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  <title>Syndicat USTKE - Usines Tribus même combat</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">Syndicat USTKE - Usines Tribus même combat</tagline>
  
  <modified>2010-02-07T21:37:50+01:00</modified>
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  <title>Compte-rendu de mission parlementaire</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2010/02/07/517-compte-rendu-de-mission-parlementaire" />
  <issued>2010-02-07T21:37:50+01:00</issued>
  <modified>2010-02-07T21:37:50+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2010/02/07/517-compte-rendu-de-mission-parlementaire</id>
  <author><name>Corinne Perron, représentante en France de l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>International</dc:subject>
  <summary>Mission de parlementaires Verts-Alliance Libre Européenne au nom d'Europe Ecologie



Une délégation de cinq parlementaires s'est rendue en Kanaky (Nouvelle Calédonie) du mardi 5 janvier 2010 au lundi 11 janvier, à la demande de l'Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE), syndicat de travailleurs de Kanaky/Nouvelle Calédonie dont le Président, Gérard Jodar, et plusieurs autres membres, étaient alors incarcérés à la prison du Camp Est de Nouméa suite à une condamnation à de la prison ferme prononcée en première instance et confirmée en appel pour des faits liés à des conflits sociaux (entrave à la circulation d'un aéronef). Monsieur Jodar et ses amis étaient, au moment de cette mission, sous le coup d'un mandat de dépôt alors que la procédure les concernant est toujours pendante devant la Cour de Cassation.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mission de parlementaires Verts-Alliance Libre Européenne au nom d'Europe Ecologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Une délégation de cinq parlementaires s'est rendue en Kanaky (Nouvelle Calédonie) du mardi 5 janvier 2010 au lundi 11 janvier, à la demande de l'Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE), syndicat de travailleurs de Kanaky/Nouvelle Calédonie dont le Président, Gérard Jodar, et plusieurs autres membres, étaient alors incarcérés à la prison du Camp Est de Nouméa suite à une condamnation à de la prison ferme prononcée en première instance et confirmée en appel pour des faits liés à des conflits sociaux (entrave à la circulation d'un aéronef). Monsieur Jodar et ses amis étaient, au moment de cette mission, sous le coup d'un mandat de dépôt alors que la procédure les concernant est toujours pendante devant la Cour de Cassation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les parlementaires qui ont participé à cette mission sont&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;François ALFONSI&lt;/strong&gt;, député européen de Corse, membre du groupe Verts-ALE au Parlement européen, &lt;strong&gt;José BOVE&lt;/strong&gt;, député européen du Sud Ouest,  membre du groupe Verts-ALE au Parlement européen, &lt;strong&gt;Alima&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;BOUMEDIENNE-THIERY&lt;/strong&gt;, sénatrice Verte d'Ile de France,  &lt;strong&gt;Karima DELLI&lt;/strong&gt;,  députée européenne de Paris, membre du groupe Verts-ALE au Parlement européen, &lt;strong&gt;Jean DESESSARD&lt;/strong&gt;, sénateur Vert de Paris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La délégation du Comité de soutien aux prisonniers formé par différents syndicats, partis et associations, reçue à Paris dans les locaux du Sénat, et à Strasbourg dans les locaux du Parlement Européen en septembre dernier, avait insisté sur le caractère arbitraire de la condamnation de Gérard Jodar et sur les conditions absolument indignes de sa détention, ce qui a motivé la constitution de cette mission informelle pour enquêter sur cette situation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aussi notre délégation, conformément au droit reconnu aux parlementaires français, étendu aux parlementaires européens depuis le vote de loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, s'est rendue à la prison de Nouméa, dite du Camp Est, les mercredi 6 et jeudi 7 janvier. Nous avons également rencontré les proches de Monsieur Jodar, sa famille et les membres du syndicat USTKE, ainsi que son avocate, Maître Cécile Moresco. Enfin, nous avons assisté à l'audience de la cour d'appel saisie d'une demande de mise en liberté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En premier lieu, nous avons rendu visite au Sénat coutumier de Kanaky, représentant légitime de la nation kanak, et sollicité son agrément pour notre démarche. Les valeurs du respect et de l'hospitalité sont essentielles dans la culture kanak. S'il en avait été tenu compte au cours des siècles, bien des drames auraient été évités. Par ailleurs, au terme de nos contacts relatifs à l'affaire Jodar, notre délégation s'est rendue au Congrès de Nouvelle Calédonie alors qu'il siégeait en séance publique. Sa présence y a été saluée par le Président Martin à la demande de M. Louis Kotra Uregei, élu du Parti Travalliste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, en préambule à ce rapport, nous tenons à souligner que notre mission a été très correctement accompagnée par les responsables de l'administration pénitentiaire rencontrés sur place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos observations nous amènent aux conclusions suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;1/ Concernant le cas de Monsieur Jodar et des deux autres responsables de l'USTKE encore en détention suite aux condamnations du 15 septembre 2009 :&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	les condamnations successives de Monsieur Gérard Jodar, qui lui doivent d'avoir été incarcéré sont toutes relatives à des conflits sociaux. Elles relèvent d'actions syndicales dont il a été jugé responsable par le tribunal es qualité de Président du syndicat. La lourdeur de la peine actuellement en cours, 21 mois de détention au total cumulant les peines prononcées de prison ferme et le sursis de la première peine dont la révocation est consécutive à la deuxième condamnation, au regard des infractions telles qu'elles ressortent du dossier, nous permet de penser que jamais une condamnation comparable sur des faits similaires n'aurait été prononcée en métropole. Notre avis est que la magistrature locale s'est prononcée sous la pression politique et non en toute sérénité, et il est certain que l'engagement politique indépendantiste de Monsieur Jodar et de ses amis de l'USTKE est à l'origine de la sévérité des condamnations prononcées. Nous avons été amenés à faire part à la presse de notre conviction qu'il s'agissait là d'une «&amp;nbsp;justice coloniale ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	la visite du camp Est, seule prison de Nouvelle Calédonie, nous a permis de constater par nous-mêmes la réalité des accusations portées par Monsieur Jodar, sa famille et ses amis de l'USTKE. La cellule où monsieur Jodar lui-même était détenu le jour de notre visite est d'une surface de 13 m². Il y a séjourné avec quatre autres détenus, soit par détenu 2,6 m2, la surface d'un placard&amp;nbsp;! Dans ce local exigu, où les détenus sont confinés 22 heures sur 24,  on trouve un WC à la turque, sans aucune intimité possible, des lits superposés avec des matelas mousse, pas d'ouverture laissant entrer suffisamment d'air ou la lumière du jour. Cette visite, qui a eu lieu par une journée d'été très chaude, nous a amené à déclarer à la presse que de telles conditions de détention relevaient d'une réalité de «&amp;nbsp;double peine » tant l'épreuve de la détention est plus grande au Camp Est de Nouméa que dans l'ensemble des établissements pénitenciers de France. Ce fait a été souligné par Mme la sénatrice Alima Boumedienne-Thiéry qui, dans le cadre de ses activités antérieures, a déjà enquêté sur plusieurs dizaines de prisons françaises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	L'audience de la cour d'appel à laquelle nous avons assisté s'est déroulée dans de bonnes conditions, sous la présidence du juge Thiolet. La décision a été mise en délibéré à huitaine. A l'issue du délibéré, Monsieur Jodar et ses amis ont pu recouvrer la liberté après quatre mois de détention. La famille, l'avocate et les amis de Gérard Jodar nous ont fait part de leur soulagement quant à la sérénité des débats lors de cette audience, au regard de l'ambiance tout à fait autre constatée quand les condamnations contestées ont été prononcées. Nous souhaitons ardemment que la sérénité redevienne la règle au sein des institutions judiciaires de ce pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Pour autant, par les informations recueillies et les faits constatés, nous considérons que ce qui est arrivé à Monsieur Jodar et ses amis relève d'une dérive inquiétante de l'appareil judiciaire à l'encontre les libertés syndicales. Nous la dénonçons et nous la condamnons&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;2/ Concernant la prison du Camp Est&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La situation des prisons en France a suscité, en étant largement relayée par les médias, une émotion considérable et légitime dans l'opinion. Les conditions de détention en maison d'arrêt sont souvent définies comme indignes de la «&amp;nbsp;patrie des droits de l'homme ». La délégation a pu constater que la réalité de la condition pénitentiaire est incomparablement plus grave encore au Camp Est de Nouméa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	une maison d'arrêt surpeuplée. Conçue pour 192 détenus, la prison du Camp Est en hébergeait 431 le jour de notre visite, soit une surpopulation de 230%. Cette situation est habituelle, et le nombre de détenus est parfois encore plus élevé. Une des raisons essentielles de cette surpopulation est que les condamnations prononcées sont le plus souvent plus lourdes qu'en métropole, et que, dans le même temps, les aménagements de peine (semi-liberté, placement extérieur, libération conditionnelle, etc..) sont quasi-inexistants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Un taux de récidive de 51%. Il y a dans cette prison une forte proportion de jeunes incarcérés pour des délits mineurs (vols de voiture, toxicomanes, délits liés à l'abus d'alcool, etc...). Ils y côtoient des malades mentaux qui désorganisent les conditions de détention, et ils partagent, dans des conditions de détention très difficiles, une promiscuité qui fait le lit de la récidive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Des conditions de vétusté et d'insalubrité inacceptables. Une cellule de 13 m² accueille jusqu'à six détenus, le sixième dormant à même le sol dans l'allée qui sépare les lits superposés (trois d'un côté, deux de l'autre).  