CONFLIT HOLCIM.....La Vérité rien que la vérité
Depuis plusieurs mois la section STKE de la Cimenterie HOLCIM essaie en vain de négocier un cahier de revendication déposé depuis bientôt un an.
Dans ces revendications, qui n’ont jamais été revues à la hausse par l’USTKE quoiqu’en dise HOLCIM, deux d’entre elles font toujours l’objet d’un profond désaccord.
La première concerne des reclassements d’une partie du personnel. La direction d’HOLCIM a fait quelques propositions qui ne prennent aucunement en compte la réalité du terrain. En effet comment accepter que pour seule réponse les salariés se voient proposer , pour quelque uns seulement, à des niveaux faibles et dans des délais qui vont jusqu’à 2008 des reclassements conditionnés par des procédures qui ne sont pas appliquées à d’autres.
HOLCIM nous reproche aussi de ne demander ces reclassements que pour des adhérents de l’USTKE. C’est vrai et nous le revendiquons . Tout comme HOLCIM n’ira jamais défendre les intérêts d’un autre cimentier, l’USTKE ne fait valoir que les revendications de ses adhérents lorsqu’il s’agit de revendications individuelles.
Le second point de désaccord porte sur l’embauche d’une 5eme équipe. Qui dit 5eme équipe chez HOLCIM dit 2 salariés. Ce sont donc 2 embauches que l’USTKE a demandé. Pourquoi cette revendication ? Tout simplement parce que les équipes de production travaillent 24 heures sur 24 à raison de 6 jours sur 7. Pour des raisons de sécurité, de souplesse l’USTKE a revendiqué cette 5eme équipe. Par la même occasion il est tout de même bien de rappeler que les effectifs étaient de 41 personnes en 2000 pour n’être que de 32 aujourd’hui.
Voilà les deux points qui sans démagogie aucune, de la part de l’USTKE, font toujours l’objet du désaccord avec HOLCIM.
Alors au fil des semaines on a pu entendre tout et n’importe quoi sur ce conflit. Conflit politique, conflit déraisonnable, conflit sans fondement voir prise en otage des professionnels du BTP. Quel paradoxe dans un pays, parait-il en construction, que lorsque des salariés osent demander un peu plus de salaire, un peu plus d’emploi à un milliardaire, que ce soit le milliardaire qui devrait être la victime.
HOLCIM en situation de monopole, bénéficiant d’une protection de marché est le seul et incontournable fournisseur de ciment du pays. Un groupe qui gagne plusieurs centaines de millions de FCFP de dividendes par an et qui n’a à ce jour toujours rien investit ici. Et même si demain HOLCIM devait faire quelques investissements ce serait avec une partie des profits qu’il réalise localement.
Dans ce contexte l’USTKE a proposé dès le 05 octobre 2007 de permettre aux professionnels du BTP et aux fabricants de béton de venir s’approvisionner à raison de 150 tonnes par jour. Solidarité patronale ou menaces venant de ci et de là, toujours est-il que personne n’est venu jusqu’au 17 Octobre, date à laquelle une grande majorité des entreprises s’est présentée devant l’Usine de Numbo pour charger des camions par dizaines. En deux jours, ce sont 1400 tonnes qui ont été distribuées dans les règles, avec des bons de livraison, aucun encaissement ni en liquide ni en chèque, seules les sociétés en compte chez HOLCIM ayant été servies.
Présents sur les lieux un inspecteur du travail et le 18 Octobre le directeur commercial de HOLCIM, lui-même. Alors pourquoi toutes ses attaques visant à salir l’image de l’USTKE et des sociétés du BTP qui venues s’approvisionner ont seulement voulu continuer a faire fonctionner leurs entreprises et assurer le maintien de leurs emplois.
L’USTKE interpelle tout le pays. Quel développement économique nous voulons. Un développement qui fabrique des milliardaires ou un développement qui crée des emplois et améliore la vie des habitants.
L’USTKE interpelle enfin HOLCIM pour lui dire d’arrêter de tenir des discours qui n’ont pour finalité que de défendre des intérêts privés au détriment de l’emploi, des professionnels du BTP et du pays.
Comme tout conflit celui en cours n’aboutira que par la signature d’un accord entre les parties.
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