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jeudi 27 avril 2006

Marche du 1er Mai 2006

Une fois encore comme elle le fait depuis 24 ans l'USTKE appelle tous ses adhérents et bien au-delà celles et ceux qui partagent son combat à manifester ce Lundi 1er Mai 2006 dans les rues de Nouméa ou à Koné. En effet le Bureau Confédéral a décidé d'organiser un défilé dans le Sud et un dans le Nord.
Cette année le thème principal de ces manifestations sera la protection de l'Environnement dans le cadre des projets métallurgiques. A l'heure ou les craintes suscitées par la construction de l'usine de Goro Nickel font couler beaucoup d'encre, il est important pour l'USTKE d'exiger des garanties fortes et non contestables sur les impacts environnementaux de ce projet.. Personne n'a jamais été contre un projet d'Usine dans le sud mais beaucoup, dont l'USTKE, sont contre ce projet tel qu'il est conçu. Notre pays n'est pas une poubelle. Les projets métallurgiques doivent impérativement s'inscrire dans une logique de développement durable seul capable d'assurer des emplois et un développement économique à long terme ainsi que la préservation de notre patrimoine naturel.

L'USTKE appelle aussi à manifester pour exiger encore et toujours des mesures fortes et concrètes sur la protection de l'emploi local et le rééquilibrage.

Le 1 er Mai n'est pas un jour de repos ou de vacance, c'est la journée de mobilisation dans la majorité des pays du monde. Quels que soient les thèmes avancés et quand bien même il n'y en aurait pas, la marche du 1er Mai doit rester ce qu'elle a toujours été historiquement, une journée militante.

LUNDI 1er  MAI
- Rendez-vous à partir de 07 h 00 au terrain de pétanque de la Vallée du Tir pour Nouméa.
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Rendez-vous à partir de 08 h 30 à la sortie Nord de Koné (sur la droite avant le terrain d'aviation)

Pour le Bureau Confédéral
Le Président
Gérard Jodar

 
 

 
lundi 24 avril 2006

CAUGERN : La marche organisée dans les rues de Nouméa le 22 avril 2006 a remporté un vif succès

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Nouméa, le samedi 22 avril 2006, à l’appel du Caugern.

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J'ai honte

Les actions menées par l'Etat français contre Rhéébùù Nùù sont indignes d'une République qui prétend avoir inscrit sur ses chapiteaux “liberté, égalité, fraternité”.

Il fraternise ici avec ce que la mondialisation produit de pire : des sociétés multinationales dont le seul principe actif est de se constituer du capital qu'elles revendent au plus offrant dans le plus parfait mépris des populations concernées.

J'ai honte de voir que mon pays se fait, dans sa politique internationale, le promoteur de la protection de l'environnement et des droits fondamentaux des peuples autochtones.

Il laisse faire ici, au nom d'une prétendue incompétence, ce qu'il y a de pire dans le domaine (Centrale à charbon, usine à ligne de traitement acide des minerais, destruction du patrimoine environnemental et culturel du Sud de la Nouvelle-Calédonie considéré pourtant comme un des haut lieu de l'endémisme planétaire) avec ces complices politiques locaux.

Je connais le Sénat coutumier, Rhéébù Nùû et le CAUGERN depuis leur fondation. En tant que représentants à divers titres et fonctions du Peuple Kanak, ils ont toujours recherché, en priorité, un dialogue constructif et jamais ils n'ont imaginé que la force brutale et organisée serait l'unique réponse à leurs souhaits qui ne sont ni excessifs, ni dommageables à l'ensemble des populations, bien au contraire.

Ce sont ces nouveaux conquistadors d'un autre âge, utilisant des moyens modernes et de l'argent facile, pour certains, qui viennent, en crevant cette terre, se comporter en sauvages. Ce sont eux qu'il faut mettre à la raison et les contraindre à respecter les femmes et les hommes de ce pays car dans quelques années ce ne seront pas seulement les populations du Sud qui seront concernées par cet immense gâchis mais nous tous et c'est maintenant qu'il faut le dire.

Didier Baron
Verts en Nouvelle-Calédonie
Gondwana, Corail Vivant
 
 

 

Communiqué de soutien

Alerté depuis plusieurs années des dangers du projet d’usine Goro Nickel du groupe canadien INCO, soutenu à bout de bras par le député Lafleur, je me joins à vous en cette journée de mobilisation pour dénoncer, l’irresponsabilité du président de la région Sud, le mépris du groupe INCO vis à vis de l’avenir écologique et social de Kanaky et la brutalité des forces de répression de l’Etat français.

