CAUGERN : La marche organisée dans les rues de Nouméa le 22 avril 2006 a remporté un vif succès
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Nouméa, le samedi 22 avril 2006, à l’appel du Caugern.
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Nouméa, le samedi 22 avril 2006, à l’appel du Caugern.
Alerté depuis plusieurs années des dangers du projet d’usine Goro Nickel du groupe canadien INCO, soutenu à bout de bras par le député Lafleur, je me joins à vous en cette journée de mobilisation pour dénoncer, l’irresponsabilité du président de la région Sud, le mépris du groupe INCO vis à vis de l’avenir écologique et social de Kanaky et la brutalité des forces de répression de l’Etat français.
Personne ne peut ignorer que le projet de Goro Nickel est une bombe écologique pour tout le territoire. Les appétits financiers d’INCO ne peuvent justifier :
– une pollution massive du lagon par des rejets de métaux lourds et des produits toxiques à des niveaux interdits par toutes les conventions internationales,
– des rejets dans l’atmosphère d’oxyde de soufre et d’azote au-delà de normes autorisées,
– des stockages de déchets non sécurisés qui vont polluer les nappes phréatiques.
Il faut dénoncer de la manière la plus ferme ce passage en force au mépris du peuple kanak et des autorités coutumières. Il n’est pas acceptable que les droits du peuple kanak et l’avenir des générations futures soient bafoués par un ordre colonial d’un autre temps au service d’intérêts privés.
Il n’est pas acceptable de sacrifier l’avenir de la planète pour remplir les poches d’actionnaires sans scrupule.
En tant que représentant syndical engagé dans le mouvement social international, je tiens à vous réaffirmer mon soutien total dans votre combat.
Nous suivons avec inquiétude l’évolution des évènements en Kanaky et nous sommes prêts à agir à vos côtés en France ou en Kanaky pour faire respecter les droits à un environnement sain et à la démocratie.
José Bové
Porte-Parole de Via Campesina
1-/ Charte de décolonisation de l’ONU. Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
Résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 affirmant le droit à la libre détermination des peuples colonisés. Interprété comme un droit à l’indépendance, l’exercice de ce droit ne doit être soumis à aucune condition de délai, d’éventuelle impréparation économique ou de scission de territoire concerné (garantie face aux tentatives de partition du pays).
Cette démonstration de force n’était pas justifiée, pour une sensibilisation et une distribution pacifique de tracts pendant la circulation.
Aucune entrave à la Route provinciale sud n’avait été programmée ni engagée, aucun feu n’avait été allumé.
Il s’agit d’une intervention de force sans fondement juridique, pour s’emparer à l’intérieur de terre coutumière de soi disant terroristes ou rebelles qui ne font que défendre leur droit à l’environnement garanti par les Nations Unies aux peuples sous domination coloniale, cf résolution 55/146 du 8 décembre 2000 de l’assemblée générale de l’ONU.
Ces formes d’intervention musclée qu’on ne voyait plus depuis la signature des accords de Matignon en 1988, refont surface à Yaté, Saint Louis, Païta et La Conception soit l’ensemble des chefferies du Sud. Ceci dans le seul but de défendre les intérêts d’une multinationale INCO dont le principal objectif consiste à une re-colonisation de la Nouvelle Calédonie.
Comité des Jeunes de la Conception
Soutient aux actions fondées du GAUGERM
En ce jour du 8ème anniversaire de la signature de l’Accord de Nouméa, ce vendredi 21 Avril 2006, à 4H45 du matin, les jeunes de la Conception ont fait l’objet d’une démonstration de force de la gendarmerie mobile sur les terres coutumières de la Tribu de la Conception.
Alors que des panneaux de sensibilisation à l’environnement étaient disposés le long des collecteurs de la Route Provinciale Sud, les jeunes de la Conception ont été chargés, immobilisés, et jetés à terre alors qu’aucun blocage de cette voie n’était effectué, ni programmé. Aucun feu n’était allumé et les personnes présentes n’étaient ni armées, ni menaçantes.
Près de cinquante mobiles sont intervenus pour contrer par la force, une sensibilisation pacifique initiée par des jeunes sensibilisés aux problèmes de protection de l’environnement.
Le pays berceau des Droits de l’Homme, ne respecte ces Droits que quand cela l’arrange.
Est –il devenue interdit par ce pays de tutelle de poser des pancartes sur nos terres sans être jeté à terre ? Après avoir expulsé nos populations de leurs terres ancestrales au 19éme siècle, l’Etat français a t-il décidé de priver les tribus proches de Nouméa de leurs droits d’expression ?
Cette liberté d’expression est-elle réservée qu’aux seules personnes vivant hors des terres coutumières ? N’avons nous plus le droit dans notre pays et sur nos terres, d’exposer de façon pacifique et saine nos opinions sans être mise à partie et mise à terre tel des criminels de guerre ?
Le Comité dénonce ces agissements de force démesurés et sans fondement, et appelle la jeunesse des tribus, aires et autorités coutumières à s’exprimer contre la détérioration de notre environnement ancestral.
Comite des Jeunes de la tribu de la Conception
Soutient aux actions fondés du CAUGERN