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mardi 18 août 2009

Communiqué de la CGT

La CGT exige la libération immédiate des syndicalistes de l’USTKE  

mardi 18 août 2009

A la veille du procès en appel, l’USTKE, syndicat kanak indépendantiste a appelé à des mobilisations le 22 août prochain pour exiger la libération de son Président, Gérard Jodar et de six autres militants, condamnés à un an de prison ferme et emprisonnés depuis le 29 juin.

Ces condamnations sont injustifiables. Elles sont un déni de démocratie, un abus de pouvoir doublé de mépris à relent colonialiste. Elles s’inscrivent dans le contexte néocolonial qui est celui de ce territoire où le Medef local et les représentants de l’Etat français agissent de connivence pour tenter de réprimer le premier syndicat de l’archipel

La Cgt met solennellement en garde le gouvernement : en favorisant la répression les autorités françaises prennent la responsabilité de créer les conditions d’une nouvelle période de troubles sur ce territoire. Au contraire, tout doit être mis en œuvre pour rétablir les libertés syndicales sur l’île et favoriser le dialogue nécessaire entre toutes les composantes de la société civile.

Jugeant inadmissible la répression qui s’abat sur l’USTKE, refusant la criminalisation croissante de l’action syndicale dont fait l’objet cette centrale, la Cgt sera présente à Nouméa samedi 22 août aux cotés des manifestants réclamant la libération immédiate des militants syndicalistes et le libre exercice du droit syndical en Kanaky.

Montreuil 18 août 2009

 
 

 

Déclaration du Collectif Internationale de Défense

– Considérant la mise en place d’une législation d’exception en matière de manifestations et de procédure pénale.

– Considérant que les effets pervers de la mondialisation capitaliste ont entraîné et entraîneront encore des grèves, des mouvements sociaux et plus généralement des revendications des peuples

– Considérant également que l’uniformisation et la marchandisation des cultures est une atteinte à la liberté des peuples à témoigner d’eux-mêmes et une expression moderne de la domination étatique par l’expression du droit du plus fort

– Considérant qu’il en résulte que la réponse de l’Etat français face à la détresse des individus et des peuples est l’instrumentalisation de la justice par la répression judiciaire

Il est décidé de la création d’un Collectif de Défense Internationale composé d’avocats des pays des nations sans Etats qui a l’ambition de s’élargir à tous les défenseurs épris de justice et d’égalité sociale.

Le Collectif de Défense Internationale se donne pour mission d’assister et de défendre les militants syndicalistes et les ressortissants des peuples en lutte.

Corte, le 9 Aout 2009


Bâtonnier STAGNARA, Corse
Me Jean-Guy TALAMONI, Corse
Bâtonnier Socrate Pierre TACITA, Guadeloupe
Me Sarah ARISTIDE, Guadeloupe
Me Georges-Emannuel GERMANY, Martinique
Me Patrice TACITA, Guadeloupe,