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mardi 07 juillet 2009

Communiqué du Comité de Défense Sociale (CDDS)

Un an de prison ferme pour Gérard Jodar
Liberté et levée des inculpations pour les militants de l’USTKE !
Il faut riposter face à la répression coloniale et anti-ouvrière !

Paris, le 2 juillet 2009 – Gérard Jodar, président de l’Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et Exploités (USTKE), a été condamné le 29 juin à un an de prison ferme, et cinq de ses camarades à entre quatre et douze mois de prison ferme. Dix-huit autres militants ont eux aussi été condamnés à quatre mois de prison avec sursis. Le Comité de défense sociale (CDDS) proteste énergiquement contre cette attaque qui frappe les travailleurs de Nouvelle-Calédonie, de toute la France et de ses colonies. Ces condamnations sont les suites d’une attaque policière le 28 mai dernier. Alors qu’ils manifestaient à l’aérodrome de Magenta, s’opposant au licenciement d’une employée de la compagnie Air Calédonie et à la mise en cause des libertés syndicales, des dizaines de militants de l’USTKE, dont Gérard Jodar et les autres condamnés, ont dû fuir l’assaut brutal des flics et une pluie de grenades lacrymogènes, trouvant refuge dans deux avions d’Air Calédonie. Ils ont été scandaleusement condamnés pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Ils ne faisaient en réalité que défendre le droit de grève et de manifester !

Nous nous solidarisons avec nos frères de classe en Nouvelle-Calédonie contre cette chasse aux sorcières de l’Etat français visant l’USTKE, et nous exigeons leur libération immédiate et la levée de toutes les inculpations.

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Syndicalistes calédoniens condamnés : Nous sommes solidaires

Prononcées le 29 juin à Nouméa contre vingt-huit membres du syndicat indépendantiste kanak USTKE, les condamnations suivantes marquent la dérive de la justice française dans cette colonie des antipodes : six peines de prison ferme avec mandat de dépôt à l'audience contre le président du syndicat Gérard Jodar (un an) et cinq autres militants ; trois peines de prison ferme sans mandat de dépôt ; dix-huit condamnations à de la prison avec sursis et une peine de 50 jours-amendes. L'incarcération immédiate alors que les condamnés ont interjeté appel du jugement est rare en France, surtout quand les prévenus se présentent libres au tribunal et qu'ils fournissent toutes les garanties de représentation.

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Communiqué du PCF

Le PCF proteste contre la condamnation d'un syndicaliste en Nouvelle Calédonie.

Le Président de l’USTKE, Gérard Jodar, a été condamné fin juin à Nouméa à un an de prison ferme, suite à une opération menée par le syndicat à l’aéroport. En tout, 28 militants syndicalistes étaient poursuivis. De 4 à 12 mois de prison ferme ont été prononcés pour 6 d’entre eux. Les
motifs d’une telle sanction : « entrave à la circulation d’un aéronef » ne tiennent aucunement compte de la réalité et du fait que les syndicalistes aient du se réfugier dans des avions stationnée pour  échapper aux grenades lacrymogènes tirées par les forces de l’ordre.

Ce jugement exceptionnellement dur atteste d’une dérive inquiétante et d’une tendance à la criminalisation de l’action syndicale, comme ce fut le cas avec la rafle dont furent dernièrement victimes des syndicalistes d’EDF dans l’hexagone.

Le Parti communiste français assure les syndicalistes concernés et l’USTKE de sa solidarité et fait part de sa disponibilité pour contribuer à la mobilisation contre ce jugement inique.

 

Jean-Louis Le Moing,
Membre du Comité exécutif
du PCF chargé des DOM TOM

Paris, le 6 juillet 2009.

 
 

 

Communiqué du MJKF

Le Mouvement des Jeunes Kanak en France, tient à dénoncer la campagne de criminalisation à l'encontre de l'USTKE.

Le droit de grève est un principe universel qui doit être respecté, et l'incarcération des camarades de l'USTKE et de son président est une entorse grave à ce principe et une insulte à l'ambition démocratique en Kanaky Nouvelle-Calédonie.

Nous venons de célébrer les vingt ans de l'accord de Matignon, et son esprit de dialogue qui a ramené la paix au pays. Malgré cet accord, notre pays reste encore, dans une caricature coloniale, illustrée par cette décision de justice locale.

