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mercredi 15 juillet 2009

Communiqué de soutien de O OE TO OE RIMA

Ei ma’a tapu Fenua
Ei ma’a Ite
Ei au tae’aera’a

Soutien à Gérard Jodar


Mons cher Gégé,

Quelle honte pour l’Etat colonialiste français et sa soi-disant justice, de t’avoir envoyé en taule alors qu’avec ton syndicat et tes militants vous ne fassiez que revendiquer à bon droit sans porter atteint à l’intégrité des personnes, ni aux installations de l’aéroport et encore moins aux appareils d’Air Calédonie.
Quand je pense qu’en France métropolitaine, les grévistes sont autrement plus durs et dévastatrices, jusqu’à la prise en otage des dirigeants d’entreprise.
Et ce n’est pas pour autant que le secrétaire général, le président du syndicat ou de la section se retrouve en taule.
Finalement, cher Gégé, mon frère et ami, quelqu’un avait bien raison de dire, naguère, que nous sommes réellement des français à part.
Où est donc passée la France, patrie de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, celle de la révolution française de 1789 ?
Faaitoito, courage, mon frère, l’histoire avec un grand « H », te donnera raison contre la répression coloniale comme cela s’est produit maintes fois en de nombreux pays de la planète.

Tous les camarades de O Oe To Oe Rima sont avec moi pour te dire FAAITOITO.

Affectueusement.

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mardi 07 juillet 2009

Communiqué du Comité de Défense Sociale (CDDS)

Un an de prison ferme pour Gérard Jodar
Liberté et levée des inculpations pour les militants de l’USTKE !
Il faut riposter face à la répression coloniale et anti-ouvrière !

Paris, le 2 juillet 2009 – Gérard Jodar, président de l’Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et Exploités (USTKE), a été condamné le 29 juin à un an de prison ferme, et cinq de ses camarades à entre quatre et douze mois de prison ferme. Dix-huit autres militants ont eux aussi été condamnés à quatre mois de prison avec sursis. Le Comité de défense sociale (CDDS) proteste énergiquement contre cette attaque qui frappe les travailleurs de Nouvelle-Calédonie, de toute la France et de ses colonies. Ces condamnations sont les suites d’une attaque policière le 28 mai dernier. Alors qu’ils manifestaient à l’aérodrome de Magenta, s’opposant au licenciement d’une employée de la compagnie Air Calédonie et à la mise en cause des libertés syndicales, des dizaines de militants de l’USTKE, dont Gérard Jodar et les autres condamnés, ont dû fuir l’assaut brutal des flics et une pluie de grenades lacrymogènes, trouvant refuge dans deux avions d’Air Calédonie. Ils ont été scandaleusement condamnés pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Ils ne faisaient en réalité que défendre le droit de grève et de manifester !

Nous nous solidarisons avec nos frères de classe en Nouvelle-Calédonie contre cette chasse aux sorcières de l’Etat français visant l’USTKE, et nous exigeons leur libération immédiate et la levée de toutes les inculpations.

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Syndicalistes calédoniens condamnés : Nous sommes solidaires

Prononcées le 29 juin à Nouméa contre vingt-huit membres du syndicat indépendantiste kanak USTKE, les condamnations suivantes marquent la dérive de la justice française dans cette colonie des antipodes : six peines de prison ferme avec mandat de dépôt à l'audience contre le président du syndicat Gérard Jodar (un an) et cinq autres militants ; trois peines de prison ferme sans mandat de dépôt ; dix-huit condamnations à de la prison avec sursis et une peine de 50 jours-amendes. L'incarcération immédiate alors que les condamnés ont interjeté appel du jugement est rare en France, surtout quand les prévenus se présentent libres au tribunal et qu'ils fournissent toutes les garanties de représentation.

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Communiqué du PCF

Le PCF proteste contre la condamnation d'un syndicaliste en Nouvelle Calédonie.

Le Président de l’USTKE, Gérard Jodar, a été condamné fin juin à Nouméa à un an de prison ferme, suite à une opération menée par le syndicat à l’aéroport. En tout, 28 militants syndicalistes étaient poursuivis. De 4 à 12 mois de prison ferme ont été prononcés pour 6 d’entre eux. Les
motifs d’une telle sanction : « entrave à la circulation d’un aéronef » ne tiennent aucunement compte de la réalité et du fait que les syndicalistes aient du se réfugier dans des avions stationnée pour  échapper aux grenades lacrymogènes tirées par les forces de l’ordre.

