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vendredi 31 juillet 2009

Communiqué d'un ancien d'Indochine

Yann Céléné Uregei a accompli un travail immense en introduisant la décolonisation de la Nouvelle Calédonie au Comité des 24 des Nations Unies dès 1978.
Pendant l’insurrection de 1984 tous les Etats du Pacifique se sont ligués contre la France pour :
- les expériences nucléaires
- maltraitance des kanaks par les forces de l’ordre
- activités terroristes dans la région (affaire du Rain-bow warrior en Nouvelle Zélande)
Et j’en passe.
Yann Céléné Uregei avait réussi à obtenir le soutien des pays non alignés.
L’indépendance de la Nouvelle Calédonie et je précise en faveur du peuple Kanak était inscrite au rôle du Comité des 24 en urgence.
Ce comité était sur le point d’envoyer des observateurs en Nouvelle Calédonie. Encore mieux le gouvernement Néo-Zélandais s’était tenu prêt à envoyer en Nouvelle Calédonie une force d’interposition.
En 1988 renversement total de la situation.
Des leaders kanaks ont signé au nom du peuple kanak les accords de Matignon grand œuvre de la franc-maçonnerie.
Tout s’est effondré comme un château de cartes pour l’indépendance kanak.

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"NOU PA DAKO"

Photo coupé chapo

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jeudi 30 juillet 2009

La France : Etat de DROIT ou de DROITE ?

Nous constatons depuis plusieurs mois une dérive répressive quant à la manière dont l’Etat se comporte face à la situation dans notre pays. Ceci a été notamment révélé lors des procès des militants de l’USTKE.

Dans quel pays, en dehors de quelques républiques bananières décide t’on, à l’occasion, d’une manifestation syndicale, de condamner à de la prison ferme, des leaders et des militants syndicaux, pour avoir exercés leur droit de manifester, ce qui pourtant est un droit légitime et légal, sans même leur laisser le temps d’introduire et d’instruire une procédure d’appel, avec pour motif exclusif d’avoir « entravé la circulation aérienne » ?

Met-on en France tous les militants syndicaux en prison lorsqu’ils exercent leur droit de grève et paralysent ainsi les transports ? Si c’était le cas, les prisons ne seraient pas assez grandes pour emprisonner tous les employés de la SNCF !!

En cela, nous sommes victimes d’une très forte discrimination !!

Nous constatons d’ailleurs un durcissement encore plus radical,

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lundi 27 juillet 2009

Communiqué de presse USTKE

GREVE GENERALE ILLIMITEE REACTIVEE


Malgré les nombreuses déclarations des autorités locales et du représentant de l’Etat, exhibant notre Pays comme un modèle français des droits de l’homme, de liberté et de justice en opposition à nos voisins et frères du Pacifique Sud à qui la France reproche souvent l’absence de démocratie, nous vivons en réalité en Nouvelle Calédonie, dans une république bananière où les calédoniens ne sont rien d’autres que des colonisés, des exploités sous l’emprise de spéculateurs de toutes sortes dont les intérêts se mélangent à ceux de l’Etat colonial Français.

Une situation que nous rappelle tout d’abord le comportement du Haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie qui n’a cessé d’user de la force pour réprimer systématiquement les grèves menées par l’Ustke. Un châtiment pour lequel d’autres syndicats de la place n’ont jamais été inquiétés. Ajouté à cela, les engagements du représentant de l’Etat pris avec le Président de l’Ustke, dans le cadre du conflit Aircal, qui n’ont jamais été respectés. Un non-respect de la parole donnée qui avait pourtant amené le Président et les responsables de l’organisation à suspendre le 10 juin dernier la grève générale après 3 jours de mobilisation. Un affront dans un Pays où la parole est sacrée.

Ensuite le parquet de Nouméa à l’origine du mandat de dépôt exigé contre 6 parmi nos 28 camarades et dont les condamnations, de la peine d’amendes, en passant par le sursis, jusqu’à 12 mois fermes requis contre 2 responsables de l’Ustke dont le Président, sanctionnent des faits identiques commis le même jour à la même heure … !? Une injustice rendue au nom du peuple français et dont le caractère colonial apparaît dans ce procès entièrement à charge et sans instruction ayant conduit à l’emprisonnement des responsables syndicalistes.

