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jeudi 25 juin 2009

Communiqué de presse de Gabriel Païta

Conflit USTKE/Aircal

En tant que Doyen du Sénat Coutumier, j'aimerais réagir quant aux déclarations de Monsieur Hnaïsseline Nidoïsh sur RFO-NC qui s'indigne, en tant que chef coutumier, des insultes proférées à son encontre par des syndicalistes de l'USTKE.

Je tiens à préciser, d'une part, que Monsieur Hnaïsseline Nidoïsh ne peut plus être considéré comme Grand Chef de Guahma en exercice puisqu'il a déjà cédé sa fonction, il y a quelques années, à son fils Hnaïsseline Doku Caas et que d'autres part, en région coutumier Djubéa Kaponé, Monsieur Hnaïsseline n'est que simple citoyen, membre de la société Aircal, sans avoir le statut de Grand Chef Coutumier.

Ce conflit, qui oppose deux idéologistes distinctes à savoir la démocratie et la coutume, a le mérite de poser la question fondamentale qui est la suivante : " Est-ce qu'un Grand Chef peut se présenter aux élections démocratiques ? " ou " Est-ce que la Reine d'Angleterre peut se présenter aux élections démocratiques ? ".
Je pense qu'il est grand temps que le kanak se détermine par rapport à des choix stratégiques clairs qui ne laissent aucune ambiguïté entre la démocratie et la coutume.
Un Grand Chef qui choisit la formule démocratique doit renoncer à sa chefferie.
Dans cette confusion des genres, à qui profite le crime ??

Et c'est la raison pour laquelle, je sollicite la relaxe pour Gérard Jodar et ses compagnons car, dans cette affaire, le Haut Commissaire représentant l'Etat n'a pas jouer pleinement son rôle d'arbitre, mais a délibérément pris parti en faveur de Monsieur Hnaïsseline contre l'USTKE.

Pour conclure, l'Etat français a-t-il tout manigancer dans le seul but de déstabiliser le nouveau gouvernement de la Nouvelle Calédonie ?


Gabriel Païta
Sénateur et Doyen
du Sénat de Nouvelle Calédonie

 
 

 
lundi 15 juin 2009

FIERS D’ÊTRE USTKE !

Et quoi qu’il arrive !

Car contrairement au LKS, l’organisation syndicale USTKE engagée depuis sa création en 1981 pour l’Indépendance du Pays Kanak n’a jamais renié cet engagement, mieux n’a jamais collaboré avec l’Etat Français contre le mouvement indépendantiste kanak comme l’a fait le LKS (Libération Kanak Socialiste ???) en 1984 pour faire appliquer le statut Lemoine. Et donc :

L’USTKE n’a aucune leçon à recevoir des collaborationnistes et des magouilleurs du LKS !

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vendredi 05 juin 2009

Communiqué de soutien de l'Union syndicale Solidaires

Solidaires avec l’USTKE (Kanaky)

Depuis deux mois et demi, un conflit social dure à Air Calédonie : la direction refuse toute
négociation avec les grévistes et leur syndicat USTKE. C’est pourquoi, l’USTKE appelait
le 28 mai à une journée de grève générale pour que tous les travailleurs/ses de Kanaky
marquent leur solidarité, avec notamment une présence massive des militants à
l’aérodrome de Magenta.
Face à la solidarité ouvrière, l’Etat a répondu une nouvelle par la répression policière :
gendarmes mobiles et GIPN ont violemment attaqué les militants USTKE. Cette violence
policière prend sa source dans les ordres des représentants du gouvernement qui assimile
l’action syndicale à du « banditisme » et reprend à son compte la triste formule des «grévistes preneurs d’otages».
Vingt sept militants de l’USTKE ont été placés en garde à vue. Et tout laisse craindre
qu’une nouvelle fois, l’Etat va aider le patronat en tentant de briser l’USTKE à travers des
procédures judiciaires totalement iniques.
L’USTKE exige que le conflit à Air Calédonie soit réglé d’ici le 5 juin. Faute de quoi,
l’USTKE appellera à une grève générale interprofessionnelle illimitée dans toute la Kanaky.

L’Union syndicale Solidaires réaffirme sa solidarité avec tous les militants syndicaux
victimes de la répression gouvernementale et/ou patronale.
Nous soutenons nos camarades de l’USTKE,exigeons qu’il n’y ait aucune suite judiciaire envers eux,dénonçons la violence policière, et saluons la détermination des grévistes d’Air Calédonie.
Comme elle l’a fait dans le passé, l’Union syndicale Solidaires est prête à s’associer aux
initiatives qui seront prises pour que le droit syndical puisse s’exercer librement en Kanaky.