Ces cellules n'ont pas d'éclairage digne de ce nom, ni par la lumière du jour, ni par l'ampoule encastrée à même le mur. Chaque cellule est dotée d'une prise de courant, mais le réseau disjoncte à la moindre sollicitation. Les bouilloires sont ainsi interdites. Nombreuses sont les cellules sans télévision, et même, malgré les fortes chaleur de l'été, sans ventilateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	90% de mélanésiens forment la population carcérale, en totale disproportion avec la réalité démographique du pays où ils sont environ 50%.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Des contrôles inexistants&amp;nbsp;: les maisons d'arrêt sont soumises en théorie à toute une série de contrôles. A Nouméa, les inspections inspectent peu, les commissions de surveillance ne surveillent pas grand chose, les magistrats du parquet répugnent à s'y rendre et ceux qui y envoient les prévenus n'y mettent que rarement les pieds. Nous avons voulu briser la loi du silence à propos de cette maison d'arrêt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;3/ Concernant la situation du Peuple Kanak&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons constaté la situation de discrimination que subissent les kanaks en Nouvelle Calédonie, malgré les accords survenus en 1988 (accords de Matignon) et 1998 (accords de Nouméa). Car, dans la réalité des faits, les chiffres démontrent une réalité inacceptable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	notre première constatation a été faite lors de la visite de la prison de Nouméa, où 90% des détenus sont d'origine mélanésienne, parmi lesquels de nombreux jeunes délinquants qui pour beaucoup relèvent de sanctions alternatives à l'emprisonnement.  Or les kanaks sont à peine 50% de la population de la Nouvelle Calédonie. Il y a là matière à s'interroger sérieusement sur une «&amp;nbsp;discrimination dans les faits ». Et cela d'autant plus que le taux d'incarcération constaté pour cette population est d'environ quatre pour mille, à comparer à la moyenne nationale, environ un pour mille, alors qu'aucune grande délinquance n'est présente sur le territoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Ce sentiment est confirmé par le contraste saisissant entre les lieux de vie de cette population, dans les quartiers de Nouméa comme dans leurs communautés, par rapport aux lieux de résidence du reste de la population.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Tous les indicateurs sont au rouge&amp;nbsp;: échec scolaire, taux de délinquance juvénile, taux de récidive, taux de chômage, taux de précarité. Il y a une situation intolérable de marginalisation du peuple kanak alors même qu'il forme la population originelle de la Nouvelle Calédonie. Il faut mener d'urgence une démarche de réparation historique à l'égard de ce peuple colonisé au 19ème siècle et qui reste, en ce début de 21ème siècle, malgré les statuts promulgués ces vingt dernières années, dans une situation politique inacceptable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;−	Alors que la Kanaky est inscrite par les Nations Unies sur la liste des pays à décoloniser, la France n'a toujours pas assumée sa responsabilité et continue une politique de colonisation de peuplement en violation avec les accords qui prévoient de favoriser le rééquilibrage économique et la préférence à l'emploi local.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;François Alfonsi, José Bové, Karima Delli: Députés européens du groupe Verts/Alliance Libre Européenne&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alima Boumedienne-Thiéry, Jean Desessard: Sénateurs Verts&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;le 15 janvier 2010&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>12 janvier 1985 – 12 janvier 2010</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2010/01/13/516-12-janvier-1985-12-janvier-2010" />
  <issued>2010-01-13T10:02:27+01:00</issued>
  <modified>2010-01-13T10:02:27+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2010/01/13/516-12-janvier-1985-12-janvier-2010</id>
  <author><name>Alain Trupit</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>Voilà 25 ans maintenant qu’Eloi Machoro, l’emblématique leader du FLNKS d’alors, tombait sur le plateau de Dogny, dans la commune de La Foa, avec Marcel Nonnaro, son compagnon dans la lutte comme dans la mort, sous les balles des tueurs d’élite du GIGN. 
Il ne s’est pas passé une année depuis sans que cette date ne soit marquée par un moment de recueillement. Un temps privilégié pour se souvenir individuellement ou collectivement, des martyrs de la lutte du peuple kanak. </summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;FONT color=#000000&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;FONT size=3&gt;Voilà 25 ans maintenant qu’Eloi Machoro, l’emblématique leader du FLNKS d’alors, tombait sur le plateau de Dogny, dans la commune&amp;nbsp;de La Foa,&amp;nbsp;avec Marcel Nonnaro, son compagnon dans la lutte comme dans la mort, sous les balles des tueurs d’élite du GIGN. &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;FONT size=3&gt;Il ne s’est pas passé une année depuis sans que cette date ne soit marquée par un moment de recueillement. Un temps privilégié pour se souvenir individuellement ou collectivement, des martyrs de la lutte du peuple kanak. &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Un devoir de mémoire conforté par le souvenir d&amp;rsquo;un homme qui fût durant cette période l&amp;rsquo;âme du peuple kanak en lutte. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L&amp;rsquo;assassinat d&amp;rsquo;Eloi Machoro, le matin du 12 janvier 1985 spolia le peuple kanak de l&amp;rsquo;un de ses plus grands stratèges, doté d&amp;rsquo;un sens politique aigu, extraordinaire meneur d&amp;rsquo;hommes dont l&amp;rsquo;intelligence et le charisme le désignèrent comme l&amp;rsquo;homme à abattre par l'Élysée et le gouvernement socialiste, cette année là.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Sa participation à l&amp;rsquo;échec du statut Lemoine avec l'organisation du boycott actif des élections du 18 novembre 1984 révéla ses immenses qualités et surtout sa foi inébranlable à l&amp;rsquo;idée que le Peuple Kanak aura un jour rendez-vous avec son destin.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Eloi avait su marquer les consciences avec un seul cliché, le montrant hache à la main, brisant une urne dans la mairie de Canala. L&amp;rsquo;impact médiatique qui en découla et qui contribua à faire connaître au-delà du récif calédonien, la lutte du peuple kanak, mis à jour une autre qualité de cet homme que beaucoup résumèrent en parlant de génie dans l&amp;rsquo;art de la communication.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Du combat à ses côtés nous garderons pour notre part le souvenir de cette intelligence vive toujours en mouvement et ses immenses qualités de pédagogue, sachant s&amp;rsquo;adapter à des auditoires les plus divers à l&amp;rsquo;occasion de réunions qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;a cessé d&amp;rsquo;accumuler sur l&amp;rsquo;ensemble du Pays pour mettre en évidence les vices cachés du statut Lemoine. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Nous nous rappelons aussi de ce compagnon de route fidèle et attentionné, hors de tout esprit sectaire, celui qui dès le départ avait cru à l&amp;rsquo;Ustke composée, à ses débuts, d&amp;rsquo;une poignée de rêveurs. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les instants mémorables sur le tarmac de l&amp;rsquo;aéroport de Tontouta partagés avec Machoro, venu prêter main forte, pour s&amp;rsquo;interposer devant les matraques des mobiles, ou pour veiller la nuit sur la sécurité de notre piquet de grève de Vigilant face aux provocations des fachos, ont marqué notre organisation syndicale qui lui doit son esprit rebelle et d&amp;rsquo;insoumission. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui, nous nous remémorons également notre congrès à la cantine des dockers en octobre 84 qui décida de l&amp;rsquo;adhésion de l&amp;rsquo;USTKE à la charte du FLNKS et du ralliement à la stratégie du boycott actif du statut Lemoine, conformément à une résolution qui fut adoptée par 80% des délégués du Congrès et au terme de trois jours de débats politiques fratricides avec les militants de la tendance LKS qui, pour leur part, prônaient l&amp;rsquo;allégeance au statut Lemoine. Une position contestée par Eloi qui, à l&amp;rsquo;occasion de ce Congrès, intervînt en personne au nom du FLNKS, sans note et durant plusieurs heures, pour défendre le bien fondé du boycott du statut Lemoine et pour appeler l&amp;rsquo;USTKE à rejoindre cette position du Front. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ce 12 janvier 2010, après une année 2009 riche en évènements sociaux et politiques et accompagnés de révélations qui pour certaines ne sont finalement que la répétition de l&amp;rsquo;histoire, nous nous disons que décidément rien ne pourra nous consoler de ta mort, Eloi. