Communiqué de Presse
Collectif « pour la défense des droits et libertés
et pour la libération des syndicalistes emprisonnés »
Le collectif tient à déclarer son existence officielle suite à la mobilisation populaire qui s’est manifestée lors de la marche du 4 juillet 2009 à l’appel de l’USTKE.
Renforcé dans sa démarche par les organisations et les personnalités qui le composent aujourd’hui à savoir : partis politiques (UC, UCR, Parti Travailliste), syndicats (SLUA, USTKE), comité Rhéébù Nùù, associations de quartiers (Koutio, Rivière Salée, Vallée du Tir…), syndicat d’étudiants, personnalités coutumières et du monde social et de l’église…, le collectif constate positivement que la revendication concernant la libération des militants syndicaux dont le Président de l’USTKE, JODAR Gérard, a eu un écho populaire qu’aucun responsable de ce pays peut ignorer.
Le syndicalisme a sa place dans la société et en particulier dans la construction de ce pays. Il est une force de proposition pour le développement économique et social mais aussi, il reste un contrepouvoir lorsque se manifeste l’injustice et l’arbitraire. Il est aussi le garant d’un fonctionnement démocratique dans le monde politique, économique et social.
C’est pourquoi, le collectif dénonce l’atteinte au libre exercice du droit syndical, du droit de grève et condamne la criminalisation de l’action syndicale suite à l’emprisonnement des militants syndicalistes par l’utilisation abusive et arbitraire du mandat de dépôt alors que rien ne le justifiait. Il a été constaté que la justice a été expéditive en tenant un procès sans aucune instruction et uniquement à charge. Les méthodes employées et les sanctions appliquées et qui sont disproportionnées en rapport avec les faits reprochés démontrent bien le caractère encore colonial de la justice.
Le collectif tient à remercier toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés lors de la marche du samedi 4 juillet 2009.
Le collectif reste ouvert et travaille à ce que la revendication exprimée soit soutenue encore plus massivement et notamment à travers la pétition qui est en cours de signature actuellement.
Dans les jours avenir, le collectif continuera de se mobiliser afin que les prisonniers soient libérés selon la demande de remise en liberté qui a été exprimée par leur avocat afin qu’ils puissent préparer sereinement le procès en appel.
Nouméa le 9 juillet 2009
Pour le collectif : son porte parole provisoire
Mr Alphonse PUJAPUJANE
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