Marche contre le projet GORO NICKEL
Le CAUGERN appelle à une marche dans les rues de Nouméa pour le samedi 30 septembre 2006.
Rassemblement devant le Bingo à partir de 7h 30.
VENEZ NOMBREUX DEFENDRE VOTRE PATRIMOINE
Le bureau Confédéral de l’USTKE
Le CAUGERN appelle à une marche dans les rues de Nouméa pour le samedi 30 septembre 2006.
Rassemblement devant le Bingo à partir de 7h 30.
VENEZ NOMBREUX DEFENDRE VOTRE PATRIMOINE
Le bureau Confédéral de l’USTKE
UN DANGER POUR L’ENVIRONNEMENT :
Depuis plusieurs années, et de façon plus pressante ces derniers mois, nombreux sont ceux qui, sur l’ensemble du pays s’interrogent sur la faisabilité d’un projet d’usine chimique de traitement du nickel dans le sud.
En effet, à ce jour, personne ne peut sérieusement dire qu’il n’y aura aucun risque pour l’environnement. Bien au contraire les seules éléments, supposés nous rassurer, qui nous sont présentés, sont issus, de rapports émanant d’experts dont les seules bases de travail sont celles fournies par l’industriel lui-même, Goro Nickel du groupe Inco. C’est ainsi qu’un tuyau de plus d’un kilomètre devrait déverser dans le canal de la Havannah, un effluent que personne n’a jamais vu, ni contrôlé, puisqu’il n’existe qu’à l’échelle d’une usine pilote microscopique et au travers de simulation informatique !
Sur ces bases là, peut-on prendre un risque majeur pour le pays….
NON
AUCUN INTERET POUR LE PAYS :
Un projet détenu à 90% par des Sociétés étrangères. Un massif minier qui aura été bradé par l’Etat Français. Aucune retombée fiscale digne de ce nom pour plus de 20 ans. Pourquoi dans ces conditions, devrait-on se précipiter sur des investisseurs qui s’apparente plus en réalité à des prédateurs. Le pillage des ressources naturelles est peut-être une habitude depuis un siècle mais ce ne doit pas être une fatalité.
Pour dénoncer cette nouvelle forme de colonisation économique par le biais de ce projet nous devons dire… NON
MEETING CAUGERN Vendredi 22 septembre 2006 à partir de 17h 00 à la maison des syndicats de la Vallée du Tir.
Ce meeting public sera l’occasion de donner les positions du CAUGERN et de l’USTKE sur la construction de l’Usine du Sud.
Rassemblement devant le Tribunal de Nouméa
Le lundi 25 septembre 2006 à partir de midi.
Le mardi 26 septembre 2006 à partir de midi.
17 militants et responsables de l’USTKE doivent comparaître pour les actions menées dans le cadre de la grève pour l’Usine du Nord de décembre 2005 et de celle pour le Port de Nouméa de 2006.
Le Bureau Confédéral
C’est à un exercice de basse voltige sociale auquel s’est livré le représentant du Medef lors du 1er forum sur le dialogue social.
Après les exposés des différents responsables syndicaux et patronaux qui dans l’ensemble ont présenté leur diagnostic sur l’état du dialogue social dans un climat serein et respectueux de la solennité du moment, Jean-Yves Bouvier, lui, s’est livré à un réquisitoire brutal sur l’USTKE, dénonçant, je cite : « ses méthodes de force, ses blocages qui nuisent à toute l’économie calédonienne, ses agissements terroristes, ses actions illégales violentes à RFO, sa grève du Port, disproportionnée pour défendre les intérêts personnels d’une société de manutention, ses prises d’otages d’entreprises, son activisme politique dans les dossiers de la mine. »
Bref, une véritable diatribe à l’encontre du 1er syndicat du Territoire.
Il a certainement cru qu’il était en conflit avec nous ce jour-là, pourtant aucune de ses entreprises n’était sous le coup d’une quelconque grève.
Mais quelle mouche l’a piquée ? Que cherchait-il à démontrer lors de ce Forum ?
Qu’il était capable de se lancer à l’assaut de l’USTKE, seul devant tout le gratin de la classe sociale et politique ? Etait-ce une stratégie électoraliste, bien opportune, devant cette tribune, en vue de redorer le blason de SON Medef, affaiblit par une démission de bons nombres d’entreprises qui ne partagent pas ses idées et sa conception des relations sociales.
Avec Jean-Yves Bouvier, c’est vrai, l’analyse de la situation sociale et de son contexte particulier et pour le moins sommaire, voire quasi absente de sa réflexion. C’est l’impulsion qui guide ses choix. Le pourquoi du comment n’est pas à l’ordre du jour.
Alors, il a tout simplement, comme le faisait justement remarquer le Président de la Province Sud dans son intervention, ressorti son seul et unique discours qu’il connaisse depuis qu’il a pris possession du Medef. Celui du dénigrement systématique, gratuit, de l’USTKE.
La responsabilité et l’humilité d’un haut représentant du Patronnât auraient voulu qu’il s’attache à prendre en compte ce qu’avaient formulé les précédents responsables syndicaux en matière de dialogue social lors de ce Forum pour relancer et impulser le dialogue entre partenaires sociaux mis à mal par justement ce genre d’attitude et de comportement guerrier.
On est en droit de se demander si, avec ce langage de haine, le Medef ne s’est pas investi d’une mission ayant pour objectif, la destruction du fragile équilibre social, avec en toile de fond, des risques de troubles sociaux.
Encore une fois, Bouvier a chassé le naturel et il est revenu au grand galop. Un galop de trop peut-être.
Nous voulons des entreprises ‘made in New Caledonia’ pas ‘made in Bouvier’.
Et pour terminer, je dirais qu’il y a des tas d’entreprises avec lesquelles nous entretenons un dialogue et des relations sociales courtoises, respectueuses.
Ces entreprises ne se reconnaissent pas dans votre discours, ni dans vos actions Monsieur Bouvier, fort heureusement. Et c’est avec celles-là que nous avancerons dans la prospérité économique et sociale. Pas avec les votres.
Pierre Chauvat.
Bureau Confédéral de l’USTKE.