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il serait d&amp;rsquo;un mauvais goût, de notre part de polémiquer, à l&amp;rsquo;occasion de cette commémoration, sur l&amp;rsquo;état de la mouvance indépendantiste, nous ne pouvons en revanche nous abstenir de nous poser la question de l&amp;rsquo;idée que les uns et les autres se font de la dignité, de la lutte et d&amp;rsquo;une certaine Kanaky. Nous gardons pour ce qui nous concerne la mémoire de la conception qui avait été celle d'Eloi qu'il su nous influer de son vivant. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les conflits sociaux menés par l&amp;rsquo;USTKE ces dernières années et notamment le récent conflit d&amp;rsquo;Aircal a illustré, à nouveau, le gouffre qui existe entre notre organisation syndicale, politiquement engagé et un parti&amp;nbsp;se disant indépendantiste. Un parti politique de triste mémoire qui pourtant a obtenu en 2009, face à l&amp;rsquo;USTKE, le soutien de certains leaders du FLNKS, nous rappelant ainsi que le 12 janvier 1985, en plus d&amp;rsquo;un camarade, nous avions perdu un leader hors pair qui su mesurer, en son temps, les véritables enjeux de la dimension sociale dans le combat nationaliste. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Aussi ce 12 janvier qui commémore un quart de siècle de leurs disparitions et dans un contexte social et politique particulièrement controversés, nous rendons hommage aux combattants de la liberté que furent Marcel et Eloi et faisons nôtre, le souhait posthume&amp;nbsp;de ce dernier : &amp;laquo;&amp;nbsp;le combat ne doit pas cesser faute de combattant&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Aux familles d&amp;rsquo;Eloi Machoro et de Marcel Nonnaro, aux tribus de Nakéty et de Mia, aux militantes et militants du Pays Xârâcùù, nous adressons nos salutations fraternelles.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Eloi tu nous manques. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le Bureau Confédéral.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;</content>
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  <title>Mobilisation pour la libération de nos camarades et contre les conditions de détention</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2010/01/07/513-mobilisation-pour-la-liberation-de-nos-camarades-et-contre-les-conditions-de-detention" />
  <issued>2010-01-07T07:27:04+01:00</issued>
  <modified>2010-01-07T07:27:04+01:00</modified>
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  <author><name>Alain Trupit</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>L&amp;rsquo;année qui s&amp;rsquo;achève a été exceptionnelle et restera gravée dans l&amp;rsquo;histoire de notre organisation syndicale.
Riche en événements sociaux avec notamment les grèves de Carsud, TDF et Aircal pour ne citer que celles là, elle le fut également sur le plan politique avec l&amp;rsquo;arrivée dans les institutions municipales et provinciales des élus du Parti Travailliste.
Les arrestations suivies des incarcérations de nos camarades dont beaucoup sont encore privés de liberté et parmi eux le président de l&amp;rsquo;ustke, ont clôturé une année où notre organisation syndicale a été soumise à rude épreuve.
Une expérience unique dans l&amp;rsquo;histoire de notre Pays avec la criminalisation sans réserve d&amp;rsquo;un syndicalisme de terrain, engagé, qui dérange.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L&amp;rsquo;année qui s&amp;rsquo;achève a été exceptionnelle et restera gravée dans l&amp;rsquo;histoire de notre organisation syndicale.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0.5cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Riche en événements sociaux avec notamment les grèves de Carsud, TDF et Aircal pour ne citer que celles là, elle le fut également sur le plan politique avec l&amp;rsquo;arrivée dans les institutions municipales et provinciales des élus du Parti Travailliste&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;b&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Les arrestations suivies des incarcérations de nos camarades dont beaucoup sont encore privés de liberté et parmi eux le président de l&amp;rsquo;ustke, ont clôturé une année où notre organisation syndicale a été soumise à rude épreuve.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Une expérience unique dans l&amp;rsquo;histoire de notre Pays avec la criminalisation sans réserve d&amp;rsquo;un syndicalisme de terrain, engagé, qui dérange.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Une volonté d&amp;rsquo;humilier l&amp;rsquo;ustke par le pouvoir colonial avec la complicité de la classe politique locale qui dans sa grande majorité est devenue le relais des intérêts des multinationales qui sont légions sur notre sol depuis les derniers accords politiques. Cette offense à l&amp;rsquo;endroit des responsables de notre organisation est une dédicace que nous lançons à la mouvance indépendantiste pour rappeler l&amp;rsquo;urgence de clarifier les orientations des uns et des autres par rapport au projet politique que le seul nom de Kanaky ne peut plus résumer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L&amp;rsquo;implication de plusieurs responsables indépendantistes met à jour des divergences profondes entre la société à laquelle nous aspirons et celle de ceux qui forts d&amp;rsquo;une connivence sournoise ont exigé l&amp;rsquo;arrestation des syndicalistes de l&amp;rsquo;ustke.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Cette complicité sans réserve de la majeure partie de la classe politique indépendantiste à la répression orchestrée par l&amp;rsquo;Etat colonial contre l&amp;rsquo;ustke est une des révélations de l&amp;rsquo;année 2009 qui s&amp;rsquo;est achevée.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;De la même façon, la montée lors des dernières élections municipales et provinciales du Parti Travailliste créé à l&amp;rsquo;initiative de l&amp;rsquo;ustke est la réponse de militants qui ne se reconnaissent plus dans les orientations illisibles prônées par les responsables de la mouvance indépendantiste.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;L&amp;rsquo;arrivée de quatre représentants du Parti Travailliste au Boulevard Vauban (siège du Congrès de la Nouvelle Calédonie), trois élus à la Province Nord et quatre élus à la Province des Iles, après seulement deux années d&amp;rsquo;existence est l&amp;rsquo;autre révélation politique de l&amp;rsquo;année 2009. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ajouté à cela, les péripéties rencontrées en 2009 et notamment l&amp;rsquo;incarcération de nos camarades a mis en évidence une situation insupportable qui est celle des conditions de détention au &lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;Camp Est&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;, héritage du bagne calédonien. Si par le passé notre organisation était déjà intervenue à plusieurs reprises par le biais de ses représentants syndicaux pour dénoncer cet état de fait, la situation depuis, loin de s&amp;rsquo;être améliorée, n&amp;rsquo;a pas cessé d&amp;rsquo;empirer. C&amp;rsquo;est la dernière leçon de l&amp;rsquo;année qui s&amp;rsquo;est achevée.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La présence de nos camarades en tant que détenus a permis de dresser un état alarmant du Centre Pénitentiaire où l&amp;rsquo;insalubrité se conjugue avec surpopulation. Une situation que vivent nos camarades avec plus de 420 détenus dans une prison censée en accueillir 192. Une population carcérale composée à plus de 95% de kanak et qui l&amp;rsquo;année passée a totalisé plus de 16 évasions. Un record inégalé sur l&amp;rsquo;ensemble du territoire Français. La véritable image de la France coloniale dans le pacifique.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Au moment où débute cette nouvelle année il nous faut continuer à nous battre pour la libération dans les meilleurs délais de nos camarades dont chaque jour passé en prison constitue une atteinte à la libre expression du droit syndical, au droit de grève et au final à la prétendue démocratie tant exhibée par la patrie des droits de l&amp;rsquo;homme.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il nous faut nous mobiliser à nouveau pour dénoncer et œuvrer pour un changement radical des conditions de détentions.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En réponse à une tournée récente en France du collectif pour la défense des droits et des libertés et pour la libération des syndicalistes, une délégation de sept parlementaires (sénateurs et députés européens) et élus de la République est présente en Kanaky depuis le&amp;nbsp;5 janvier dernier jusqu&amp;rsquo;au 16 janvier&amp;nbsp;prochain pour se faire&amp;nbsp;sa propre opinion sur les conditions de détention au Camp Est et apporter son soutien aux syndicalistes de l&amp;rsquo;Ustke.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Durant leur séjour,&amp;nbsp;il est demandé à l&amp;rsquo;ensemble des structures de l&amp;rsquo;organisation, fédérations, unions provinciales et communales de l&amp;rsquo;ustke de&amp;nbsp;rester mobiliser dans le cadre d&amp;rsquo;un programme diffusé par le bureau confédéral et consultable auprès de leurs responsables.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La solidarité de toute l&amp;rsquo;organisation est nécessaire dans ce contexte particulier et c&amp;rsquo;est ensemble que nous saurons apporter la réponse adéquate à toute cette répression.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Le Bureau Confédéral&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0.5cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Le bagne calédonien : l'exemple français dans le Pacifique</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/12/29/510-le-bagne-caledonien-l-exemple-francais-dans-le-pacifique" />
  <issued>2009-12-29T08:50:34+01:00</issued>
  <modified>2009-12-29T08:50:34+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2009/12/29/510-le-bagne-caledonien-l-exemple-francais-dans-le-pacifique</id>
  <author><name>Alain Trupit</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.

