CONFLIT CARSUD : Les forces de l'ordre ne règleront jamais un conflit du travail
Ce conflit politisé à l’extrême par quelques responsables de la Province Sud et médiatisé sans prendre en compte la version de l’USTKE, pose aujourd’hui plus que jamais la question du dialogue social, dialogue auquel pourtant tout le monde se dit attaché.
Nous n’avons cessé de rappeler qu’aucune liberté n’a été mise en cause dans ce conflit. Les bus pouvaient circuler librement, les salariés non grévistes pouvaient travailler librement et pourtant dès le début, la direction de CARSUD tout comme la Province Sud refusaient toute négociation prétextant qu’ils ne négocieraient jamais sous la pression. De quelle pression parlaient-ils donc ?
Nous n’avons cessé de rappeler qu’aucune liberté n’a été mise en cause dans ce conflit. Les bus pouvaient circuler librement, les salariés non grévistes pouvaient travailler librement et pourtant dès le début, la direction de CARSUD tout comme la Province Sud refusaient toute négociation prétextant qu’ils ne négocieraient jamais sous la pression. De quelle pression parlaient-ils donc ?
Aucune entrave chez CARSUD mais l’occupation d’un terrain provincial qui dans tout autre conflit n’aurait jamais soulevé de protestation de la part d’un patron. CARSUD c’est CARSUD, la Province c’est la Province mais CARSUD refuse toute négociation parce que nous occupons un terrain provincial. Après cela on va nous dire que ça n’a rien de politique.
Les évènements de ce jeudi 17 janvier 2008 n’ont été que le résultat de toute cette désinformation menée depuis plusieurs mois.
L’USTKE défendrait un voleur : totalement faux et le protocole d’accord signé en janvier 2007 est là pour le prouver. L’USTKE se battrait pour un seul individu, et alors, un ou mille ce n’est pas le nombre qui fait la légitimité d’une revendication mais qui plus est, c’est totalement faux car le directeur de CARSUD a procédé au licenciement des délégués et militants de l’USTKE sous des prétextes divers mais en réalité pour leur participation à la grève.
Les discours se succèdent et se ressemblent. Le responsable politique serait honnête et intelligent, l’Etat serait impartial et juste quant à l’USTKE ce sont des voyous, imbéciles. Après cela on va nous parler de respect des institutions, de dialogue social, de construction d’un pays.
Tout pour les uns et rien pour les autres, drôle de conception du rééquilibrage.
Lorsque des forces de l’ordre attaquent sans sommation et à tir tendu blessant à bout portant des militants de l’USTKE, l’agresseur serait encore l’USTKE. Lorsque plus d’une vingtaine de nos camarades se font tabasser par des flics du GIPN après leur arrestation, ce sont ces camarades qui sont violents. Il est temps d’arrêter ces façons de faire. Tout le monde devra rendre des comptes.
La journée du jeudi 17 janvier 2008 aura été une journée extraordinaire de mobilisation. Chaque militant de l’USTKE aura su faire preuve de sang froid et de détermination.
Que cette journée fasse réfléchir ceux qui continueraient à refuser toute négociation pouvant permettre de régler ce conflit du travail.
L’USTKE réaffirme solennellement ce qu’elle a déjà dit et redit depuis des mois, le conflit ne se terminera que par la signature d’un protocole d’accord.
Merci à vous tous, les camarades et responsables de l’USTKE, Bravo pour votre capacité de mobilisation que ce soit sur Nouméa, dans le Nord ou les Iles. Bon courage et toute notre solidarité aux camarades qui ont été blessés où placés en garde à vue.
Nous sommes tous avec vous.
Si vous désirez réagir au sujet de cet article