CONFLIT DU PORT
Depuis le vendredi 19 mai 2006 à 16H00, le port de Nouméa est bloqué par l'USTKE et ses militants.

Depuis le vendredi 19 mai 2006 à 16H00, le port de Nouméa est bloqué par l'USTKE et ses militants.

TOUS AVEC LE CAUGERN, JOSE BOVE
ET D'AUTRES PERSONNALITÉS
À LA MANIFESTATION SUR NOUMÉA
Les peuples et les nations du monde entier célèbrent ce 5 juin 2006 la journée de l'environnement. Depuis Rio en passant par Kyoto et Johannesburg le monde a pris conscience que la pollution émanant de l'action de l'homme, de ses industries et de son développement a atteint des sommets irréversibles et que l'humanité toute entière était en danger.
Notre caillou ne se situe pas en dehors de la planète « Terre » et au regard de la fragilité extrême de nos sites naturels, de nos écosystèmes terrestres et maritimes, il est inconcevable de laisser se développer une grosse mine et usine chimique de production du Nickel dans le Sud sans que n'aient été apportées les garanties les plus absolues. C'est contraire à la pratique et aux règles internationales ainsi qu'au respect des accords d'Apia et de Nouméa liant la France aux pays de la région Pacifique.
Alors que la France entière s’apprête, pour la première fois de son Histoire, à commémorer l’abolition de l’esclavage, et que toutes les chaînes de télévision de l’audiovisuel public, ont offert aux français durant plusieurs jours, et chacune à son tour, la découverte de cette sinistre période de l’histoire de France, qui a valu la mort et la marchandisation de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, durant plus de 4 siècles consécutifs, voilà que RFO , une fois de plus, se singularise et entend faire de cette journée une journée pas comme les autres, dans l’une de ses stations, là, où les hommes et les femmes n’ont pas été réduits en esclavage, mais simplement massacrés à chacune de leurs révoltes contre l’oppression….. En Kanaky !
Il ne s’agit pas ici de déterrer la hache de guerre de nos pères tribalistes mais de réveiller cet élan de solidarité propre à un peuple soudé par l’histoire lorsqu’il voit l’un des siens tomber sous la pression de l’ordre colonial.
La station de RFO Nouvelle Calédonie est dans une situation inextricable, « choisie » par son directeur général et cautionnée par le PDG de France Télévision depuis l’engagement d’un véritable bras de fer entre l’injustice qu’ils commettent en licenciant un Kanak trop diplômé à leur goût et le souci d’équité qui est le nôtre en exigeant sa réintégration. Loin des réalités de notre Terre calédonienne, les dirigeants parisiens de RFO voudraient pourtant mener à bien leurs petits projets annuels, destinés à bluffer leurs publics Hexagonaux, pour leur faire découvrir nos dents blanches, nos déhanchements prononcés et nos richesses musicales si variées… !