Il se décompose en 6 structures :

·         La maison d’arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille 8 détenues logées individuellement.

·         La centrale pour les jeunes qui est en cours d’agrandissement et surpeuplée.

·         La centrale pour les adultes qui purgent de longues peines surpeuplée aussi.

·         Le dépôt pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.

·         Le centre de semi-liberté où il n’y a plus de place pour dormir y compris parterre.

·         Et enfin la maison d’arrêt pour les hommes où je suis détenu et qui est la structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.

Il se décompose en 6 structures :

·         La maison d’arrêt pour les femmes qui date de peu et qui accueille 8 détenues logées individuellement.

·         La centrale pour les jeunes qui est en cours d’agrandissement et surpeuplée.

·         La centrale pour les adultes qui purgent de longues peines surpeuplée aussi.

·         Le dépôt pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.

·         Le centre de semi-liberté où il n’y a plus de place pour dormir y compris parterre.

·         Et enfin la maison d’arrêt pour les hommes où je suis détenu et qui est la structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %. &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Le Camp-Est est le seul centre pénitentiaire de Nouvelle-Calédonie. Il est conçu pour 192 détenus et en héberge actuellement 425.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm; BACKGROUND: none transparent scroll repeat 0% 0%&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN-BOTTOM: 0cm; BACKGROUND: none transparent scroll repeat 0% 0%&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il se décompose en 6 structures&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;middot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;u&gt;La maison d&amp;rsquo;arrêt pour les femmes&lt;/u&gt; qui date de peu et qui accueille 8 détenues logées individuellement.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;middot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;u&gt;La centrale pour les jeunes&lt;/u&gt; qui est en cours d&amp;rsquo;agrandissement et surpeuplée.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;middot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;u&gt;La centrale pour les adultes &lt;/u&gt;qui purgent de longues peines surpeuplée aussi.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;middot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;u&gt;Le dépôt&lt;/u&gt; pour les peines supérieures à un an également surpeuplé.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;middot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;u&gt;Le centre de semi-liberté&lt;/u&gt; où il n&amp;rsquo;y a plus de place pour dormir y compris parterre.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;middot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;u&gt;Et enfin la maison d&amp;rsquo;arrêt pour les hommes&lt;/u&gt; où je suis détenu et qui est la structure la plus surpeuplée actuellement à 282 %.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm; MARGIN-LEFT: 1.27cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Dans cette maison d&amp;rsquo;arrêt, nous sommes 5 et plus souvent 6 par cellule de 13 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; . Il y a 3 lits superposés d&amp;rsquo;un côté et 2 de l&amp;rsquo;autre. Ces lits sont fabriqués en tube d&amp;rsquo;acier carré et boulonnés aux murs. Le sixième détenu dort parterre entre les deux colonnes de lits.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le sol de la cellule est en béton ce qui rend l&amp;rsquo;entretien difficile et ne facilite pas l&amp;rsquo;hygiène.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il y a un w-c à la Turc que nous utilisons aussi comme douche à l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;un bidon en plastique en prenant l&amp;rsquo;eau de la chasse d&amp;rsquo;eau. Accroché au muret qui cache une partie du w-c, se trouve un bac en béton de 85 cm de long pour 50 cm de profondeur.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Tout le linge des prisonniers reste dans leurs sacs, sous les deux lits du bas, par manque de place.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pour éclairer la cellule, il n&amp;rsquo;y a qu&amp;rsquo;une ampoule encastrée dans un trou du mur au dessus de la porte. Pour la lumière du jour, il y a un trou avec des barreaux, sans fenêtre située à 2 mètres de hauteur dans le mur opposé à la porte. Ce trou mesure 1,48 m de long par 50 cm de haut. La lumière tant extérieure qu&amp;rsquo; intérieure est donc très faible d&amp;rsquo;autant qu&amp;rsquo;un mur d&amp;rsquo;enceinte est proche des cellules.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il y a un téléviseur de 36 cm posé au dessus de l&amp;rsquo;armoire métallique vissée au mur.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il n&amp;rsquo;y a qu&amp;rsquo;une seule prise de courant que nous ne pouvons pour ainsi dire pas utiliser car le réseau électrique est défaillant et disjoncte souvent à la moindre consommation électrique. C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;on nous refuse les bouilloires électriques qui pourtant seraient pratiques pour préparer le café, le thé ou des soupes.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pour terminer, un ventilateur est accroché au mur dans les cellules mais pas toutes. Il faut savoir qu&amp;rsquo;actuellement l&amp;rsquo;été arrive et il va faire entre 35 et 40 degrés ce qui fait que nous sommes obligés de dormir torse nu et à l&amp;rsquo;air libre alors que nous sommes envahis par les moustiques, les souris et les cafards, cafards que nous retrouvons parfois dans nos plateaux repas.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A six dans une cellule, nous disposons donc de 3,80 mètres carrés pour circuler, à six&amp;nbsp;? Ceci est impossible et oblige tout le temps 2 à 3 d&amp;rsquo;entre nous à rester couchés sur nos lits car nous ne pouvons pas non plus nous asseoir dessus ces lits étant verticalement séparés de 60 cm .&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Les promenades commencent le matin à 6h30 pour la première pour se terminer à 16h pour la dernière. Elles durent &amp;frac12; heure le matin et &amp;frac12; heure l&amp;rsquo;après midi car dans la maison d&amp;rsquo;arrêt pour 196 détenus répartis en 4 blocs, il n&amp;rsquo;y a que 2 gardiens. Cela dit, nous avons tout de même sport le lundi, mercredi et vendredi matin pendant 1h30, ce qui fait que ces jours là, nous sommes enfermés dans la cellule pendant 22 heures sur 24 au lieu des 23 tous les autres jours.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pour la nourriture, en dehors du fait que c&amp;rsquo;est toujours la même chose et parfois immangeable on nous donne de l&amp;rsquo;eau chaude, des sachets de café, sucre et thé, le matin à 5h30, pour le repas de midi, il nous est donné dans la cellule entre 10h30 et 10h45 et celui du soir entre 16h30 et 16h45. Ces repas se résument à une barquette inox contenant le plat principal et un fruit, un gâteau sec ou un yaourt. Comme je l&amp;rsquo;ai dit plus haut à plusieurs reprises, nous avons trouvé des cafards, des chenilles et même un bout de caoutchouc dans le plat principal.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Enfin pour les visites, nous ne disposons que de 2 visites d&amp;rsquo;une demi heure par semaine alors que le code de procédure pénale, le guide du prisonnier de l&amp;rsquo;OIP et le recueil &amp;laquo;&amp;nbsp;droits et devoirs de la personne détenue&amp;nbsp;&amp;raquo; du Ministère de la Justice diffusé et applicable depuis janvier 2009 stipulent que les prévenus doivent avoir au minimum 3 visites par semaines. En nombre de visites nous sommes donc en deçà de la loi et pour le temps de visite minimum légal.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;J&amp;rsquo;ai saisi officiellement la direction du Centre Pénitentiaire en leur demandant de respecter la loi et les directives du Ministère mais à ce jour rien n&amp;rsquo;a changé.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Sachez aussi qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a aucune structure de formation permettant une réinsertion efficace des jeunes ce qui fait que beaucoup d&amp;rsquo;entre eux entrent en prison pour de petits délits, s&amp;rsquo;endurcissent pendant leur détention et à leur sortie deviennent des petits caïds.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Depuis 5 mois que je suis là, j&amp;rsquo;en ai vu sortir un bon nombre qui est revenus pour de nouveaux faits quelques jours ou semaines plus tard.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A peu près 97 % de la population carcérale sont des jeunes kanaks et pour des faits identiques, j&amp;rsquo;ai remarqué que ces jeunes sont plus facilement et plus lourdement condamnés. Je doute franchement de l&amp;rsquo;indépendance de la justice ici chez nous.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pour ce qui concerne, l&amp;rsquo;accès aux soins, il y a un médecin et deux infirmiers. Le médecin est là les jours ouvrables et un infirmier passe les jours non ouvrables pour les soins uniquement. Un dentiste vient 2 fois par semaine ce qui fait que les patients attendent au minimum 2 à 3 mois pour être reçus.