Ce jugement exceptionnellement dur atteste d’une dérive inquiétante et d’une tendance à la criminalisation de l’action syndicale, comme ce fut le cas avec la rafle dont furent dernièrement victimes des syndicalistes d’EDF dans l’hexagone.

Le Parti communiste français assure les syndicalistes concernés et l’USTKE de sa solidarité et fait part de sa disponibilité pour contribuer à la mobilisation contre ce jugement inique.

 

Jean-Louis Le Moing,
Membre du Comité exécutif
du PCF chargé des DOM TOM

Paris, le 6 juillet 2009.

 
 

 

Communiqué du MJKF

Le Mouvement des Jeunes Kanak en France, tient à dénoncer la campagne de criminalisation à l'encontre de l'USTKE.

Le droit de grève est un principe universel qui doit être respecté, et l'incarcération des camarades de l'USTKE et de son président est une entorse grave à ce principe et une insulte à l'ambition démocratique en Kanaky Nouvelle-Calédonie.

Nous venons de célébrer les vingt ans de l'accord de Matignon, et son esprit de dialogue qui a ramené la paix au pays. Malgré cet accord, notre pays reste encore, dans une caricature coloniale, illustrée par cette décision de justice locale.

Nous regrettons amèrement que cet esprit de dialogue ne soit pas traduit dans les faits, particulièrement en ce qui concerne les conflits sociaux.

Nous appelons tous les citoyens pour qui le droit de grève est un principe fondamental à signer la pétition en soutien aux camarades USTKE emprisonnés (http://solidaritekanaky.org/)

Et de participer au rassemblement le mercredi 8 juillet à 10h derrière l'Assemblée Nationale.


Pour le bureau du MJKF
Rock Haocas
Yoan Boewa
François Karé
Brigitte Whaap

 
 

 

Communiqué de la Confederacion Intersindical Galega (CIG)

La Confederación Intersindical Galega (CIG) apporte son soutien aux militants du syndicat USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités); notamment au président Jodar et aux camarades syndiqués lourdement condamnés par rapport à leurs actions dans le cadre du conflit de la compagnie aérienne Aircal. 
L'injuste situation coloniale que le peuple kanak subisse depuis trop longtemps a conduit l’USTKE à se mobiliser sur le chemin de la libération sociale et l’émancipation nationale. L'Etat français répond par la force et la répression aux luttes sociales.

La CIG exige la relaxe de ces militants syndicalistes et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

 

Santiago de Compostela, 3 juillet 2009

 

VIVE LA KANAKY LIBRE!  VIVA GALIZA CEIBE!


Confederación Intersindical Galega

 
 

 

Communiqué de la CGT

Syndicalistes emprisonnés

Libérez les militants de l’Ustke !

Les condamnations « au nom du peuple français » prononcées à Nouméa à l’encontre de 28 syndicalistes de l’USTKE sont particulièrement lourdes.

Le 28 mai dernier, plusieurs militants venus apporter leur soutien à une salariée de la compagnie « Air Calédonie » menacée de licenciement ont vu leur manifestation devant l’aéroport de Nouméa fortement réprimée par la police. Plusieurs militants sont alors interpellés et traduits en justice. Un mois après, le verdict tombe : lourdes amendes, peines de prison avec sursis pour les uns mais aussi peine de prison ferme avec mandat de dépôt pour 6 militants, dont le Président de l’USTKE, Gérard JODAR condamné à un an. En emprisonnant des responsables syndicaux, une étape supplémentaire a été franchie dans la façon dont l’Etat français et le patronat local considèrent le syndicalisme sur ce territoire ; force est de constater que la justice semble s’adapter aux priorités du pouvoir politique.

La CGT ne peut tolérer cette escalade dans la répression syndicale dont l’USTKE, première organisation syndicale sur la région, est victime. Elle appelle au développement de la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés pour qu’ils soient libérés sans condition dans les plus brefs délais et apporte son soutien à la manifestation qui se déroulera samedi 04 juillet à Nouméa.

Montreuil, le 3 juillet 2009

 
 

 

COMMUNIQUE DU LKP

En réponse à la répression qui frappe les Travailleurs et Dirigeants de l’USTKE (Nouvelle-Calédonie).

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (LKP) apporte son total soutien aux Dirigeants et Travailleurs de l’USTKE qui luttent l’oppression et la répression capitaliste et colonialiste en Nouvelle-Calédonie.

