Le MEDEF monte au créneau.....
Depuis le début du conflit CARSUD nous n’avions pas entendu le MEDEF. Voilà qui est fait. Dans une déclaration faite à la presse le 14 février, le président du syndicat patronal interpelle les autres chefs d’entreprise et leur demande de sanctionner les militants de l’USTKE qui suivent les mots d’ordre de grève générale. Faut-il leur rappeler que le 04 janvier 2008 nous avons déposé ce préavis pour dénoncer les atteintes portées au libre exercice du droit syndical. Cette dénonciation de portée générale concerne l’ensemble du pays, sans exclusion. Les événements de ces dernières semaines prouvent, si il le fallait encore, le bien fondé de cette grève générale. Depuis trois semaines nous avons fait en sorte de ne pas pénaliser les entreprises du secteur privé ou de la fonction publique car nous estimons que ce conflit, aujourd’hui totalement politique du fait de la Province Sud, ne concernait que l’USTKE et CARSUD du groupe Véolia.
Le MEDEF vient donc de décider que les militants USTKE présents dans leurs entreprises seraient sanctionnés s’ils continuaient à suivre les mots d’ordre de l’organisation. Nous prenons acte.
Le conflit CARSUD n’étant pas réglé, la liberté d’exercice du droit syndical étant toujours mise en cause, l’USTKE va continuer ses mobilisations. Aujourd’hui, il ne fait plus de doute que tout le cinéma fait autour du dialogue social, n’aura eu comme objectif que de servir les intérêts d’un patronat de plus en plus riche au détriment d’une justice et d’une équité sociale de plus en plus absentes. D’ailleurs leur dernière proposition de création d’un salaire d’insertion inférieur au SMG est un véritable scandale.
Pour terminer nous espérons que le MEDEF a bien compris que dans chacune de leurs entreprises, les revendications sont omniprésentes et justifient amplement le dépôt de préavis de grève dans chacune de ces entreprises.
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