Personne ne peut ignorer que le projet de Goro Nickel est une bombe écologique pour tout le territoire. Les appétits financiers d’INCO ne peuvent justifier :
– une pollution massive du lagon par des rejets de métaux lourds et des produits toxiques à des niveaux interdits par toutes les conventions internationales,
– des rejets dans l’atmosphère d’oxyde de soufre et d’azote au-delà de normes autorisées,
– des stockages de déchets non sécurisés qui vont polluer les nappes phréatiques.

Il faut dénoncer de la manière la plus ferme ce passage en force au mépris du peuple kanak et des autorités coutumières. Il n’est pas acceptable que les droits du peuple kanak et l’avenir des générations futures soient bafoués par un ordre colonial d’un autre temps au service d’intérêts privés.
Il n’est pas acceptable de sacrifier l’avenir de la planète pour remplir les poches d’actionnaires sans scrupule.

En tant que représentant syndical engagé dans le mouvement social international, je tiens à vous réaffirmer mon soutien total dans votre combat.
Nous suivons avec inquiétude l’évolution des évènements en Kanaky et nous sommes prêts à agir à vos côtés en France ou en Kanaky pour faire respecter les droits à un environnement sain et à la démocratie.

José Bové
Porte-Parole de Via Campesina

 
 

 

Références au droit international de l’ONU légitimant le combat du CAUGERN et du Comité Rheebu Nuu.

1-/ Charte de décolonisation de l’ONU. Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.

    Résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 affirmant le droit à la libre détermination des peuples colonisés. Interprété comme un droit à l’indépendance, l’exercice de ce droit ne doit être soumis à aucune condition de délai, d’éventuelle impréparation économique ou de scission de territoire concerné (garantie face aux tentatives de partition du pays).
 

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Intervention de force sans fondement

Cette démonstration de force n’était pas justifiée, pour une sensibilisation et une distribution pacifique de tracts pendant la circulation.
Aucune entrave à la Route provinciale sud n’avait été programmée ni engagée, aucun feu n’avait été  allumé.

Il s’agit d’une intervention de force sans fondement juridique, pour s’emparer à l’intérieur de terre coutumière de soi disant terroristes ou rebelles qui ne font que défendre leur droit à l’environnement garanti par les Nations Unies aux peuples sous domination coloniale, cf résolution 55/146 du 8 décembre 2000 de l’assemblée générale de l’ONU.
Ces formes d’intervention musclée qu’on ne voyait plus depuis la signature des accords de Matignon en 1988, refont surface à Yaté, Saint Louis, Païta et La Conception soit l’ensemble des chefferies du Sud. Ceci dans le seul but de défendre les intérêts d’une multinationale INCO dont le principal objectif consiste à une re-colonisation de la Nouvelle Calédonie.


Comité des Jeunes de la Conception
Soutient aux actions fondées du GAUGERM

 
 

 

Communique du Comité des Jeunes de la Conception

En ce jour du 8ème anniversaire de la signature de l’Accord de Nouméa, ce vendredi 21 Avril 2006, à 4H45 du matin, les jeunes de la Conception ont fait l’objet d’une démonstration de force de la gendarmerie mobile sur les terres coutumières de la Tribu de la Conception.

Alors que des panneaux de sensibilisation à l’environnement étaient disposés le long des collecteurs de la Route Provinciale Sud, les jeunes de la Conception ont été chargés, immobilisés, et jetés à terre alors qu’aucun blocage de cette voie n’était effectué, ni programmé. Aucun feu n’était allumé et les personnes présentes n’étaient ni armées, ni menaçantes.

Près de cinquante mobiles sont intervenus pour contrer par la force, une sensibilisation pacifique initiée par des jeunes sensibilisés aux problèmes de protection de l’environnement.

Le pays berceau des Droits de l’Homme, ne respecte ces Droits que quand cela l’arrange.
Est –il devenue interdit par ce pays de tutelle de poser des pancartes sur nos terres sans être jeté à terre ? Après avoir expulsé nos populations de leurs terres ancestrales au 19éme siècle, l’Etat français a t-il décidé de priver les tribus proches de Nouméa de leurs droits d’expression ?
Cette liberté d’expression est-elle réservée qu’aux seules personnes vivant hors des terres coutumières ? N’avons nous plus le droit dans notre pays et sur nos terres, d’exposer de façon pacifique et saine nos opinions sans être mise à partie et mise à terre tel des criminels de guerre ?

