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lundi 24 avril 2006

Communiqué de soutien

Alerté depuis plusieurs années des dangers du projet d’usine Goro Nickel du groupe canadien INCO, soutenu à bout de bras par le député Lafleur, je me joins à vous en cette journée de mobilisation pour dénoncer, l’irresponsabilité du président de la région Sud, le mépris du groupe INCO vis à vis de l’avenir écologique et social de Kanaky et la brutalité des forces de répression de l’Etat français.

Personne ne peut ignorer que le projet de Goro Nickel est une bombe écologique pour tout le territoire. Les appétits financiers d’INCO ne peuvent justifier :
– une pollution massive du lagon par des rejets de métaux lourds et des produits toxiques à des niveaux interdits par toutes les conventions internationales,
– des rejets dans l’atmosphère d’oxyde de soufre et d’azote au-delà de normes autorisées,
– des stockages de déchets non sécurisés qui vont polluer les nappes phréatiques.

Il faut dénoncer de la manière la plus ferme ce passage en force au mépris du peuple kanak et des autorités coutumières. Il n’est pas acceptable que les droits du peuple kanak et l’avenir des générations futures soient bafoués par un ordre colonial d’un autre temps au service d’intérêts privés.
Il n’est pas acceptable de sacrifier l’avenir de la planète pour remplir les poches d’actionnaires sans scrupule.

En tant que représentant syndical engagé dans le mouvement social international, je tiens à vous réaffirmer mon soutien total dans votre combat.
Nous suivons avec inquiétude l’évolution des évènements en Kanaky et nous sommes prêts à agir à vos côtés en France ou en Kanaky pour faire respecter les droits à un environnement sain et à la démocratie.

José Bové
Porte-Parole de Via Campesina

 
 

 
samedi 15 avril 2006

Communique de presse

Depuis plus de deux semaines des actions lancées par le comité Rhéébu-Nuu perturbent fortement le site de Goro Nickel.

L'USTKE, membre du CAUGERN, réaffirme son soutien et sa solidarité envers les militants et responsables du comité et dénonce avec force les déclarations démagogiques faites par une grande partie de la classe politique locale, par le Président de la Province Sud ainsi que par les représentants du MEDEF et du groupe Inco.

Beaucoup usent de la légitime inquiétude des salariés affectés par ces évènements pour travestir la réalité des revendications et dénaturer le combat pour la protection de l'environnement que nous menons. Personne, absolument personne, n'est actuellement en mesure de nous garantir que l'usine de Goro Nickel ne polluera pas. Aucune expertise n'a jamais été dans ce sens bien au contraire.

L'USTKE interpelle tous ceux qui aiment ce pays et veulent le protéger a exiger des garanties solides. Il n'y a pas de pro ou d'anti Goro Nickel. Il y a ceux qui pour des raisons politiciennes ou affairistes souhaitent rapidement une usine quelles qu'en soient les conséquences et il y a ceux, dont nous faisons partie, qui souhaitent une usine qui s'inscrive dans une logique de développement durable.

Pour terminer l'USTKE interpelle l'Etat quant à son rôle qui, s'il devait se limiter à l'intervention de forces de l'ordre, pourrait générer des troubles autrement plus dommageables pour le pays.

 

Le Bureau Confédéral

 
 

 
mercredi 05 avril 2006

Communique de presse

Le Bureau Confédéral de l'USTKE dénonce avec vigueur l'intervention des forces de l'ordre sur les militants et responsables du Comité Rheebu-Nuu. Ce genre d'action a provoqué des réactions violentes de part et d'autre, dégradation de matériel, interpellation de militants à qui il est facile de faire porter la responsabilité des événements.

Depuis plusieurs mois ce Comité tout comme le CAUGERN, dont l'USTKE est membre, demandent des garanties sur l'environnement et la prise en compte des populations kanakes de la région, premières concernées quant à la légitimité d'occupation des terres.

Les réunions qui ont pu se tenir sur ces sujets n'ont débouché que sur des promesses, ou des engagements sans cesse différés. Le dialogue dont tout le monde parle ne peut être un prétexte destiné à faire accepter par le fait accompli ce qui n'est jamais réglé par la négociation.

Une fois de plus, comme cela est le cas dans la plupart des pays du monde, la force de la loi est là pour écraser ceux qui osent opposer leur légitimité culturelle et sociale à la démarche économique mondialiste qui voudrait que le profit rende heureux même ceux qui n'en verront jamais la couleur.

Le Bureau Confédéral de l'USTKE demande à l'État de ne pas être le bras armé de Goro Nickel.


Pour le Bureau Confédéral
Le Président 
Gérard JODAR