Nous pensions avoir atteint le summum après, le délogement manu militari du piquet de grève de  Carsud, les arrestations musclées, l’emprisonnement à titre préventif d’une vingtaine de nos camarades en février dernier, et enfin les condamnations à de la prison ferme pour nos
militants dont le Président de notre organisation. Il n’en fût rien et les évènements survenus ces dernières semaines ont conforté l’idée que l’USTKE est une organisation qui dérange beaucoup de monde parmi la classe politique calédonienne.

Cette répression, rappelons-le, sur l’initiative des appareils de l’État et de la justice coloniale
Française, avait pour  principal objectif de nuire, en réduisant au silence, l’exécutif de notre
organisation syndicale à un moment décisif de l’histoire politique de notre Pays.
Une logique de l’État colonial relayée entre autres, par un service de communication ou plutôt de propagande, qui n’a cessé d’alimenter la presse locale et à travers elle la population, dans l’idée d’un syndicat diminué par cette politique « Sarkozienne » jugée localement salutaire ou encore par des divergences de point de vue qui auraient eu raison, de l’exécutif qui entoure le Président de l’USTKE, depuis le Congrès de 2006. 
Si effectivement des désaffections, parfois très médiatisées par une presse locale partisane, ont été constatées au sein de l’USTKE et dont les raisons ne regardent que les responsables concernés, l’impact de cette politique répressive à l’encontre de l’USTKE n’a pas réussi à faire faillir la seule organisation syndicale indépendantiste du Pays, tout au plus a-t-elle réussi à la purger de sa substance branlante.
Nous pourrions vous parler, à titre d’exemples de combativité, des nombreuses grèves générales. Il y eu 13 au total depuis le début de l’année ou encore des conflits actuellement en cours à Ponérihouen Ambulance (20 mois) à Carsud/Véolia (14 mois) à TDF (6 mois) mais aussi ceux gagnés sur le Front Social comme à Aircal, au Foyer Reznik, à la Société d’import export (SCIE) pour ne citer que les plus récents.

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