Le Comité dénonce ces agissements de force démesurés et sans fondement, et appelle la jeunesse des tribus, aires et autorités coutumières à s’exprimer contre la détérioration de notre environnement ancestral.


Comite des Jeunes de la tribu de la Conception
Soutient aux actions fondés du CAUGERN

 
 

 
vendredi 21 avril 2006

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NON A4 2

 
 

 

Mobilisation du CAUGERN

La journée du 18 avril a été marquée par une série d’actions arrêtée par la décision du Caugern et qui avait pour cibles les intérêts de Goro Nickel et de l’Etat. Ces actions font suite à l’intervention musclée des forces de gendarmerie à la Madeleine et à une fin de non recevoir de la part de Goro Nickel, des pouvoirs publics et de l’Etat concernant les deux principales revendications du Caugern que sont les garanties sur l’environnement et la création d’un fonds patrimoine.

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samedi 15 avril 2006

Communique de presse

Depuis plus de deux semaines des actions lancées par le comité Rhéébu-Nuu perturbent fortement le site de Goro Nickel.

L'USTKE, membre du CAUGERN, réaffirme son soutien et sa solidarité envers les militants et responsables du comité et dénonce avec force les déclarations démagogiques faites par une grande partie de la classe politique locale, par le Président de la Province Sud ainsi que par les représentants du MEDEF et du groupe Inco.

Beaucoup usent de la légitime inquiétude des salariés affectés par ces évènements pour travestir la réalité des revendications et dénaturer le combat pour la protection de l'environnement que nous menons. Personne, absolument personne, n'est actuellement en mesure de nous garantir que l'usine de Goro Nickel ne polluera pas. Aucune expertise n'a jamais été dans ce sens bien au contraire.

L'USTKE interpelle tous ceux qui aiment ce pays et veulent le protéger a exiger des garanties solides. Il n'y a pas de pro ou d'anti Goro Nickel. Il y a ceux qui pour des raisons politiciennes ou affairistes souhaitent rapidement une usine quelles qu'en soient les conséquences et il y a ceux, dont nous faisons partie, qui souhaitent une usine qui s'inscrive dans une logique de développement durable.

Pour terminer l'USTKE interpelle l'Etat quant à son rôle qui, s'il devait se limiter à l'intervention de forces de l'ordre, pourrait générer des troubles autrement plus dommageables pour le pays.

 

Le Bureau Confédéral

 
 

 
vendredi 14 avril 2006

De la création d'un Fonds du patrimoine naturel Autochtone

 

                                            Position du Sénat Coutumier sur le Fonds Patrimoine

L'idée de ce fonds est légitime ! Cependant elle ne peut se mettre en place sans un accord intelligent et négocié avec les compagnies minières, lesquelles sont protégées pour les 3 grandes -SLN, Goro nickel et Koniambo- par la loi de stabilisation fiscale de 15 ans. Qui dit négociation dit comment amener les industriels et miniers à négocier ?!
Cette loi prévoit que durant la période définie, aucune loi ne viendra augmenter les impositions. Cette loi est injuste car elle est en particulier basée sur les données de cours bas du nickel. C'est cette dernière raison qui a amené Mme DUTILLEUIL à proposer au gouvernement de NC de créer un impôt supplémentaire applicable aux sociétés quand le cours du Nickel dépasse un seuil plancher. Cette proposition n’a pas été retenue par Monsieur Leroux et le gouvernement.

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Usine de GORO NICKEL, cette puissance de l'argent qui écrase toutes les légitimités

Depuis plusieurs jours des affrontements opposent les militants du Comité RHEEBU-NUU, représentant les populations kanaks du Sud, aux forces de l'ordre de l'État français.

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mardi 11 avril 2006

France Télévision : un PDG dans l'incohérence !

Sa politique pour RFO : Kanak trop qualifié = Kanak viré !

 

Notre PDG tient régulièrement des discours très séduisants destinés à convaincre chacun de sa volonté et de sa détermination à lutter contre les discriminations. Il a même décidé de favoriser l’intégration des « français issus d’ailleurs » en validant un plan d’action destiné à aller  en embaucher dans les banlieues françaises pour leur apprendre les beaux métiers de l’audiovisuel et les intégrer dans le groupe France Télévision ! Dans le même temps, il autorise son directeur général à RFO à licencier l’un de nos cadres Kanak les plus diplômés, capable d’assurer l’intégration et l’évolution des Nouvelles technologies à  RFO Nouvelle Calédonie.

