CONFLIT du PORT, POURQUOI et POUR QUI ?
Depuis le Vendredi 19 Mai 2006 l’USTKE dénonce la venue des deux plus grosses compagnies maritimes au monde que sont MAERSK et MSC. Depuis cette même date si notre combat semble être partagé par beaucoup, officiellement et médiatiquement la version serait plutôt celle d’une USTKE au service d’intérêts particuliers !!! Cette dernière approche relève et ne relèvera pour finir que d’une volonté de diffamer de la part de ceux qui se refusent à analyser la situation à moins qu’ils n’en aient pas la capacité. L’objectivité est en panne depuis bien longtemps.
Nous souhaitons que les vrais questions soient posées afin d’éclairer un peu plus et surtout un peu mieux celles et ceux qui s’interrogent sur ce conflit.
Il est tout d’abord un fait que personne ne peut nier. Que ce soit MAERSK ou la MSC, aucune de ces deux compagnies n’a pris la décision de toucher subitement la Nouvelle Calédonie pour nous aider dans notre développement à titre bénévole. MAERSK et MSC ne sont évidemment pas là non plus pour faire une mission humanitaire. Ils ont décidé de venir chez nous pour gagner de l’argent, faire du profit et rien d’autre. A cela rien de scandaleux mais à la condition que cette démarche ne profite pas qu’à Malmezac, ses associés et quelques gros importateurs de la place.
En effet d’ores et déjà nous sommes assurés que quelles que soient les baisses de tarifs consenties par MAERSK ou MSC aucun consommateur ne verra la couleur de ces baisses lorsqu’il fera ses courses. Bien pire la politique de dumping mise en œuvre par ces deux compagnies maritimes, tuera à moyen terme les autres compagnies maritimes régionales.
Faut-il rappeler que dans le monde des affaires, en l’occurrence celui de MAERSK et de MSC la mise en place de moyens ne peut répondre qu’à une offre de marché. Le marché entre la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie tout comme celui entre l’Australie et la Nouvelle-Calédonie sont de tailles 3 voir 4 fois inférieures aux capacités mises en service par les deux compagnies maritimes.
Pourquoi donc cette disproportion entre l’offre et la demande ?
Nous nous retrouverons alors sur le Port en quasi situation de monopole avec pour liaisons maritimes que celles que voudront bien nous accorder MAERSK et MSC, le tout à leurs nouvelles conditions tarifaires.
Allez demander à Aircalin ou à Air France le prix d’un billet d’avion pour aller sur Paris …
A l’heure où le pouvoir d’achat fait débat, ce qui est normal, occulter la venue de MAERSK et de MSC, nous semble pas très sérieux.
Par ailleurs, l’installation de toute nouvelle entreprise doit signifier création d’emplois.
Quels emplois MAERSK et MSC peuvent-il bien créer ? Aucun.
On nous rétorquera alors que même si ces deux compagnies ne créent aucun emploi, elles vont sauver ceux de la SATO. Il faudrait donc les deux plus grosses compagnies maritimes du monde pour sauver la SATO. Fantasme ou connerie, on en connaît un qui ne recule vraiment devant rien pour arrondir ses, déjà grosses, fins de mois.
Et puis soyons sérieux, MAERSK et MSC ne s’installent pas ici, elles ne font que transiter, elles entendent venir, repartir tant qu’il y aura du fric à tirer avec la bénédiction du Gouvernement de Nouvelle Calédonie ardant défenseur de ce libéralisme, destructeur d’emploi, ogre et rapace à la fois.
Nous n’avons toujours pas les garanties que nous avons demandées. Cependant le bateau de la compagnie MSC doit toucher le Port de Nouméa ce soir Mardi 20 Juin 2006.
Tous les militants et responsables sont convoqués à l’assemblée générale qui se tiendra devant le syndicat à partir de 17H00 ce Mardi 20 Juin 2006.
Le Bureau Confédéral
Communiqué N°7 du 20 juin 2006
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