LKP :

Condamne sans réserve toutes les tentatives de diabolisation et de criminalisation de l’action syndicale orchestrées par l’Etat colonial Français ;

Exige la libération de tous les Militants et Dirigeants de l’USTKE ;

Exhorte les Travailleurs et le Peuple KANAK à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale de leurs justes et légitimes revendications ;

Condamne les propos de la Secrétaire d’Etat chargée de « l’outre-mer » ; propos salués d’ailleurs par les représentants du front national en Nouvelle-Calédonie ;

Appelle l’ensemble des Travailleurs de Guadeloupe à se tenir prêt à la mobilisation pour défendre le droit et les libertés syndicales an péyi annou é toupatou si latè ;

Déclare que les Peuples ne renoncent jamais à la liberté. Ils y sont seulement contraints et seulement pour un temps ; le temps pris pour préparer la révolte et briser les chaînes de l’asservissement et de la négation.


Non à la répression … La Gwadloup sé tan nou !


Pointe-à-Pitre, le 02 Juillet 2009


Le porte parole
E. DOMOTA

 
 

 
mercredi 01 juillet 2009

Communiqué du NPA

Condamnations scandaleuses à Nouméa

Le président de l’USTKE, Gérard Jodar, a été condamné à un an de prison ferme, un mandat de dépôt immédiat a été prononcé à l’audience, il a été conduit au camp Est avec quatre autres syndicalistes pour purger de lourdes peines. Les 21 autres militants jugés ont écopé eux aussi de peines, soit de prison ferme avec aménagement, soit de prison avec sursis.
Les condamnations prononcées aujourd’hui à Nouméa sont scandaleuses. L’action syndicale et le droit de manifester sont des droits fondamentaux que seules les dictatures ne reconnaissent pas.

Jamais en métropole un tel jugement n’a été prononcé. Des manifestations avec des affrontements violents entre syndicalistes et forces de l’ordre s’y sont pourtant déjà déroulées (dockers, pêcheurs, agriculteurs ou salariés qui voient leur entreprise fermée).
Les motifs des condamnations sont injustifiables : « entrave à la circulation d’un aéronef », la manifestation de soutien aux employés de la société Air Calédonie a commencé à l’aube, l’intervention des forces de l’ordre a commencé à 7 heures du matin le 28 mai, une heure où aucun avion ne décolle de l’aéroport de Magenta, c’est donc les gardes mobiles qui ont provoqué le blocage du trafic. Quant aux « dégradation de biens publics », là aussi c’est l’intervention violente des forces de l’ordre qui les ont provoqué.

Ces condamnations sont la marque d’une justice coloniale qui veut faire taire  l’USTKE, premier syndicat du territoire et qui revendique l’indépendance pour la Kanaky. Le NPA appelle à développer la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et à participer à toutes les initiatives pour dénoncer ce jugement. Le NPA réaffirme son entière solidarité avec tous les militants de l’USTKE.

 

Montreuil, le 29 juin 2009

Olivier BESANCENOT

 
 

 

Communiqué du CAR CORSICA LIBERA

Soutien aux syndicalistes de l'USTKE

Corsica Libera apporte son total soutien aux syndicalistes membres de L’USTKE, que l’Etat français tente de réduire au silence par une nouvelle répression policière et judiciaire.
Face aux ravages de la colonisation française, le courageux peuple kanak a engagé depuis plusieurs décennies un légitime combat pour son émancipation politique.
L'injuste situation économique et sociale qu'ils subissent depuis trop longtemps a conduit les travailleurs kanaks à se mobiliser sur le chemin de la libération pour établir une nécessaire justice sociale et préserver les intérêts vitaux de leur peuple.
Une nouvelle fois l'Etat français répond par la force et la répression à ces mouvements sociaux. Cette situation n'est pas sans nous rappeler quelques analogies avec la Corse.
En effet que l'on soit syndicaliste à Nouméa ou à Aiacciu, dès lors que l'on tente de remettre en cause le système en place ce sont les mêmes matraques et les mêmes ordres policiers qui s'abattent contre les forces du progrès social, qui luttent pour un avenir meilleur, digne et libre de nos peuples respectifs.
Corsica Libera témoigne ici, de sa pleine et entière solidarité à Gérard Jodar, président de l’USTKE, ainsi qu’à ses compagnons de lutte. Corsica Libera exige la relaxe de ces militants syndicalistes et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

Vive les luttes de libération nationale.

AIACCIU U 24/06/2009

VIVE LA KANAKY LIBRE !


CORSICA LIBERA