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le Camp-Est est une prison d&amp;rsquo;un autre temps, délabrée, construite il y a plus d&amp;rsquo;un siècle. Je pense que certains blocs de détention ont été construits avec des matériaux qui renferment de l&amp;rsquo;amiante ce qui est le cas d&amp;rsquo;une majorité de monuments de cette époque.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Nous détenons le record de France d&amp;rsquo;évasions avec 14 depuis début 2009. Ceci ne me choque pas car les détenus dont la famille est dans le Nord ou les îles n&amp;rsquo;ont presque jamais de visites. Aucune cabine téléphonique n&amp;rsquo;est mise à disposition au moins pour ces détenus. Je m&amp;rsquo;étonne d&amp;rsquo;ailleurs qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y ait pas plus de suicides.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Le personnel du Centre Pénitentiaire n&amp;rsquo;est pas mieux traité pour ce qui concerne les conditions de travail, ce qui affecte évidemment les conditions de détention.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il y a un peu plus de 70 gardiens, effectif théorique car dans la pratique avec les congés, les arrêts maladie dus souvent au stress il n&amp;rsquo;en reste que 45 à 50 pour gérer 24h sur 24 plus de 420 détenus. Certains dimanche, il n&amp;rsquo;y a eu dans le Camp-Est que 4 gardiens, un pour 100 détenus, invraisemblable et pourtant vrai. Beaucoup de gardiens, dont certains de mon syndicat n&amp;rsquo;aspirent qu&amp;rsquo;à une seule chose, être mutés dans une autre administration. Ils sont totalement démotivés.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pour ce qui me concerne je ne vais pas rester ici une éternité mais je crains beaucoup pour tout le monde que ce soit détenus ou gardiens.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il faut dans les plus brefs délais apporter des changements radicaux, faute de quoi on va à la catastrophe. Maintenant que je connais la réalité du Camp-Est, je vais me battre pour faire changer les choses.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Je vous remercie d&amp;rsquo;avoir pris de votre temps pour lire ce petit état des lieux de la prison qui à mon sens aujourd&amp;rsquo;hui se classe à la dernière place des prisons dites françaises. La patrie des droits de l&amp;rsquo;homme n&amp;rsquo;a vraiment pas de quoi être fière de ce qu&amp;rsquo;elle fait ici dans notre Pays.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 80%; MARGIN-BOTTOM: 0cm; FONT-WEIGHT: normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Gérard JODAR&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 80%; MARGIN-BOTTOM: 0cm; FONT-WEIGHT: normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Président de l&amp;rsquo;USTKE&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 80%; MARGIN-BOTTOM: 0cm; FONT-WEIGHT: normal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Détenu au Bloc 1 Cellule 4&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 80%; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Centre Pénitentiaire de Nouméa&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0.5cm&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Copenhague, les Peuples autochtones font entendre leur voix</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/12/14/509-copenhague-les-peuples-autochtones-font-entendre-leur-voix" />
  <issued>2009-12-14T10:14:08+01:00</issued>
  <modified>2009-12-14T10:14:08+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2009/12/14/509-copenhague-les-peuples-autochtones-font-entendre-leur-voix</id>
  <author><name>Corinne Perron, représentante en France de l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>International</dc:subject>
  <summary>Malia Nobrega pense que le développement ne doit pas être arrêté, mais devrait être guidé par les connaissances traditionnelles des peuples autochtones.
« Nos ancêtres ont pris soin de notre mère la Terre depuis très longtemps. Aujourd’hui, nous devons nous assurer que notre Mère la Terre existera encore pour les générations à venir », dit-elle.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Malia Nobrega pense que le développement ne doit pas être arrêté, mais devrait être guidé par les connaissances traditionnelles des peuples autochtones.
«&amp;nbsp;Nos ancêtres ont pris soin de notre mère la Terre depuis très longtemps. Aujourd’hui, nous devons nous assurer que notre Mère la Terre existera encore pour les générations à venir », dit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;By Nasseem Ackburally
(Traduction libre)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;COPENHAGUE (IPS / TerraViva)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les peuples autochtones de plusieurs régions du monde perdent leurs terres et leurs cultures à cause de changement climatique. Et ils veulent que leur voix soit entendue dans le débat sur l’arrêt du réchauffement climatique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Nous avons des droits sur nos terres, nos territoires et notre environnement », affirme Malia Nobrega du Forum international des Peuples Autochtones sur les changements climatiques (FIPACC). «&amp;nbsp;Cette crise climatique », le FIPACC déclare dans sa proposition au sommet sur le climat à Copenhague «&amp;nbsp;menace la survie même des peuples autochtones, en particulier ceux qui sont dépendants des forêts ou de l’arctique, et les peuples autochtones des petits Etats insulaires et les communautés locales.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les peuples autochtones et les communautés locales les forêts représentent beaucoup plus que juste du carbone. Ces peuples ont avec  leurs forêts ou leurs régions polaires des liens historiques, culturels et spirituels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour Joan Carling, secrétaire général de l'Asia Indigenous Peoples Pact (AIPP), les peuples autochtones à travers le monde savent que le changement climatique est largement causé par les pays développés.
«&amp;nbsp;Ils savent aussi qu'ils ont la plus petite empreinte carbone, mais sont les plus sévèrement touchés par le changement climatique », ajoute-elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme les pays développés sont principalement responsables de l'origine du réchauffement global, l'Asia Indigenous Peoples Pact estime  qu'ils ont le devoir de s'engager à des réductions ambitieuses et au financement des mesures d'atténuation et de transfert de technologie vers les pays en développement.
«Il s'agit pour eux d’accepter et de reconnaître leur dette historique, dit-elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les peuples autochtones offrent également des solutions, en s'appuyant sur les connaissances traditionnelles, innovations et pratiques des peuples autochtones, surtout par rapport à l'atténuation du changement climatique.
Sur ce point, ils font valoir qu'ils ont géré les écosystèmes pendant des générations, nourrissant leur intégrité et de la complexité d'une manière durable et culturellement diverse.
Il s'agit notamment de pastoralisme itinérant dans les zones arides et des grands pâturages, de culture en rotation et de l'agriculture écologique dans les régions de forêts tropicales et la conservation, la gestion et la restauration d'autres écosystèmes naturels tels que les mangroves, les savanes, les terres humides et d'autres.
Mais Joan Carling affirme que cela n'est pas reconnu ou accepté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malia Nobrega pense que le développement ne doit pas être arrêté, mais devrait être guidé par les connaissances traditionnelles des peuples autochtones.
«&amp;nbsp;Nos ancêtres ont pris soin de notre mère la Terre depuis très longtemps. Aujourd’hui, nous devons nous assurer que notre Mère la Terre existera encore pour les générations à venir », dit-elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’Équatorien Johnson Cerda, conseiller auprès de Conservation International pour le programme Peuples autochtones et traditionnels, a déclaré que lorsque l'on parle de technologie, les pays développés ne parlent que du transfert de technologie de l'Occident vers les petits pays.
«&amp;nbsp;Nous avons aussi des connaissances dans nos collectivités. Regardez les forêts, savez-vous comment nous avons travaillé pour les conserver pendant des siècles&amp;nbsp;? »
Selon lui, la réduction des émissions résultant du déboisement et de dégradation est quelque chose que les communautés autochtones ont fait pendant des siècles.
«&amp;nbsp;Les autres tentent maintenant de ré-inventer, car il a de l'argent à en tirer » at-il insiste.
«Les peuples autochtones possèdent les connaissances d'adaptation et d'atténuation, mais ils n'ont pas accès aux fonds», ajoute Cerda.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais Joan Carling s’inquiète du fait que REDD (Programme Collaboratif des Nations Unies sur la réduction des émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts dans les pays en développement) est mis en œuvre dans certains pays sans aucune concertation et aucune information donnée aux communautés autochtones, et que cette responsabilité soit celle des bailleurs de fonds, y compris la Banque mondiale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joseph Ole Simel, directeur exécutif de Manyoito Pastoralist Integrated Development Organisation du Kenya, estime le texte ne reconnaît même pas (les peuples autochtones comme des êtres humains.
