elle adresse ses sincères remerciements :

- au bureau confédéral de I'USTKE
- aux Fédérations Energie et Fonction Publique de I'USTKE
- aux Sociétés Manutrans et STILES
- à la SCOV
- à la section USTKE RFO pour l'octroi des divers dons.

L'Union COMMUNALE USTKE KONE-VOH-POUEMBOUT-POYA remercie tout particulièrement le camarade Chanel VAISIOA, pour sa disponibilité et son aide.

Enfin elle remercie toute la tribu de BAKO pour son accueil.

Le Bureau

 
 

 

Commission Paritaire Retraite Cafat

La C.P.R.C. se réunira le vendredi 2 septembre 2005 à 14h au siège du Medef.

L’objet de cette réunion sera :
  – Poursuite de l’examen des simulations transmises par la Cafat (suppression des minima, augmentation des durées de cotisations).

Edwin AVAEMAI assistera à cette commission.