Les faucheurs volontaires condamnés
Imaginons la scène : devant sa glace, ce 27 juin au matin, avant d’en faire l’annonce publique, un juge prononce « Je condamne Jean-Emile Sanchez à deux mois de prison ferme pour avoir neutralisé une parcelle de maïs génétiquement modifié avec quarante-huit autres personnes jugées et quelques dizaines d’autres dont il n’a pas été tenu compte (1) ». Sans doute détourne-t-il le regard avant d’avoir prononcé la fin de la phrase.
Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, précisons que Jean-Emile Sanchez s’en voudrait de détourner le moindre centime d’euros qui ne lui appartiendrait pas, et s’il ne tient pas à cacher ses opinions, son caractère naturellement sympathique, le respect qu’il porte à chacun et sa générosité au gabarit du quintal de sa personne en font un homme et un responsable syndical estimé. Aux antipodes de la plupart des personnages croisant dans les coulisses du pouvoir.
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