Conférence de presse à Paris
Le communiqué de presse
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Le communiqué de presse
Libération immédiate des syndicalistes de l'USTKE emprisonnés
HALTE A LA REPRESSION EN KANAKY
Réuni le vendredi 25 janvier 2008 à Nouméa le Conseil National des Droits du Peuple Autochtone de Kanaky Nouvelle Calédonie a arrête les décisions suivantes :
Dans le conflit opposant l’USTKE (Union des syndicats des travailleurs kanak et des exploités) à une filiale de VEOLIA en Kanaky, les forces de l’ordre ont réprimé sauvagement une manifestation le 16 janvier, faisant de nombreux blessés dont cinq graves, interpellant de nombreux manifestants. Dix d’entre eux ont été maintenus en détention jusqu’à leur procès dans un mois. Six autres ont été arrêtés depuis à leur domicile ou sur leur lieu de travail et doivent être jugés en comparution immédiate.
La LCR réunie en congrès dénonce la criminalisation du mouvement social par la justice coloniale française.
Elle exige la libération immédiate des syndicalistes emprisonnés ainsi que l’abandon de toute poursuite.
Saint-Denis (93) le 26 janvier 2008,
adopté à l’unanimité.
Camarades,
la CNT-France tient bien entendu à signer le texte de soutien à votre lutte actuelle. Nous condamnons la répression dont les militants syndicalistes de l'USTKE sont aujourd'hui victimes, des méthodes dignes des heures les plus sombres de la France coloniale et caractéristiques des attaques actuelles contre le droit syndical et notamment le droit de grève.
Votre combat pour un véritable service public de transport accessible à tous est aussi le nôtre et nous ne pouvons qu'appuyer votre revendication du retour dans la sphère publique de l'entreprise de transport CARSUD.
Nous exigeons la libération sans aucune poursuite judiciaire de tous les syndicalistes arrêtés ainsi que le respect strict du droit de grève.
Un coup contre l'un d'entre nous est un coup contre tous.
Secrétariat international de la CNT-F
www.cnt-f.org/international
Liberté pour les 10 syndicalistes
Communiqués de presse de l'Union syndicale SOLIDAIRES et de la Fédération SUD-Rail
Un soutien fort de nos camarades du STC
Tchenbé rèd kanmarad, nou la épi zôt (tenez bon camarades, nous sommes avec vous)
Nous appelons tous les amis, toutes les associations, les organisations syndicales et politiques à protester contre la répression policière que subit l'USTKE et à réclamer la libération des syndicalistes emprisonnés à Nouméa.
Premiers soutiens:
Halte aux violences policières contre les syndicalistes
Depuis des mois un conflit social oppose la section de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) à la direction de CARSUD (entreprise de transport en commun - groupe VEOLIA). Le 28 décembre dernier la police était déjà intervenue violemment contre les militants syndicaux qui campaient devant l’entrée de l’entreprise sans en bloquer les accès. La nuit dernière, les forces de l’ordre ont de nouveau attaqué les militants syndicaux de l’entreprise et ceux d’autres entreprises qui les soutenaient. La violence prend des proportions très inquiétantes. Plusieurs dizaines de syndicalistes sont blessés, leurs voitures ont été détruites. A 10 heures du matin, le 17 janvier heure locale (minuit à Paris), les affrontements se poursuivaient dans un quartier recouvert d’un nuage de gaz lacrymogène. La LCR exige l’arrêt de l’intervention policière dans un conflit social qui oppose Veolia à ses employés et assure les militants de l’USTKE de son entière solidarité.
le 17 janvier 2008.
Nous l’avions prévu, la grève générale durerait. C’est pourquoi cette grève a été organisée sous forme tournante, chaque fédération de l’USTKE assurant 24 heures de mobilisation sur le terrain de la Province Sud à côté de CARSUD.
Est-ce pour autant que la situation va rester en l’état, certainement pas.
A ce jour, nous n’avons toujours aucun contact avec qui que ce soit pour débuter des négociations. Nous en prenons acte.
La grève générale a débutée depuis deux jours le Mercredi 09 janvier 2008 et les seules interventions publiques continuent d’émaner d’un des Vice-Président de la Province Sud, Philippe MICHEL.
Fort de ce soutien le directeur de CARSUD, totalement manipulé politiquement, continue pour ce qui le concerne avec un discours radical qui n’a rien à voir avec le conflit.
On atteint un sommet dans l’irresponsabilité de la part de ces deux personnes.
Philippe MICHEL passe son temps à exiger de l’Etat, l’envoi des forces de l’ordre et le directeur de CARSUD répète à qui veut l’entendre qu’il ne négociera pas.
Voilà de beaux exemples de dialogue social qui devraient faire méditer les travailleurs et la population du pays.
Manu Chao « Si on continue comme ça, on va tout droit dans le mur »
Manu Chao . La Radiolina, le Venezuela, Cuba, les États-Unis, Nicolas Sarkozy, Internet et le disque, le chanteur s’est confié à l’Humanité à l’occasion d’un récent passage en France.
Une délégation de l'USTKE a apporté son soutien aux Faucheurs Volontaires grèvistes de la faim, à Paris
Le lien entre les Kanaks et les paysans du Larzac date de nombreuses années... Les paysans du Larzac ont d'ailleurs fait don d'une parcelle de leur terre au peuple kanak en construisant une case dans laquelle de nombreux jeunes kanaks, étudiants en France, viennent se réunir tous les ans.
Depuis des décennies aucun conflit n’avait connu ce qui vient de se passer le vendredi 28 décembre 2007 aux abords de la société CARSUD.
Des forces de l’ordre, sur demande du Président de la Province Sud, ont, avec l’appui d’une pelle mécanique et d’un camion, dégagé le piquet de grève tenu par les grévistes de CARSUD.
Alors qu’il s’agit d’un conflit opposant la section USTKE et la seule direction de CARSUD du groupe VEOLIA, nous constatons que dès le début sous prétexte de service public, le Président et un des Vice-Présidents de la Province Sud n’ont passé leur temps qu’en déclarations publiques, avertissements et autres menaces verbales à l’encontre de l’USTKE
Il est vrai que ces deux messieurs, au cœur de divisions au sein de leur parti politique, cherchent certainement par des positions radicales à se redorer le blason.
L’USTKE tient tout d’abord à adresser ses meilleurs vœux de santé, de bonheur, de prospérité de dignité et d’humilité à toute la Kanaky.
Santé et bonheur à ceux qui vivent ici au-delà de toutes les différences.
Prospérité pour notre pays, ce pays porteur d’un avenir que nous devons construire au travers d’un projet de société qu’il convient à chacun de porter dans l’intérêt de tous.
Dignité et humilité car quel que soit notre combat nous devons tenir compte de cette terre, de son histoire et de son peuple d’origine, le peuple kanak.
L’USTKE fidèle aux engagements qu’elle a pris en 1981 lors de sa création continuera son combat pour l’émancipation du pays, pour un mieux être social, pour le rééquilibrage et une véritable répartition des richesses.
Le Bureau Confédéral de l’USTKE encourage celles et ceux qui, fidèles à leurs convictions, sauront porter le débat dans tout le pays.
Le Bureau Confédéral salue fraternellement tous les militants de l’USTKE et leur souhaite bonne chance pour 2008 !
Pour terminer, l’USTKE adresse tous ses vœux de réussite au Parti Travailliste !