Tout est trompeur en Nouvelle-Calédonie. Derrière l’opulence liée aux flots d’argent déversés par la métropole et aux cours du nickel au beau fixe, le climat politique et social reste très tendu. Le bras de fer entre l’Etat et le principal syndicat (indépendantiste) du territoire, l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) en est aujourd’hui l’illustration la plus visible. Ce dernier a lancé à minuit un appel à une grève générale de vingt-quatre heures. Le mot d’ordre est «la défense du droit de grève», contestée après plusieurs licenciements ou mises à pied de salariés ayant suivi les consignes de l’USTKE.

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