 

Il est vrai que la place est très convoitée, car la majorité des cadres techniques actuels de RFO aurait bien peu de chance d’occuper un poste dédié aux Nouvelles technologies dans les autres sociétés audiovisuelles,  leur niveau de qualification ne  leur permettant pas d’y prétendre.

 

En effet, nombre d’entre eux ont fastidieusement suivi le développement et l’avènement des Nouvelles technologies qu’ils sont parvenus à maitriser avec plus ou moins de réussites en suivant quelques stages. A noter qu’ils sont majoritairement issus de la  filière technique,  puissante à RFO mais dont ces « Nouvelles Technologies » n’ont jamais fait  partie, puisqu’elles n’existaient pas au moment où ces salariés faisaient leurs études. D’ailleurs, les métiers qui relèvent de ce secteur novateur et qui sont désormais au cœur de l’évolution de nos activités de Radio et de Télévision ne sont même pas répertoriés dans la Convention collective des Personnels techniques de l’audiovisuel public.

 

Cette carence n’est pas une raison suffisante pour autoriser la Direction à considérer que tout salarié qualifié, ayant un parcours d’études comparable à celui de Rock Haocas, doit d’abord commencer par exercer des activités techniques au plus bas niveau de l’échelle avant de prétendre utiliser ses connaissances pour gérer et faire évoluer les outils de l’entreprise.

 

C’est pourtant sur cette logique aberrante que s’appuie la Direction d’aujourd’hui pour justifier le rejet d’un ingénieur tel que Rock Haocas à un poste qui avait pourtant été estimé nécessaire par le DRH de RFO. Cette philosophie de l’absurde est véhiculée comme modèle dans toute la station de RFO Nouméa, ou il apparait désormais prétentieux de vouloir occuper des postes correspondant à notre niveau de compétence….. quand on est Kanak !!

 

Désolé Monsieur le PDG mais les Kanak ont choisi d’apprendre des métiers d’avenir.

Même si leur capacité professionnelle fait peur à certains et a valu à Rock Haocas d’être considéré comme dangereux pour la sauvegarde de petits intérêts médiocres et d’ambitions  irréalistes, l’USTKE n’acceptera pas de laisser les Kanak subir ces obligations de retour à la case « ignorance virtuelle» au prétexte que ceux qui seraient à la tête de certaines filières techniques seraient moins qualifiés qu’eux !

 

Que des détracteurs envieux cherchent à salir l’image d’un ingénieur Kanak qui les dérange allant jusqu’à voter son licenciement au CE, peut se comprendre. Mais que la Direction, au lieu de chercher à  les  ramener la raison ait choisi, après avoir  créé des tensions entre les communautés d’opposer ainsi  les informaticiens diplômés aux techniciens de production et de maintenance est une absurdité qui pourrait coûter fort cher à cette station !

 

Monsieur De Carolis peut ranger ses beaux discours sur l’intégration  à France Télévision, s’il n’est même pas capable d’imposer  le respect de ceux qui, déjà formés, sont une richesse pour l’entreprise au directeur général qu’il a nommé à RFO et qui ne pense qu’à virer les Kanak  de leur propre Territoire d’origine !

Section STKE – RFO

 
 

 
mercredi 05 avril 2006

Communique de presse

Le Bureau Confédéral de l'USTKE dénonce avec vigueur l'intervention des forces de l'ordre sur les militants et responsables du Comité Rheebu-Nuu. Ce genre d'action a provoqué des réactions violentes de part et d'autre, dégradation de matériel, interpellation de militants à qui il est facile de faire porter la responsabilité des événements.

Depuis plusieurs mois ce Comité tout comme le CAUGERN, dont l'USTKE est membre, demandent des garanties sur l'environnement et la prise en compte des populations kanakes de la région, premières concernées quant à la légitimité d'occupation des terres.

Les réunions qui ont pu se tenir sur ces sujets n'ont débouché que sur des promesses, ou des engagements sans cesse différés. Le dialogue dont tout le monde parle ne peut être un prétexte destiné à faire accepter par le fait accompli ce qui n'est jamais réglé par la négociation.

Une fois de plus, comme cela est le cas dans la plupart des pays du monde, la force de la loi est là pour écraser ceux qui osent opposer leur légitimité culturelle et sociale à la démarche économique mondialiste qui voudrait que le profit rende heureux même ceux qui n'en verront jamais la couleur.

Le Bureau Confédéral de l'USTKE demande à l'État de ne pas être le bras armé de Goro Nickel.


Pour le Bureau Confédéral
Le Président 
Gérard JODAR