CONFLIT SOREN
Un an plus tard….salariés et petits actionnaires toujours victimes.
Le conflit déclenché depuis plus d'un an par quatre petits actionnaires de la SOREN est toujours dans l'impasse.
Rappelons qu'à l'issue des élections provinciales, la nouvelle majorité de la Province Nord ( UNI.Palika) avait pris le contrôle des structures économiques liées à cette province et dans ce cadre démis le Président du Conseil d'Administration de la SOREN à savoir Pascal NAOUNA (UC). Un règlement de compte politique comme tant d'autres qui aurait été sans effet si ce dernier n'avait alors bloqué la société. A noter que le capital de la SOREN est détenu à 51 p/cent par la SOFINOR, à 45 p/cent par des petits actionnaires dont certains ont saisi la justice et 4 p/cent par les quatre qui bloquent la société.
La SOREN a toujours été une société rentable qui assure principalement un contrat de roulage pour le compte de la SLN. La SLN qui n'a apparemment aucun état d'âme dans cette affaire puisqu'elle sous-traite le contrat SOREN avec un GIE mis en place par P.NAOUNA. Tout irait donc bien dans le meilleur des mondes affairistes, sauf que depuis le début du conflit les salariés de la SOREN sont à l'abandon.
Il fallut plusieurs mouvements de blocages de la Province ou du chargement minéralier pour obtenir des garanties et le paiement d'indemnités mensuelles dans l'attente d'un règlement de ce litige et la reprise du travail. Mais cela n'a pas suffit.
A ce jour la SOREN est au bord du dépôt de bilan, les salariés n'ont toujours pas de revenus dignes et sont depuis le 1er juillet 2006 sans couverture sociale Cafat.
C'est donc légitimement que les salariés adhérents de l'USTKE, ont bloqué les accès au chargement de la SLN exigeant de la part de l'actionnaire majoritaire, la SOFINOR, une solution permettant un redémarrage de la SOREN et la sauvegarde des emplois.
Dans ce cadre, l’USTKE a demandé à la SOFINOR lors d’une réunion qui s’est tenue à Népoui le Jeudi 13 juillet 2006, de réfléchir sur la mise en place d’une participation collective des salariés de la SOREN au capital de cette dernière, une participation qui serait attribuée par la SOFINOR sur une partie du capital qu’elle détient.
Dans l’attente, l’USTKE demande une régularisation de la situation entre la SOREN et la CAFAT dans le but de réactiver la couverture sociale de tous les salariés. Le conflit lancé désormais par l’USTKE ne pourra prendre fin que lorsque les salariés auront l’assurance de travailler à nouveau.
Communiqué du 14 juillet 2006
Le Bureau Confédéral
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