Nous regrettons amèrement que cet esprit de dialogue ne soit pas traduit dans les faits, particulièrement en ce qui concerne les conflits sociaux.

Nous appelons tous les citoyens pour qui le droit de grève est un principe fondamental à signer la pétition en soutien aux camarades USTKE emprisonnés (http://solidaritekanaky.org/)

Et de participer au rassemblement le mercredi 8 juillet à 10h derrière l'Assemblée Nationale.


Pour le bureau du MJKF
Rock Haocas
Yoan Boewa
François Karé
Brigitte Whaap

 
 

 

Communiqué de la Confederacion Intersindical Galega (CIG)

La Confederación Intersindical Galega (CIG) apporte son soutien aux militants du syndicat USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités); notamment au président Jodar et aux camarades syndiqués lourdement condamnés par rapport à leurs actions dans le cadre du conflit de la compagnie aérienne Aircal. 
L'injuste situation coloniale que le peuple kanak subisse depuis trop longtemps a conduit l’USTKE à se mobiliser sur le chemin de la libération sociale et l’émancipation nationale. L'Etat français répond par la force et la répression aux luttes sociales.

La CIG exige la relaxe de ces militants syndicalistes et l’arrêt des poursuites à leur encontre.

 

Santiago de Compostela, 3 juillet 2009

 

VIVE LA KANAKY LIBRE!  VIVA GALIZA CEIBE!


Confederación Intersindical Galega

 
 

 

Communiqué de la CGT

Syndicalistes emprisonnés

Libérez les militants de l’Ustke !

Les condamnations « au nom du peuple français » prononcées à Nouméa à l’encontre de 28 syndicalistes de l’USTKE sont particulièrement lourdes.

Le 28 mai dernier, plusieurs militants venus apporter leur soutien à une salariée de la compagnie « Air Calédonie » menacée de licenciement ont vu leur manifestation devant l’aéroport de Nouméa fortement réprimée par la police. Plusieurs militants sont alors interpellés et traduits en justice. Un mois après, le verdict tombe : lourdes amendes, peines de prison avec sursis pour les uns mais aussi peine de prison ferme avec mandat de dépôt pour 6 militants, dont le Président de l’USTKE, Gérard JODAR condamné à un an. En emprisonnant des responsables syndicaux, une étape supplémentaire a été franchie dans la façon dont l’Etat français et le patronat local considèrent le syndicalisme sur ce territoire ; force est de constater que la justice semble s’adapter aux priorités du pouvoir politique.

La CGT ne peut tolérer cette escalade dans la répression syndicale dont l’USTKE, première organisation syndicale sur la région, est victime. Elle appelle au développement de la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés pour qu’ils soient libérés sans condition dans les plus brefs délais et apporte son soutien à la manifestation qui se déroulera samedi 04 juillet à Nouméa.

Montreuil, le 3 juillet 2009

 
 

 

COMMUNIQUE DU LKP

En réponse à la répression qui frappe les Travailleurs et Dirigeants de l’USTKE (Nouvelle-Calédonie).

LIYANNAJ KONT PWOFITASYON (LKP) apporte son total soutien aux Dirigeants et Travailleurs de l’USTKE qui luttent l’oppression et la répression capitaliste et colonialiste en Nouvelle-Calédonie.

LKP :

Condamne sans réserve toutes les tentatives de diabolisation et de criminalisation de l’action syndicale orchestrées par l’Etat colonial Français ;

Exige la libération de tous les Militants et Dirigeants de l’USTKE ;

Exhorte les Travailleurs et le Peuple KANAK à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale de leurs justes et légitimes revendications ;

Condamne les propos de la Secrétaire d’Etat chargée de « l’outre-mer » ; propos salués d’ailleurs par les représentants du front national en Nouvelle-Calédonie ;

Appelle l’ensemble des Travailleurs de Guadeloupe à se tenir prêt à la mobilisation pour défendre le droit et les libertés syndicales an péyi annou é toupatou si latè ;

Déclare que les Peuples ne renoncent jamais à la liberté. Ils y sont seulement contraints et seulement pour un temps ; le temps pris pour préparer la révolte et briser les chaînes de l’asservissement et de la négation.


Non à la répression … La Gwadloup sé tan nou !


Pointe-à-Pitre, le 02 Juillet 2009


Le porte parole
E. DOMOTA