«&amp;nbsp;Par conséquent, nous ne jouissons pas de droits, dit-il, insistant sur le fait que les peuples autochtones sont représentés à Copenhague,&quot; parce qu'ils ont le droit et parce que leurs vies subissent de graves répercussions du changement climatique. »
Toute négociation, selon lui, doit prendre en compte les droits des peuples autochtones «&amp;nbsp;afin que nous ne devenions pas des victimes et des sujets de l'atténuation.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.ips.org/TV/copenhagen/indigenous-peoples-raise-their-voice-2/&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Courrier adressé au CSA</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/12/01/498-courrier-adresse-au-csa" />
  <issued>2009-12-01T05:39:06+01:00</issued>
  <modified>2009-12-01T05:39:06+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2009/12/01/498-courrier-adresse-au-csa</id>
  <author><name>l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>Tribune</dc:subject>
  <summary>...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;WIDTH: 507px; HEIGHT: 783px&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;COURRIER PDT CSA PROTESTATION ET BOYCOTT TEMPS DE PAROLE&quot; src=&quot;http://www.ustke.org/syndicat/images/COURRIER_20PDT_20CSA_20PROTESTATION_20ET_20BOYCOTT_20TEMPS_20DE_20PAROLE_small1.jpg&quot; width=&quot;465&quot; height=&quot;480&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Le SMIG à 150.000 FCFP</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/26/496-le-smig-a-150000-fcfp" />
  <issued>2009-11-26T03:57:21+01:00</issued>
  <modified>2009-11-26T03:57:21+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/26/496-le-smig-a-150000-fcfp</id>
  <author><name>l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>Bien évidemment nous ne pouvons qu&amp;rsquo;être d&amp;rsquo;accord avec cette proposition dès lors qu&amp;rsquo;elle contribue à l&amp;rsquo;augmentation du pouvoir d&amp;rsquo;achat des salariés. Sauf que le mécanisme proposé par le gouvernement sous la pression du Medef ne s&amp;rsquo;inscrit absolument pas dans la logique de partage des richesses.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Bien évidemment nous ne pouvons qu&amp;rsquo;être d&amp;rsquo;accord avec cette proposition dès lors qu&amp;rsquo;elle contribue à l&amp;rsquo;augmentation du pouvoir d&amp;rsquo;achat des salariés. Sauf que le mécanisme proposé par le gouvernement sous la pression du Medef ne s&amp;rsquo;inscrit absolument pas dans la logique de partage des richesses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, augmenter le SMG (Salaire Minimum Garanti) en augmentant le plafond de RBS (réduction des charges sur les bas salaires) qui passerait de 162.000 à 225.000 CFP aura pour conséquence de faire payer toute ou partie de l&amp;rsquo;augmentation du SMG par la Cafat et non par les entreprises. Certes, il y a des sociétés qui ont ou auront des problèmes financiers et c&amp;rsquo;est pour celles-ci et uniquement pour elles qu&amp;rsquo;il faut mettre en place un dispositif d&amp;rsquo;accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il, que le dépôt des comptes des entreprises au tribunal du commerce, déjà obligatoire mais non respecté, fasse l&amp;rsquo;objet de sanctions financières et pénales dissuasives donc fortes.&lt;br /&gt;Le gouvernement doit avoir le courage politique de dire aux patrons &lt;br /&gt;&quot; mettez votre fiche de paie sur la table &quot; car on ne peut pas éternellement ne parler que des salaires des salariés en occultant ceux des chefs d&amp;rsquo;entreprises et des actionnaires.&lt;br /&gt;On ne pourra aborder et travailler efficacement sur la notion de partage des richesses que lorsqu&amp;rsquo;on saura enfin qui gagne quoi et mettre un terme aux discours démagogiques visant à laisser croire que les salariés doivent accepter tout et n&amp;rsquo;importe quoi et que les patrons sont de droits divins dans leurs entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul dialogue social qui tienne la route est celui qui est mis en oeuvre sur le terrain et le terrain est nul par ailleurs que dans chaque entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Nouméa, le 26 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Bureau Confédéral &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>L'USTKE exige la relaxe des syndicalistes corses</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/24/495-relaxe-pour-les-syndicalistes-corses" />
  <issued>2009-11-24T05:04:36+01:00</issued>
  <modified>2009-11-24T05:04:36+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/24/495-relaxe-pour-les-syndicalistes-corses</id>
  <author><name>l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>L'Ustke apporte son soutien total aux syndicalistes corses du Syndicat des Travailleurs Corses et plus particulièrement  au camarade Alain Mosconi à ses deux frères Patrick et Jean-Marc ainsi qu'à Félix Dagregorio, face à la tentative de bâillonnement de leur revendication légitime.Jugés devant le tribunal correctionnel de Marseille les 19 et 20 novembre dernier  nos camarades encourent des peines de prison avec sursis allant de deux ans, pour Alain Mosconi et Félix Dagregorio, à dix-huit mois contre les deux autres.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;L'Ustke apporte son soutien total aux syndicalistes corses du Syndicat des Travailleurs Corses et plus particulièrement&amp;nbsp; au camarade Alain Mosconi à ses deux frères Patrick et Jean-Marc ainsi qu'à Félix Dagregorio, face à la tentative de bâillonnement de leur revendication légitime.&lt;br /&gt;Jugés devant le tribunal correctionnel de Marseille les 19 et 20 novembre dernier&amp;nbsp; nos camarades encourent des peines de prison avec sursis allant de deux ans, pour Alain Mosconi et Félix Dagregorio, à dix-huit mois contre les deux autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'action du 27 septembre 2005 par nos camarades, les marins du STC de la&amp;nbsp; SNCM, était&amp;nbsp; pacifique et avait pour objectif d'attirer l'attention de l'opinion, Corse et Francaise, sur le drame social qui se jouait dans l'entreprise, ou plusieurs centaines d'emploi étaient menacés, avec les risques de privatisation de leur compagnie.&lt;br /&gt;Devant l'impasse des négociations les camarades décidaient de ramener le navire &quot; Pascal PAOLI &quot;, amarré à Marseille, à son port d'attache, à savoir Bastia.&lt;br /&gt;Un transfert qui pris fin quelques heures plus tard avec l'intervention des militaires du GIGN et les commandos &quot; Hubert &quot; de la marine nationale.&lt;br /&gt;Pour la première fois depuis un siècle, un gouvernement français envoyait l'armée contre des travailleurs en lutte.&lt;br /&gt;Une criminalisation de l'action syndicale qui ne nous laisse pas indifférent tant il nous rappelle le rôle joué par les appareils d'Etat dans la répression de l'Ustke et de son combat politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve la participation du commando Hubert de la marine Nationale et les militaires du GIGN dans l'interception du bateau à Bastia nous rappelle de tristes souvenirs en Kanaky avec l'assassinat des 19 militants indépendantistes en 1988 suite à l'assaut par ces mêmes militaires de la grotte de Gossanah dans l'île d'Iaaï (Ouvéa.)&lt;br /&gt;Aujourd'hui&amp;nbsp; les marins du STC à l'instar de ceux de l'Ustke, déjà jugés et emprisonnés, sont poursuivis par la justice Française qui le 02 décembre statuera sur leur sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ustke exige la relaxe pour les camarades corses et réaffirme sa solidarité fraternelle à l'encontre du STC et de son combat noble pour le respect et la dignité des travailleurs.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Nouméa, le 24 novembre 2009 &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Bureau Confédéral &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Quel dialogue social pour quel Pays ?</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/20/494-quel-dialogue-social-pour-quel-pays" />
  <issued>2009-11-20T06:12:57+01:00</issued>
  <modified>2009-11-20T06:12:57+01:00</modified>
  <id>http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/20/494-quel-dialogue-social-pour-quel-pays</id>
  <author><name>l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <summary>Le forum du dialogue social, quatrième du nom, a repris le 21 octobre dernier après 11 mois d'interruption, élection aux assemblées de provinces oblige, avec le gouvernement Gomès comme promoteur de cette nouvelle mascarade.
Le Président Gomès qui, déjà à l'occasion de son discours de politique générale, avait invité l'USTKE à retrouver la route de cette instance créée en 2006 à l'initiative de son prédécesseur, Harold Martin.