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Communiqué du collectif pour la défense des droits et des libertés et pour la libération des syndicalistes

Le collectif pour la défense des droits et des libertés et pour la libération des syndicalistes interpelle Madame Marie Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre Mer sur le sort réservé aux syndicalistes de l’Ustke, incarcérés depuis le 31 mai 2009 pour 2 d’entre eux, le 5 juin et le 29 juin dernier pour les 5 autres dont le Président de l’USTKE, Gérard jodar.

Il rappelle que l’emprisonnement de syndicalistes est scandaleux et inacceptable dans les Pays dits démocratiques. Le motif d’entrave à la libre circulation d’un aéronef à l’origine du mandat de dépôt requis par le parquet de Nouméa relève d’une mascarade judiciaire insupportable. Un affront au respect des droits et des libertés confirmé par les condamnations disproportionnées mais aussi inégales, allant de l’amende, au sursis jusqu’à 12 mois de prison ferme s’agissant du président de l’Ustke, pour le même chef d’inculpation.

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mardi 21 juillet 2009

Communiqué de la section STKE/Centre Culturel Tjibaou

Le STKE du Centre Culturel Tjibaou s’interroge sur les véritables raisons de l’engagement, au côté du collectif anti-USTKE, le 24 juin dernier, de la présidente du Conseil d’administration de l’Agence de Développement de la Culture Kanak /CCT, Mme Marie Claude Wetta, veuve Tjibaou.

Nous nous étonnons de la forte implication de la présidente du CA de notre Etablissement dans un groupement organisé qui a exigé l’incarcération de syndicalistes de l’USTKE dont notre président, Gérard Jodar.
Cette agression publique que nous dénonçons fortement et que nous assimilons à une atteinte au libre exercice du droit syndical et à la criminalisation de l’action syndicale, nous amène à apporter les précisions suivantes.
Tout d’abord que le STKE/CCT est le syndicat le plus représentatif au Centre Tjibaou. Un constat répété en 2008 avec la majorité des voix obtenues, lors des élections de Délégué du personnel, qui lui ont conféré les postes de titulaire dans les deux collèges existants au centre.

Ensuite que depuis sa création le STKE/CCT s’est toujours inscrit dans un dialogue social constructif et respectueux de l’outil ADCK, héritage des Accords de Matignon et de ceux d’Oudinot signés, faut-il le rappeler ici, par le Président fondateur de notre organisation syndicale au nom de l’USTKE.
Le STKE/CCT tient de plus à rappeler qu’au plus fort des divergences de point de vue qui l’ont parfois opposé à la direction de l’ADCK centre Tjibaou, il n’a jamais eu recours aux blocages, aux insultes ou encore à la dégradation des locaux dans notre Etablissement.

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lundi 20 juillet 2009

Communiqué de Presse du Parti Travailliste

Suite à la réunion de son Bureau Politique le dimanche 19 Juillet 2009 à Nouméa, le Parti Travailliste réaffirme sa solidarité totale avec l’USTKE et ses responsables emprisonnés dont le Président Gérard JODAR.
 
Le Parti Travailliste dénonce une nouvelle fois avec la plus grande fermeté la criminalisation de l’action syndicale et de l’exercice du droit de grève dans notre pays par l’appareil judiciaire, bras armé du colonialisme car sous couvert de décisions dites de justice, l’état colonial français se permet d’arrêter à l’audience et jeter en prison des délégués, des dirigeants et le Président d’un syndicat tous pères de famille pour des faits qui ne sont ni criminels, ni terroristes mais pour des actions « d’entrave à la circulation d’un aéronef » !
 
Personne pourtant n’a oublié que ce même appareil judiciaire a acquitté les tueurs de Hienghène ou n’a jamais poursuivi les délinquants en col blanc mis en cause dans des rapports divers y compris de la Chambre Territoriale des Comptes !

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mercredi 15 juillet 2009

Communiqué de soutien de O OE TO OE RIMA

Ei ma’a tapu Fenua
Ei ma’a Ite
Ei au tae’aera’a

Soutien à Gérard Jodar


Mons cher Gégé,

Quelle honte pour l’Etat colonialiste français et sa soi-disant justice, de t’avoir envoyé en taule alors qu’avec ton syndicat et tes militants vous ne fassiez que revendiquer à bon droit sans porter atteint à l’intégrité des personnes, ni aux installations de l’aéroport et encore moins aux appareils d’Air Calédonie.
Quand je pense qu’en France métropolitaine, les grévistes sont autrement plus durs et dévastatrices, jusqu’à la prise en otage des dirigeants d’entreprise.
Et ce n’est pas pour autant que le secrétaire général, le président du syndicat ou de la section se retrouve en taule.
Finalement, cher Gégé, mon frère et ami, quelqu’un avait bien raison de dire, naguère, que nous sommes réellement des français à part.
Où est donc passée la France, patrie de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, celle de la révolution française de 1789 ?
Faaitoito, courage, mon frère, l’histoire avec un grand « H », te donnera raison contre la répression coloniale comme cela s’est produit maintes fois en de nombreux pays de la planète.

