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mercredi 01 juillet 2009

Communiqué du NPA

Condamnations scandaleuses à Nouméa

Le président de l’USTKE, Gérard Jodar, a été condamné à un an de prison ferme, un mandat de dépôt immédiat a été prononcé à l’audience, il a été conduit au camp Est avec quatre autres syndicalistes pour purger de lourdes peines. Les 21 autres militants jugés ont écopé eux aussi de peines, soit de prison ferme avec aménagement, soit de prison avec sursis.
Les condamnations prononcées aujourd’hui à Nouméa sont scandaleuses. L’action syndicale et le droit de manifester sont des droits fondamentaux que seules les dictatures ne reconnaissent pas.

Jamais en métropole un tel jugement n’a été prononcé. Des manifestations avec des affrontements violents entre syndicalistes et forces de l’ordre s’y sont pourtant déjà déroulées (dockers, pêcheurs, agriculteurs ou salariés qui voient leur entreprise fermée).
Les motifs des condamnations sont injustifiables : « entrave à la circulation d’un aéronef », la manifestation de soutien aux employés de la société Air Calédonie a commencé à l’aube, l’intervention des forces de l’ordre a commencé à 7 heures du matin le 28 mai, une heure où aucun avion ne décolle de l’aéroport de Magenta, c’est donc les gardes mobiles qui ont provoqué le blocage du trafic. Quant aux « dégradation de biens publics », là aussi c’est l’intervention violente des forces de l’ordre qui les ont provoqué.

Ces condamnations sont la marque d’une justice coloniale qui veut faire taire  l’USTKE, premier syndicat du territoire et qui revendique l’indépendance pour la Kanaky. Le NPA appelle à développer la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et à participer à toutes les initiatives pour dénoncer ce jugement. Le NPA réaffirme son entière solidarité avec tous les militants de l’USTKE.

 

Montreuil, le 29 juin 2009

Olivier BESANCENOT

 
 

 

Communiqué du CAR CORSICA LIBERA

Soutien aux syndicalistes de l'USTKE

Corsica Libera apporte son total soutien aux syndicalistes membres de L’USTKE, que l’Etat français tente de réduire au silence par une nouvelle répression policière et judiciaire.
Face aux ravages de la colonisation française, le courageux peuple kanak a engagé depuis plusieurs décennies un légitime combat pour son émancipation politique.
L'injuste situation économique et sociale qu'ils subissent depuis trop longtemps a conduit les travailleurs kanaks à se mobiliser sur le chemin de la libération pour établir une nécessaire justice sociale et préserver les intérêts vitaux de leur peuple.
Une nouvelle fois l'Etat français répond par la force et la répression à ces mouvements sociaux. Cette situation n'est pas sans nous rappeler quelques analogies avec la Corse.
En effet que l'on soit syndicaliste à Nouméa ou à Aiacciu, dès lors que l'on tente de remettre en cause le système en place ce sont les mêmes matraques et les mêmes ordres policiers qui s'abattent contre les forces du progrès social, qui luttent pour un avenir meilleur, digne et libre de nos peuples respectifs.
Corsica Libera témoigne ici, de sa pleine et entière solidarité à Gérard Jodar, président de l’USTKE, ainsi qu’à ses compagnons de lutte. Corsica Libera exige la relaxe de ces militants syndicalistes et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

Vive les luttes de libération nationale.

AIACCIU U 24/06/2009

VIVE LA KANAKY LIBRE !


CORSICA LIBERA