Un forum sur fonds de fracture sociale exacerbée par la répression impitoyable dont sont victimes les syndicalistes de l'Ustke à laquelle il faut rajouter les promesses, annoncées lors des précédentes réunions du dialogue social et non tenues à ce jour ou dénaturées dans leur contenu, par le gouvernement local. Citons entre autres le projet de texte sur l'emploi local, le financement des syndicats ou encore la question de la « gouvernance sociale » et son « conseil du dialogue social » qui, à ce stade des travaux, est loin de correspondre aux annonces particulièrement prometteuses du candidat Martin, avant les élections provinciales de mai, qui se félicitait déjà de sa création imminente &amp;hellip;!? Aujourd'hui tout reste à faire et bien évidemment le train des élections hormis celles des îles est bien passé.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Le forum du dialogue social, quatrième du nom, a repris le 21 octobre dernier après 11 mois d'interruption, élection aux assemblées de provinces oblige, avec le gouvernement Gomès comme promoteur de cette nouvelle mascarade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Président Gomès qui, déjà à l'occasion de son discours de politique générale, avait invité l'USTKE à retrouver la route de cette instance créée en 2006 à l'initiative de son prédécesseur, Harold Martin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un forum sur fonds de fracture sociale exacerbée par la répression impitoyable dont sont victimes les syndicalistes de l'Ustke à laquelle il faut rajouter les promesses, annoncées lors des précédentes réunions du dialogue social et non tenues à ce jour ou dénaturées dans leur contenu, par le gouvernement local. Citons entre autres le projet de texte sur l'emploi local, le financement des syndicats ou encore la question de la &amp;laquo; gouvernance sociale &amp;raquo; et son &amp;laquo; conseil du dialogue social &amp;raquo; qui, à ce stade des travaux, est loin de correspondre aux annonces particulièrement prometteuses du candidat Martin, avant les élections provinciales de mai, qui se félicitait déjà de sa création imminente &amp;hellip;!? Aujourd'hui tout reste à faire et bien évidemment le train des élections hormis celles des îles est bien passé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce forum est celui de la honte et regroupe une partie des acteurs à l'origine de l'incarcération de nos camarades. Il s'agit bien évidemment des partenaires sociaux et notamment certaines organisations syndicales dont les leaders n'ont pas hésité à se fourvoyer avec la direction d'Aircal pour exiger du Haut-Commissaire, en communion avec le Medef local, l'arrestation du Président de l'Ustke, Gérard Jodar. Serait-ce donc cela, la nouvelle version du dialogue social &amp;hellip; !?&lt;br /&gt;L'USTKE pour sa part, ne démord pas et a rappelé à maintes reprise, déjà par son Président aujourd'hui emprisonné, que le seul dialogue social qui soit crédible est celui qui s'opère dans les entreprises. Une position qui explique le retrait de notre organisation syndicale, en janvier 2008, après 2 années de contribution conséquente, suite aux incidents au dépôt de Carsud qui ont opposé nos militants et les forces de l'ordre venues à 2h00 du matin les déloger de leur piquet de grève.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conflits qui suivirent de TDF, Aircalin et ensuite Aircal, pour ne citer que ceux là, sont les exemples les plus criants de cette répression dont a été victime l'Ustke. Une ingérence de l'État dans un domaine de compétence qui relève pourtant de la Nouvelle Calédonie dont les responsables et l'actuel Président du gouvernement en particulier, se sont illustrés dans leur parti pris dans ce qui s'apparente de plus en plus à une entreprise de déstabilisation de notre organisation syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yves Dassonville, Haut commissaire de la République en fonction depuis le 9 novembre 2007, résume à lui seul cette situation que seul le caractère colonial de notre Pays explique. Nommé en remplacement de Michel Mathieu démissionnaire qui refusait les méthodes préconisées par sa hiérarchie pour &amp;laquo; réprimer les mouvements sociaux &amp;raquo; en particulier ceux de l&amp;rsquo;Ustke, le nouveau locataire du haut-commissariat marqua sa différence moins de 2 mois après sa nomination avec l&amp;rsquo;attaque par les forces de l&amp;rsquo;ordre, du piquet de grève Carsud, renouant ainsi l'action de l'État avec les méthodes coloniales remises au goût du jour après l'arrivée de Sarkozy à l'Élysée.&lt;br /&gt;Si les forces de droite et leurs alliés économiques nous ont habitué à leur opposition viscérale, la participation active en revanche d'indépendantistes et leur implication dans la neutralisation des responsables de notre organisation syndicale constitue l'une des révélations de ce contexte social mouvementé.&lt;br /&gt;La décision du congrès de l'Ustke en 2006 d'initier une alternative politique laissait entrevoir une réaction de la classe politique locale, hostile à l'arrivée d'un nouveau venu dans le paysage politique calédonien. Le comité des signataires réuni en décembre 2007 confirma cette tendance et vit l'assentiment des indépendantistes à la proposition de l'État d'intervenir fermement dans les conflits sociaux et de recourir &amp;laquo; plus systématiquement à la médiation judiciaire. &amp;raquo;&lt;br /&gt;Le mois qui suivit, les incidents de Carsud, lançait le signal d'une répression sans précédent dans l'histoire du syndicalisme calédonien et dont la principale cible était bien évidemment l'Ustke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un contexte exploité à la veille des élections provinciales aux îles par le candidat Président du LKS et président du Conseil d'administration de la compagnie Aircal contre l'Ustke, principal soutien du Parti Travailliste, avec les conséquences que l'on connait aujourd'hui et qui se sont soldées par l'incarcération de nos camarades dont le président de notre organisation syndicale.&lt;br /&gt;Un patron, élu politique, grand chef de surcroit, se disant indépendantiste, exigeant du représentant de l'État Français en Kanaky, avec la bénédiction du Medef, l'arrestation des syndicalistes de l'Ustke, 2ème syndicat le plus représentatif, selon les sources officielles (Direction du Travail et de l'Emploi), voilà un exemple sérieux d'atteinte au mouvement syndical dans notre Pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment où les partenaires sociaux reprenaient leurs travaux, le 21 octobre dernier, le président de l'Ustke entamait son 4 ème mois d'incarcération dans les geôles du colonialisme Français, sans que cela n'interpelle outre mesure ces champions du dialogue social.&lt;br /&gt;Ce comportement à l'égard d'un syndicalisme revendicatif, de terrain, dont l'engagement politique, s'agissant de l'Ustke, soulève des incompréhensions voire des oppositions farouches de la part des autres organisations syndicales en Kanaky ne justifiera jamais en revanche, ce mutisme face à ce qu'il convient d'appeler une atteinte au libre exercice du droit syndical et au droit de grève et contre la criminalisation de l'action syndicale. Une remise en cause des libertés fondamentales dans notre Pays qui a pourtant fait réagir en France et ailleurs dans le monde.&lt;br /&gt;En d'autres termes on ne demande pas de nous aimer ou de partager nos convictions mais de nous respecter ainsi que les droits que nous confèrent notre statut d'organisation syndicale, faut il le rappeler encore ici, la 2ème la plus représentative dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi contrairement aux déclarations prometteuses des participants à ce forum, la démocratie sociale est une utopie quand l'un des partenaires, fut-il l'Ustke, a pour seule réponse à ses revendications, la répression des forces de l'ordre et l'acharnement du parquet de Nouméa, au service d'un patronat réactionnaire. Utopie également quand on sait que le texte sur l'emploi local auquel avait participé l'Ustke au début des travaux du dialogue social a été vidé de son sens et n'est plus rattaché à la notion de citoyenneté mais tente de répondre aujourd'hui, dans sa nouvelle formulation, à la question de l'emploi au profit des non-citoyens. Utopie enfin quand on constate le silence des organisations syndicales autour des tentatives du Medef de faire subir le coût de l'augmentation du Smig à 150 000 fcfp aux salariés par le biais de la Cafat.&lt;br /&gt;Ce n'est pas à notre sens, des orientations qui ont pour but de résorber les inégalités sociales et donc d'œuvrer pour une meilleure répartition des richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du dialogue social et de sa construction s'inscrit dans le cadre d'une réflexion sur le projet de société que nous voulons le meilleur pour nos enfants. Une société dont les richesses sont réparties équitablement avec une réglementation qui s'applique à tous, patrons compris, qui ne peuvent continuer à bénéficier comme aujourd'hui encore, d'une impunité devant leur manquement au regard de la loi. Nous pensons en particulier à la question du dépôt des comptes des entreprises au tribunal administratif, déjà obligatoire mais non respecté, par une grande majorité de patrons, dans l'indifférence la plus totale des pouvoirs publics.&lt;br /&gt;Nous ne voulons pas de ce dialogue social, allié de la répression de l'État et qui fait abstraction de celui qui doit s'opérer naturellement dans les entreprises. Nous ne voulons pas également nous rendre complice d'un chantier qui ne répond pas à nos aspirations s'agissant de la société que nous souhaitons bâtir, pour les générations à venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Bureau Confédéral&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;

