Le conflit CARSUD est fondé
Cela fait plusieurs années que la société CARSUD est confrontée à une gestion catastrophique tant en terme social que de service rendu aux usagers.
La Province Sud qui a la compétence dans le domaine du transport régulier de passagers a, au nom du libéralisme, choisi de travailler avec le groupe Véolia dont tout le monde sait que la vocation première n’est pas de transporter les personnes mais de gagner de l’argent.
C’est ainsi qu’année après année, Véolia et la Province Sud, se chamaillent pour savoir qui doit payer pour financer le réseau de transport public au service des usagers de l’agglomération du grand Nouméa.
Alors aujourd’hui le conflit social en cours est une opportunité pour les deux protagonistes que sont Véolia et la Province Sud.
Sauf que, lorsque Véolia ne respecte pas ses engagements avec l’USTKE, lorsque la Province Sud
se déclare en guerre avec l’USTKE, on ne peut vraiment pas leur accorder un quelconque sens des responsabilités.
Dénoncer la section de l’USTKE et accuser les adhérents de l’USTKE de vol, de dégradations, d’absentéisme nous interpelle sur la capacité qu’à ce monsieur à gérer une collectivité comme la Province Sud.
Quels sont les faits : sur 57 chauffeurs il y a 25 grévistes USTKE qui n’entravent pas la liberté du travail ni les accès à l’entreprise et des constats d’huissier sont là pour le prouver.
Si il n’y a que 5 cars qui circulent, le seul et unique responsable est le directeur de CARSUD, Monsieur DELAISSE.
L’unique revendication de l’USTKE concernait la réintégration d’un salarié qui n’a jamais été licencié pour vol mais pour des faits qui relevaient de disfonctionnements au sein de CARSUD,
faits qui concernaient bon nombre de salariés dont trois qui, depuis, ont été réintégrés.
Devant la nouvelle situation provoquée par Véolia, actionnaire de Carsud et par la Province Sud, l’USTKE décide de poser publiquement la question du transport de passagers dans le seul intérêt
de ces derniers.
En conséquence, l’USTKE demande la création d’une régie autonome de transport dirigée et financée directement par la collectivité provinciale. L’USTKE demande l’instauration d’un vrai service public au service du plus grand nombre, à des conditions tarifaires à la portée de tous et dans le cadre d’un réseau réorganisé géographiquement avec des moyens matériels et humains suffisamment conséquents.
L’USTKE demande enfin le retrait du groupe Véolia et la tenue de discussions avec la Province Sud pour la mise en place de cette régie autonome de transport PUBLIC.
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