Tous les camarades de O Oe To Oe Rima sont avec moi pour te dire FAAITOITO.

Affectueusement.

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vendredi 10 juillet 2009

Communiqué de Presse

Collectif « pour la défense des droits et libertés
et pour la libération des syndicalistes emprisonnés »

Le collectif tient à déclarer son existence officielle suite à la mobilisation populaire qui s’est manifestée lors de la marche du 4 juillet 2009 à l’appel de l’USTKE.

Renforcé dans sa démarche par les organisations et les personnalités qui le composent aujourd’hui à savoir : partis politiques (UC, UCR, Parti Travailliste), syndicats (SLUA, USTKE), comité Rhéébù Nùù, associations de quartiers (Koutio, Rivière Salée, Vallée du Tir…), syndicat d’étudiants, personnalités coutumières et du monde social et de l’église…, le collectif constate positivement que la revendication concernant la libération des militants syndicaux dont le Président de l’USTKE, JODAR Gérard, a eu un écho populaire qu’aucun responsable de ce pays peut ignorer.

Le syndicalisme a sa place dans la société et en particulier dans la construction de ce pays. Il est une force de proposition pour le développement économique et social mais aussi, il reste un contrepouvoir lorsque se manifeste l’injustice et l’arbitraire. Il est aussi le garant d’un fonctionnement démocratique dans le monde politique, économique et social.

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mardi 07 juillet 2009

Grande mobilisation pour nos camarades emprisonnés

Manif 4 juillet -chapô

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Communiqué du Comité de Défense Sociale (CDDS)

Un an de prison ferme pour Gérard Jodar
Liberté et levée des inculpations pour les militants de l’USTKE !
Il faut riposter face à la répression coloniale et anti-ouvrière !

Paris, le 2 juillet 2009 – Gérard Jodar, président de l’Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et Exploités (USTKE), a été condamné le 29 juin à un an de prison ferme, et cinq de ses camarades à entre quatre et douze mois de prison ferme. Dix-huit autres militants ont eux aussi été condamnés à quatre mois de prison avec sursis. Le Comité de défense sociale (CDDS) proteste énergiquement contre cette attaque qui frappe les travailleurs de Nouvelle-Calédonie, de toute la France et de ses colonies. Ces condamnations sont les suites d’une attaque policière le 28 mai dernier. Alors qu’ils manifestaient à l’aérodrome de Magenta, s’opposant au licenciement d’une employée de la compagnie Air Calédonie et à la mise en cause des libertés syndicales, des dizaines de militants de l’USTKE, dont Gérard Jodar et les autres condamnés, ont dû fuir l’assaut brutal des flics et une pluie de grenades lacrymogènes, trouvant refuge dans deux avions d’Air Calédonie. Ils ont été scandaleusement condamnés pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Ils ne faisaient en réalité que défendre le droit de grève et de manifester !

Nous nous solidarisons avec nos frères de classe en Nouvelle-Calédonie contre cette chasse aux sorcières de l’Etat français visant l’USTKE, et nous exigeons leur libération immédiate et la levée de toutes les inculpations.

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Syndicalistes calédoniens condamnés : Nous sommes solidaires

Prononcées le 29 juin à Nouméa contre vingt-huit membres du syndicat indépendantiste kanak USTKE, les condamnations suivantes marquent la dérive de la justice française dans cette colonie des antipodes : six peines de prison ferme avec mandat de dépôt à l'audience contre le président du syndicat Gérard Jodar (un an) et cinq autres militants ; trois peines de prison ferme sans mandat de dépôt ; dix-huit condamnations à de la prison avec sursis et une peine de 50 jours-amendes. L'incarcération immédiate alors que les condamnés ont interjeté appel du jugement est rare en France, surtout quand les prévenus se présentent libres au tribunal et qu'ils fournissent toutes les garanties de représentation.

