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vendredi 28 août 2009

Communiqué du NPA

Libérez les syndicalistes de l’USTKE

Lors du procès en appel à Nouméa le 25 août des 26 syndicalistes de l’USTKE, le procureur a requis des peines encore plus lourdes qu’en première instance, demandant 15 mois de prison ferme contre le président de l’organisation Gérard Jodar pour entrave à la circulation d’un aéronef.

Le tribunal a mis le jugement en délibéré pour le 15 septembre tout en prononçant le maintien en détention des militants.

Depuis plus de trois mois six responsables de l’USTKE croupissent dans les cellules surpeuplées du Camp Est, le seul camp pénitentiaire de cette colonie. Gérard Jodar est privé des visites de son épouse depuis qu’il a transmis au journal Libération des réponses écrites à une interview, une décision arbitraire de la direction du centre, décision digne d’une dictature.

Le NPA dénonce la répression contre les militants syndicaux de l’USTKE et les procédures judiciaires dont ils sont victimes. Comme ce serait le cas en métropole pour des faits similaires, Gérard Jodar et ses camarades doivent être libérés sans délai.

Contre toutes les manœuvres de criminalisation de l’action syndicale en Nouvelle Calédonie, le NPA réaffirme sa solidarité avec les militants et dirigeants de l’USTKE et appelle à participer à toutes les initiatives de soutien.


Le 26 août 2009.

 
 

 

Communiqué de soutien du L.K.P aux militants de l'USTKE

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (LKP) apporte son total soutien aux Dirigeants et Militants de l’USTKE ainsi qu’aux Travailleurs de KANAKY qui luttent contre l’oppression et la répression capitaliste et colonialiste en Nouvelle-Calédonie.

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON  :

Condamne sans réserve toutes les tentatives de diabolisation et de criminalisation de l’action syndicale orchestrées par l’Etat colonial Français ;
Exige la libération de tous les Militants et Dirigeants de l’USTKE ;
Déclare que la sentence contre les Travailleurs de l’USTKE relève d’une décision politique visant à museler toute contestation en Nouvelle-Calédonie et prouve bien que nous sommes dans une colonie.
Exhorte les Travailleurs et le Peuple KANAK à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale de leurs justes et légitimes revendications ;
Déclare que les Peuples ne renoncent jamais à la liberté. Ils y sont seulement contraints et seulement pour un temps ; le temps pris pour préparer la révolte et briser les chaînes de l’asservissement et de la négation.

Non à la répression !

Pour le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

Elie DOMOTA
Lapwent,  le 24 août 2009

 
 

 

Communiqué de la CGT Pénitentiaire

Criminalisation de l’action syndicale et acharnement sur l’USTKE 

La CGT pénitentiaire condamne fermement la politique pénale de plus en plus répressive du gouvernement français.

Depuis quelque temps déjà, la politique Sarkozyste tente de contrôler et de réprimer fortement le grave mécontentement social.
De nombreux militants engagés contre toutes sortes d’inégalités sociales sont régulièrement trainés sur les bancs de la justice ou victimes de violences policières.

Cette répression abusive et aveugle non seulement indigne  et injuste, enracine une justice de classe. Alors même que les délinquants de la haute finance, les abuseurs de biens sociaux, les patrons voyous sont traités avec égard, les salariés, les syndicalistes et les victimes de la casse sociale sont jetés sans ménagement dans nos geôles ancestrales.

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