31 mai 2009

 
 

 
jeudi 04 juin 2009

Communiqués de soutien à l'USTKE

Communiqué du SNPES-PJJ/FSU

Nous avons appris l’arrestation des dirigeants de l’USTKE, lors d’une manifestation pacifique à l’aérodrome de Magenta  pour dénoncer la politique répressive de AIRCAL. Nous tenons à exprimer notre solidarité avec les militants de L’USTKE. Nous dénonçons la volonté de criminaliser l’action syndicale et la répression brutale du gouvernement colonial français. Nous exigeons la libération des militants syndicalistes
 
Le bureau National du SNPES-PJJ/FSU

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mardi 02 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI TRAVAILLISTE

Suite au manque de dialogue et à la répression qui constitue la seule réponse de l'administration coloniale aux actions revendicatives de l'USTKE, le Parti Travailliste tient à réaffirmer sa totale solidarité aux responsables et militants syndicaux emprisonnés ainsi qu'à l'organisation USTKE dont le combat depuis des décennies pour un Pays indépendant dans une société de plus grande égalité et de justice sociale doit être salué et respecté comme il se doit.

Personne ne peut nier le rôle majeur qu'à joué I'USTKE dans les périodes difficiles qu'à connu la KANAKY et ses dirigeants passés et actuels ont été et sont des acteurs aussi responsables que quiconque dans ce pays et à ce titre, ont donc gagné le droit à la dignité et au respect.

Le Parti Travailliste condamne le silence assourdissant des responsables politiques locaux et en particulier des indépendantistes qui laissent sans réagir le représentant de l'état colonial bafouer les droits les plus élémentaires des travailleurs et des syndicats en gardant en prison des responsables syndicaux.

Le Parti Travailliste appelle ses militants et sympathisants disponibles à manifester leur solidarité mardi 02 Juin à 07h30 au Tribunal de Nouméa à l'occasion de la parution des militants syndicaux.

Afin de réfléchir ensemble à la solidarité nécessaire envers les travailleurs réprimés et suite aux choix contestables et aux renoncements des partis du FLNKS concernant l'élection du Gouvernement du Pays, le Bureau Politique du Parti Travailliste est convoqué en réunion élargie extraordinaire mercredi 03 Juin 2009 à 17h00 au restaurant « Au Charley » 2ème Vallée du Tir.

Compte tenu du contexte et de l'importance de l'ordre du jour, la présence de tous est vivement souhaitée.


Pour le Parti Travailliste
Le Président
Louis Kotra Uregei

 
 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’USTKE, lors de son assemblée générale ce samedi 30 mai 2009, dénonce la décision de justice à l’origine de la détention provisoire de nos camarades, dont le président de notre organisation syndicale. Réaffirme son total soutien à nos camarades incarcérés ainsi qu’à leurs familles.

L’USTKE  rappelle que toutes les pressions, interpellations et arrestations à l’encontre de nos responsables ne constitueront jamais une réponse à un conflit, que seul un protocole d’accord peut régler. 

La mise en détention prolongée de syndicalistes constitue une entrave à la libre expression du droit syndical et au droit de grève. Ce qui est inacceptable et que nous n’accepterons jamais. Toutes ces agressions ne porteront jamais atteinte à la détermination de l’USTKE dans le combat juste qu’il mène aux côtés des travailleurs du Pays. 

L’USTKE rappelle que sa mobilisation du jeudi 28 mai 2009, pour laquelle ont été jugés nos camarades, avait pour seul objectif de relancer les négociations afin d’aboutir à la résolution du conflit Aircal qui n’a que trop duré.

Constatant l’absence d’évolution dans ce dossier malgré la grève générale de jeudi dernier, l’interpellation et le maintien en détention prolongée  de nos militants ce samedi 30 mai 2009, l’USTKE interpelle, le délégué du Gouvernement représentant l’Etat Français et la direction d’Air Calédonie sur leurs responsabilités dans le pourrissement du conflit et dans la dégradation du climat social dans notre Pays.

Tous les auteurs responsables de cette situation se trompent en pensant qu’une telle répression est de nature à paralyser notre organisation syndicale qui d’ores et déjà appelle toutes ses structures sur l’ensemble du Pays à se tenir mobiliser dans l’attente d’un appel qui sera lancé par le Bureau Confédéral de l’USTKE.

 

Le Bureau Confédéral