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Communiqué du PCF

Le PCF proteste contre la condamnation d'un syndicaliste en Nouvelle Calédonie.

Le Président de l’USTKE, Gérard Jodar, a été condamné fin juin à Nouméa à un an de prison ferme, suite à une opération menée par le syndicat à l’aéroport. En tout, 28 militants syndicalistes étaient poursuivis. De 4 à 12 mois de prison ferme ont été prononcés pour 6 d’entre eux. Les
motifs d’une telle sanction : « entrave à la circulation d’un aéronef » ne tiennent aucunement compte de la réalité et du fait que les syndicalistes aient du se réfugier dans des avions stationnée pour  échapper aux grenades lacrymogènes tirées par les forces de l’ordre.

Ce jugement exceptionnellement dur atteste d’une dérive inquiétante et d’une tendance à la criminalisation de l’action syndicale, comme ce fut le cas avec la rafle dont furent dernièrement victimes des syndicalistes d’EDF dans l’hexagone.

Le Parti communiste français assure les syndicalistes concernés et l’USTKE de sa solidarité et fait part de sa disponibilité pour contribuer à la mobilisation contre ce jugement inique.

 

Jean-Louis Le Moing,
Membre du Comité exécutif
du PCF chargé des DOM TOM

Paris, le 6 juillet 2009.

 
 

 

Communiqué du MJKF

Le Mouvement des Jeunes Kanak en France, tient à dénoncer la campagne de criminalisation à l'encontre de l'USTKE.

Le droit de grève est un principe universel qui doit être respecté, et l'incarcération des camarades de l'USTKE et de son président est une entorse grave à ce principe et une insulte à l'ambition démocratique en Kanaky Nouvelle-Calédonie.

Nous venons de célébrer les vingt ans de l'accord de Matignon, et son esprit de dialogue qui a ramené la paix au pays. Malgré cet accord, notre pays reste encore, dans une caricature coloniale, illustrée par cette décision de justice locale.

Nous regrettons amèrement que cet esprit de dialogue ne soit pas traduit dans les faits, particulièrement en ce qui concerne les conflits sociaux.

Nous appelons tous les citoyens pour qui le droit de grève est un principe fondamental à signer la pétition en soutien aux camarades USTKE emprisonnés (http://solidaritekanaky.org/)

Et de participer au rassemblement le mercredi 8 juillet à 10h derrière l'Assemblée Nationale.


Pour le bureau du MJKF
Rock Haocas
Yoan Boewa
François Karé
Brigitte Whaap

 
 

 

Communiqué de la Confederacion Intersindical Galega (CIG)

La Confederación Intersindical Galega (CIG) apporte son soutien aux militants du syndicat USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités); notamment au président Jodar et aux camarades syndiqués lourdement condamnés par rapport à leurs actions dans le cadre du conflit de la compagnie aérienne Aircal. 
L'injuste situation coloniale que le peuple kanak subisse depuis trop longtemps a conduit l’USTKE à se mobiliser sur le chemin de la libération sociale et l’émancipation nationale. L'Etat français répond par la force et la répression aux luttes sociales.

La CIG exige la relaxe de ces militants syndicalistes et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

 

Santiago de Compostela, 3 juillet 2009

 

VIVE LA KANAKY LIBRE!  VIVA GALIZA CEIBE!


Confederación Intersindical Galega

 
 

 

Communiqué de la CGT

Syndicalistes emprisonnés

Libérez les militants de l’Ustke !

Les condamnations « au nom du peuple français » prononcées à Nouméa à l’encontre de 28 syndicalistes de l’USTKE sont particulièrement lourdes.

Le 28 mai dernier, plusieurs militants venus apporter leur soutien à une salariée de la compagnie « Air Calédonie » menacée de licenciement ont vu leur manifestation devant l’aéroport de Nouméa fortement réprimée par la police. Plusieurs militants sont alors interpellés et traduits en justice. Un mois après, le verdict tombe : lourdes amendes, peines de prison avec sursis pour les uns mais aussi peine de prison ferme avec mandat de dépôt pour 6 militants, dont le Président de l’USTKE, Gérard JODAR condamné à un an. En emprisonnant des responsables syndicaux, une étape supplémentaire a été franchie dans la façon dont l’Etat français et le patronat local considèrent le syndicalisme sur ce territoire ; force est de constater que la justice semble s’adapter aux priorités du pouvoir politique.