Nouméa, le 20 novembre 2009</content>
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  <title>Message de l'OGDH</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ustke.org/syndicat/2009/11/04/493-message-de-l-ogdh" />
  <issued>2009-11-04T09:22:55+01:00</issued>
  <modified>2009-11-04T09:22:55+01:00</modified>
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  <author><name>Corinne Perron, représentante en France de l'USTKE</name></author>
  <dc:subject>International</dc:subject>
  <summary>ORGANISATION GUYANAISE DES DROITS HUMAINS : O.G.D.H.








Aux emprisonnés de l’U.S.T.K.E.


Au peuple Kanak


Au nom du peuple guyanais je tiens à exprimer ma solidarité aux responsables de l’U.S.T.K.E.emprisonnés en KANAKY.


La privation de la liberté constitue une atteinte grave...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;strong&gt;ORGANISATION GUYANAISE DES DROITS HUMAINS&amp;nbsp;: O.G.D.H.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;





&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux emprisonnés de l’U.S.T.K.E.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au peuple Kanak&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au nom du peuple guyanais je tiens à exprimer ma solidarité aux responsables de l’U.S.T.K.E.emprisonnés en KANAKY.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La privation de la liberté constitue une atteinte grave aux fondements de l’espèce humaine. La puissance administrative dans le passé et maintenant poursuit l’étouffement des syndicalistes, tout en bâillonnant les centrales syndicales, portant ainsi atteinte à l’exercice du droit syndical dans le prétendu empire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peuple kanak  je vous assure de mon soutien effectif dans ces moments éprouvés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand l’empire s’écroulera les peuples marcheront dans la fierté et des hommes, femmes  bâtiront nos pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La France doit répondre de ces crimes imprescriptibles devant les instances internationales.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raymond CHARLOTTE&lt;/strong&gt;, ex prisonnier politique guyanais, à la Santé et Fresnes (France), co-fondateur de l’O.G.D.H&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cayenne le 29 Octobre 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour tous contacts avec l’Organisation Guyanaise des droits Humains (O.G.D.H.), composer le 0694.90.78.06 ou écrire à l’adresse Postale&amp;nbsp;: OGDH – BP.905 – 97341 Cayenne – Cedex, ou Internet&amp;nbsp;: Ogdh-bolivar@hotmail.com&lt;/p&gt;



&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;</content>
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