CONFLIT DU PORT
L’économie sous contrôle des forces de l’ordre. Le préavis de grève générale demeure.
Alors que le bateau de la compagnie maritime MSC s’apprêtait à toucher une seconde fois le Port de Nouméa le Mercredi 14 juin vers 14h00, l’USTKE déclenchait sa grève générale. Les actions telles que prévues ont été mises en oeuvre. C’est ainsi que le groupe Carrefour, Conforama, Ace a été paralysé depuis le matin, que la station RFO radio et télé était elle aussi fermée.
Du côté de l’aéroport international de Tontouta, les militants sont restés face à face avec les gardes mobiles de la gendarmerie arrivés à grands renforts. L’Etat policier dans toute sa splendeur a une nouvelle fois fait sa démonstration de force car l’aéroport et le Port de Nouméa sont restés ceinturés par les forces de l’ordre durant toute la journée. Après le site de Goro Nickel, ce sont deux autres points que l’Etat français va devoir sécuriser en permanence. Tout ça pour garantir les intérêts de sociétés étrangères au nom de ce libéralisme qui fait tant de dégâts chez les travailleurs en France et par le monde.
Plus tard, après seulement une heure d’escale, le bateau de la MSC est reparti en direction de l’Australie, après avoir déchargé ses conteneurs.
Samedi 17 juin c’est le bateau de la compagnie maritime MAERSK qui devrait toucher le Port de Nouméa en provenance de Nouvelle Zélande. L’USTKE a donc décidé en fin de soirée de suspendre ses actions compte tenu du départ rapide du bateau de la MSC pour les reprendre dès que le bateau de la MAERSK pointera son nez dans notre lagon.
Comme nous le rappelions dans nos précédents communiqués, il devient illusoire de penser que ces deux compagnies maritimes, qui n’ont que faire du pays et de ses habitants, prennent un quelconque engagement visant à garantir les intérêts de ceux qu’elles méprisent.
C’est donc une nouvelle fois que nous interpellons le Gouvernement de Nouvelle Calédonie afin qu’il prenne ses responsabilités.
Après avoir réaffirmé les grands principes de liberté dans leurs diverses déclarations, il serait tout de même judicieux et responsable de leur part de faire preuve de pragmatisme.
Qui de MSC, MAERSK ou des citoyens de ce pays, les ont placé là où ils sont ?
Nous apprenons en dernière minute qu’un émissaire en provenance du Ministère des Transports de France souhaiterait rencontrer une délégation de l’USTKE avant la fin de cette semaine.
Le Bureau Confédéral
Communiqué N°4 du 14 juin 2006
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