La CGT ne peut tolérer cette escalade dans la répression syndicale dont l’USTKE, première organisation syndicale sur la région, est victime. Elle appelle au développement de la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés pour qu’ils soient libérés sans condition dans les plus brefs délais et apporte son soutien à la manifestation qui se déroulera samedi 04 juillet à Nouméa.

Montreuil, le 3 juillet 2009

 
 

 

COMMUNIQUE DU LKP

En réponse à la répression qui frappe les Travailleurs et Dirigeants de l’USTKE (Nouvelle-Calédonie).

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (LKP) apporte son total soutien aux Dirigeants et Travailleurs de l’USTKE qui luttent l’oppression et la répression capitaliste et colonialiste en Nouvelle-Calédonie.

LKP :

Condamne sans réserve toutes les tentatives de diabolisation et de criminalisation de l’action syndicale orchestrées par l’Etat colonial Français ;

Exige la libération de tous les Militants et Dirigeants de l’USTKE ;

Exhorte les Travailleurs et le Peuple KANAK à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale de leurs justes et légitimes revendications ;

Condamne les propos de la Secrétaire d’Etat chargée de « l’outre-mer » ; propos salués d’ailleurs par les représentants du front national en Nouvelle-Calédonie ;

Appelle l’ensemble des Travailleurs de Guadeloupe à se tenir prêt à la mobilisation pour défendre le droit et les libertés syndicales an péyi annou é toupatou si latè ;

Déclare que les Peuples ne renoncent jamais à la liberté. Ils y sont seulement contraints et seulement pour un temps ; le temps pris pour préparer la révolte et briser les chaînes de l’asservissement et de la négation.


Non à la répression … La Gwadloup sé tan nou !


Pointe-à-Pitre, le 02 Juillet 2009


Le porte parole
E. DOMOTA

 
 

 
vendredi 03 juillet 2009

Communiqué de RHEEBU NUU

APPEL A LA SOLIDARITE

Le comité appelle ses militants, sympathisants et la population à participer à la manifestation organisée par l’USTKE le samedi 04 juillet 2009 dans les rues de Nouméa.

Il s’agira de marquer notre soutien au Président JODAR et aux camarades syndiqués lourdement condamnés par rapport à leurs actions dans le cadre du conflit AIRAL. Ceux ci ont toujours été solidaires des actions et du travail menés par les autochtones du Sud durant ces dernières années.

Le comité Rhéébù Nùù dénonce la campagne de criminalisation développée autour du président JODAR et de l’action de son syndicat et rappelle que tout conflit appelle la négociation et des solutions de dialogue.

 

Le Secrétaire Général

R.Mapou

Le Président

A.VAMA

 
 

 
mercredi 01 juillet 2009

Communiqué du NPA

Condamnations scandaleuses à Nouméa

Le président de l’USTKE, Gérard Jodar, a été condamné à un an de prison ferme, un mandat de dépôt immédiat a été prononcé à l’audience, il a été conduit au camp Est avec quatre autres syndicalistes pour purger de lourdes peines. Les 21 autres militants jugés ont écopé eux aussi de peines, soit de prison ferme avec aménagement, soit de prison avec sursis.
Les condamnations prononcées aujourd’hui à Nouméa sont scandaleuses. L’action syndicale et le droit de manifester sont des droits fondamentaux que seules les dictatures ne reconnaissent pas.

Jamais en métropole un tel jugement n’a été prononcé. Des manifestations avec des affrontements violents entre syndicalistes et forces de l’ordre s’y sont pourtant déjà déroulées (dockers, pêcheurs, agriculteurs ou salariés qui voient leur entreprise fermée).
Les motifs des condamnations sont injustifiables : « entrave à la circulation d’un aéronef », la manifestation de soutien aux employés de la société Air Calédonie a commencé à l’aube, l’intervention des forces de l’ordre a commencé à 7 heures du matin le 28 mai, une heure où aucun avion ne décolle de l’aéroport de Magenta, c’est donc les gardes mobiles qui ont provoqué le blocage du trafic. Quant aux « dégradation de biens publics », là aussi c’est l’intervention violente des forces de l’ordre qui les ont provoqué.

