CONFLIT du PORT. Les actions continueront
Ce samedi 17 Juin 2006, le bateau de la compagnie maritime MAERSK a touché le Port de Nouméa. Un Port entouré, sécurisé comme ils disent, par les gendarmes mobiles, un Port inaccessible. Que personne d’autre que la Société SATO, les protégés de l’Etat, puisse travailler ne choque visiblement personne. Dans ce cas il n’y a pas entrave à la liberté de circuler ou de travailler, il y a seulement maintien de l’ordre sur le Port…
Du côté de l’aéroport international de Tontouta même scénario. Déploiement de forces de l’ordre avec filtrage des passagers, restriction des accès aux zones de travail aux seuls travailleurs, moins d’une dizaine, susceptibles de ne pas être grévistes.
Bien évidemment toute cette stratégie nécessite de la part de l’Etat des moyens supplémentaires. Au diable l’avarice, ou plutôt au diable le contribuable Français, les renforts de gendarmes arrivent et débarquent à l’aéroport de Tontouta. Rappelons encore que tout ceci n’a pour but que de défendre les intérêts de compagnies multinationales étrangères.
Ce samedi 17 Juin, pendant que l’Etat menait sa petite guerre, les militants de l’USTKE se retrouvaient devant les grilles, fermées, du Port de Nouméa le temps de la touchée du bateau de la MAERSK. Ce bateau étant reparti en fin de journée la mobilisation pris fin deux heures plus tard.
C’est donc une stratégie d’usure que l’Etat et le Gouvernement de Nouvelle Calédonie semblent vouloir utiliser. C’est par voie de conséquence à cette stratégie que l’USTKE doit répliquer.
Le dialogue ne pouvant se mettre en place et bien qu’une délégation ait rencontré l’émissaire du Ministère des Transports de France, les actions vont continuer sous diverses formes jusqu’à ce que nous obtenions les garanties que nous demandons pour le Port et pour le Pays.
Nous savons désormais que la seconde compagnie en cause dans notre conflit, la MSC fait du dumping en cassant les tarifs au départ d’Australie. Est-ce que les importateurs qui commencent à utiliser cette compagnie nous garantissent une répercussion de la baisse des coûts de frêt donc de leurs coûts de revient, sur le prix des marchandises à la vente ?
Certainement pas et c’est bien là le fond du problème.
La politique économique soutenue par le Gouvernement de Nouvelle Calédonie avec l’appui musclé de l’Etat repose sur les intérêts de certains au détriment du plus grand nombre.
Le Bureau Confédéral
Communiqué N° 6 du 17 juin 2006
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