Ces condamnations sont la marque d’une justice coloniale qui veut faire taire  l’USTKE, premier syndicat du territoire et qui revendique l’indépendance pour la Kanaky. Le NPA appelle à développer la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et à participer à toutes les initiatives pour dénoncer ce jugement. Le NPA réaffirme son entière solidarité avec tous les militants de l’USTKE.

 

Montreuil, le 29 juin 2009

Olivier BESANCENOT

 
 

 

Communiqué du Syndicat Libre Unité Action (SLUA)

Suite à la décision politique d'emprisonner les syndicalistes de l'USTKE , le secrétaire général du Syndicat Libre Unité Action tient à manifester publiquement son indignation face à de tels actes visant à remettre en cause les droits fondamentaux du syndicalisme libre, dans un pays de droit !

En effet, le pays se déscontruit, le pays est en recul et la seule réaction à cette instant c'est la honte, la honte envers les partis indépendantistes et en particulier des autres mouvements syndicaux qui choisissent le silence et l'indifférence.

Ce qui est fait à Gérard Jodar et ses amis, la justice fera demain à l'encontre des autres syndicats.

C'est la raison pour laquelle, je refuse de cautionner cette décision prise par la justice car l'emprisonnement des syndicalistes existent uniquement dans les pays totalitaires !

Un bref rappel pour affirmer que les avancées sociales, toutes les avancées dans ce pays restent le fruit des combats menés par les syndicats.

Enfin emprisonner le syndicat, c'est confisquer la parole et le droit syndical ce que nous refusons avec force.

En conséquence, nous demandons à l'ETAT, en qualité de 3ème partenaire de faire cesser cette escalade et de faire en sorte que la justice reste indépendante de ses décisions.

Nouméa, le 30 juin 2009

Rosine STREETER
Secrétaire Général
Syndicat Libre Unité Action

 
 

 

Libération sans condition de nos camarades

Dans toute histoire d’émancipation d’un Pays, l’Etat colonisateur s’est toujours appliqué à réprimer sans réserve les forces vives en présence et parmi elles, les syndicalistes.
La condamnation et particulièrement le mandat de dépôt à l’encontre de 6 de nos camarades s’inscrit dans cette logique coloniale entretenue par l’Etat Français dans notre Pays et concrétisée à travers la décision rendue le 30 juin 2009 par le tribunal de Nouméa au nom du Peuple Français.
L’USTKE dénonce l’atteinte au libre exercice, du droit syndical, du droit de grève et condamne la criminalisation de l’action syndicale.

L’USTKE tient particulièrement à condamner le comportement du Président du conseil d’administration de la Compagnie Aircal qui depuis le début de ce conflit s’est caractérisé par son attitude méprisante à l’égard des grévistes.
Les difficultés actuelles notamment financières d’Air Calédonie ne sont pas le fait de la grève mais sont liées à une gestion catastrophique sur lesquelles nous exigeons un audit afin de mettre en exergue leur part de responsabilités dans cette affaire.

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Communiqué du CAR CORSICA LIBERA

Soutien aux syndicalistes de l'USTKE

Corsica Libera apporte son total soutien aux syndicalistes membres de L’USTKE, que l’Etat français tente de réduire au silence par une nouvelle répression policière et judiciaire.
Face aux ravages de la colonisation française, le courageux peuple kanak a engagé depuis plusieurs décennies un légitime combat pour son émancipation politique.
L'injuste situation économique et sociale qu'ils subissent depuis trop longtemps a conduit les travailleurs kanaks à se mobiliser sur le chemin de la libération pour établir une nécessaire justice sociale et préserver les intérêts vitaux de leur peuple.
Une nouvelle fois l'Etat français répond par la force et la répression à ces mouvements sociaux. Cette situation n'est pas sans nous rappeler quelques analogies avec la Corse.
En effet que l'on soit syndicaliste à Nouméa ou à Aiacciu, dès lors que l'on tente de remettre en cause le système en place ce sont les mêmes matraques et les mêmes ordres policiers qui s'abattent contre les forces du progrès social, qui luttent pour un avenir meilleur, digne et libre de nos peuples respectifs.
Corsica Libera témoigne ici, de sa pleine et entière solidarité à Gérard Jodar, président de l’USTKE, ainsi qu’à ses compagnons de lutte. Corsica Libera exige la relaxe de ces militants syndicalistes et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

Vive les luttes de libération nationale.

AIACCIU U 24/06/2009

VIVE LA KANAKY LIBRE !


CORSICA LIBERA